L'ACTUALITE RUSSE EN FRANCAIS MISE AU POINT PAR RUSSIE POLITICS SUR Facebook ET Twitter!

mercredi 8 juillet 2020

Russie : peut-être expliquer aux journalistes la différence entre la liberté d'expression et l'espionnage pour l'OTAN



La communauté journalistique russe semble avoir été bien prise en main - de l'extérieur. Deux affaires récentes, l'une concernant des passeports cachés d'un directeur de médias d'opposition et l'autre une collaboration avec des services secrets de pays de l'OTAN. Le plus surprenant dans ces histoires est le soutien de la corporation, qui semble incapable de faire la différence entre la liberté d'expression, l'étique professionnel, l'activisme politique et l'espionnage. En effet, peu importe l'espionnage aujourd'hui comme hier le trafic de drogue avec Golounov peu importe la manipulation de l'opinion publique et l'implication dans les mouvements contestataires, le "journaliste" en Russie serait au-dessus des lois, en vigueur uniquement pour le commun des mortels, catégorie qu'il regarde de haut. En cela, parfaitement défendu par les Etats-Unis, qui voient, Ô surprise, une atteinte à la liberté de la presse dans l'arrestation d'un individu travaillant désormais à Roscosmos et ayant transmis des informations militaires à l'étranger. Soit, les Etats-Unis sont dans leur rôle, mais que se passe-t-il avec les milieux journalistiques russes, confondant indépendance et opposition, opposition au pouvoir et opposition au pays.

mardi 7 juillet 2020

Le "style Magnitsky" des sanctions : La Grande-Bretagne post-Brexit revendique la globalisation

Dominic Raab, ministre des Affaires étrangères, devant le Parlement


La Grande-Bretagne, après le Brexit, vient d'adopter sa propre liste de sanctions, comme une grande, puisque maintenant elle est censée être autonome. Evidemment pour défendre les droits de l"homme.  Evidemment contre les Méchants, qui sont toujours les mêmes (la Russie en tête). What else? La Grande-Bretagne affirme sa place dans le monde global. Son choix n'a donc rien de très original, ni étonnant, Magnitsky est remis au goût du jour, l'allégeance globaliste et anti-russe n'est en rien remise en cause ni par le Brexit, ni par la tentative d'instauration d'un nouveau monde, qui ressemble terriblement  "l'ancien", simplement masqué avec quelques points de PIB en moins. Faire de Magnitsky un "Soljenitsyne" des temps modernes, il fallait oser. Dominic Raab son ministre des Affaires étrangères, a osé. Sans prendre le risque d'autoriser le film de l'opposant russe Andreï Nékrassov, qui dévoile les dessous de l'affaire et met en avant une autre version, qui n'a rien à voir avec cette Russie tuant en prison un individu qui aurait trouvé des éléments la compromettant. Film interdit au Parlement européen sous pression de Browder, du fameux fonds Hermitage Capital. Film déprogrammé également par Arté. Que ceux qui croient au nouveau monde continuent à se masquer - la vue, pour le reste, tout continue comme avant. Merci à la Grande-Bretagne d'ôter à la Russie ses dernières illusions. Celle-ci n'est jamais aussi forte que les yeux grands ouverts.

jeudi 2 juillet 2020

Réforme constitutionnelle en Russie : consolidation de la population autour de la souveraineté et du conservatisme



Hier soir, 1er juillet, le vote populaire consultatif sur la réforme constitutionnelle en Russie a pris fin. Ce matin les résultats définitifs sont tombés : pour - 77,92%, contre - 21,27%, avec un taux de participation moyen de 65%. La réforme est passée haut la main, sans violation significative. Plus qu'un mandat à Poutine, le peuple russe s'est largement prononcée, alors que le drapeau LGBT flottait symboliquement pour l'occasion sur les ambassades américaine et britannique, pour une société conservatrice, pour un Etat souverain. C'est maintenant aux élites de faire preuve de courage politique, c'est maintenant aux élites politiques de se reconsolider autour du pays.

mercredi 1 juillet 2020

Billet du jour : parce qu'il suffit d'une personne debout pour que le monde soit repeuplé


Cette image, vous ne la trouverez dans quasiment aucun média. Cette image n'entre pas dans le rouleau compresseur global de la repentance obligatoire des Blancs, parce qu'ils sont blancs, contre les Noirs, parce qu'ils sont noirs. Cette femme est debout. Elle est seule, mais elle est debout quand toutes sont à genoux. Il suffit d'un être humain qui ose se comporter comme un humain pour que l'espoir soit permis. Rappelez-vous ces paroles de Victor Hugo : S'il n'en reste qu'un ... 

lundi 29 juin 2020

Billet du lundi : les monuments, la Nation et la barbarie



Les attaques ciblées contre les monuments et symboles historiques constituent une forme de lutte politique, visant à déstabiliser une société en touchant ses fondements. C'est une lutte politique, car si l'action est sociale, il s'agit avant tout d'une lutte pour le pouvoir. Le temps est passé de regarder avec tolérance ces "expressions artistiques", de les excuser par une vision faussée de la liberté, de cacher sa faiblesse derrière une fausse sagesse, un sourire forcé accroché en défense, expliquant "ils ne faisaient que plaisanter". Lorsque l'on détériore les églises, on ne plaisante pas; lorsque l'on détériore les statues des hommes et des femmes qui ont fait l'histoire d'un pays, on ne plaisante pas; lorsque l'on porte atteinte aux symboles qui unifient une Nation, on ne plaisante pas. On cherche à détruire le passé, on cherche à mettre en place par la force (le pouvoir se renverse toujours par la force) un nouveau consensus social. On veut prendre le pouvoir. Les sanctions doivent être exemplaires. Si l'Etat ne veut pas être renversé, pour faire place au chaos. Si le pouvoir en place ne veut pas offrir sa tête sur un plateau d'argent, s'il ne veut pas que la société se fasse dévorer ou qu'elle se défende elle-même et finisse par de défaire d'un poids-faible devenu inutile. Si l'on ne veut pas renier des siècles de civilisation au nom d'une pseudo-liberté qui n'est que de la barbarie.

jeudi 25 juin 2020

Réforme constitutionnelle russe : l'ingérence occidentale dans le processus électoral chiffrée et démontrée



L'approche du vote populaire consultatif sur la réforme constitutionnelle en Russie déclenche une vague hystérique assez étrange à l'étranger, qui dirige patiemment l'opposition russe. Assez étrange, car la vie du pays ne va pas changer radicalement, parce que le texte constitutionnel aura ou non été modifié et les relations internationales n'en seront pas fondamentalement modifiées. Cela n'a rien de comparable avec le rattachement de la Crimée, par lequel la Russie a réellement affirmé sa souveraineté et bousculé l'agencement international. Toutes proportions gardées, l'enjeu ici est surtout symbolique. Pourtant, l'on retrouve des financements américain, polonais et allemand, transitant par des organismes bancaires ukrainiens et redistribués en Russie par une ONG soutenant et formant l'opposition russe, fondée en 2012 par ... Koudrine, actuellement, sans aucun problème, à la tête de la Cour des comptes russe. Une véritable campagne, et virtuelle, et dans la rue, financée et organisée  par l'intermédiaire de cette ONG, pour faire échouer et décrédibiliser le vote de la réforme constitutionnelle a été révélée. Un modèle d'ingérence sur le long terme, qui souligne surtout le degré d'implantation de ces forces subversives dans la vie publique russe, notamment au niveau local. 

mardi 23 juin 2020

L'enseignement low cost, la "nouvelle réalité" du monde global post-covid



La dégradation du système scolaire, très longtemps niée, devient une évidence, non plus seulement pour les enseignants du supérieur, qui ont de plus en plus de mal à travailler avec les jeunes recrues fraîchement débarquées des salles de classe. La déstructuration des programmes scolaires, les méthodes ludiques et créatives ont permis de créer une génération intellectuellement et psychologiquement faible - qui par ailleurs présente le grand intérêt pour les cercles dirigeants d'être beaucoup plus manipulable. Un énorme travail de sape a été parfaitement réalisé sous l'impulsion des structures internationales, fonctionnant de concert, à savoir principalement l'OCDE, l'UNESCO et la Banque mondiale. La Commission européenne surveille l'exécution conforme des réformes au niveau européen, et même les pays non-membre de l'OCDE, comme la Russie, sont pris en main. Mais il a fallu attendre la mise en place de la "crise de Covid" pour bénéficier de l'impulsion nécessaire à l'entrée en force de l'enseignement dit "ouvert et à distance", dont la forme actuelle a été façonnée par l'UNESCO en 1997 pour les pays en voie de développement, mais peinait à s'implanter dans les Etats développés. Ce pas a été franchi grâce à l'excuse Covid et la mondialisation renforce un monde unifié, mais prévu comme inégalitaire, avec un enseignement traditionnel, coûteux, pour une élite et un enseignement low cost pour la plèbe. C'est ça la "nouvelle réalité" qui foncièrement veut, avec le temps, nous être imposée. Car cette élite a besoin d'un peuple inculte pour se sentir supérieure.