Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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mardi 3 septembre 2019
vendredi 30 août 2019
Billet d'humeur : Génération Identitaire condamné pour défendre symboliquement nos frontières
Le mouvement Génération Identitaire a été condamné en première instance pour avoir mis en place une opération citoyenne symbolique et pacifique, bloquant le passage des immigrés clandestins dans les Alpes. Ils n'ont pas été félicités pour avoir agi dans l'intérêt public, pour avoir aidé à faire respecter les lois de la République. Non. Ils ont été condamnés, ils ont "troublé l'ordre public". Condamnés à de la prison ferme, en plus d'une amende plus que conséquente. Une frontière idéologique vient d'être abattue. Il semblerait que cette société civile-là, non seulement n'intéresse pas le pouvoir, mais dérange en montrant qu'il n'est pas si difficile que ça de bloquer les flux de clandestins si une volonté existe. La parodie républicaine préfère les Benalla et Herrou, visage de cette fausse république, qui cache mal la volonté des dirigeants d'abandonner un Etat dont ils ne sont plus à la mesure.
lundi 19 août 2019
Billet en passant : pourquoi cette invitation de Macron à Poutine ?
Le président russe, Vladimir Poutine, est attendu aujourd'hui au Fort Brégançon pour un entretien avec Emmanuel Macron. Au-delà du fait même que la rencontre ait servi de fondement à une nouvelle vague russophobe dans les médias français, il est logique de s'interroger sur son opportunité: est-ce la bonne date et que peut-il en sortir ?
lundi 15 juillet 2019
La justice italienne condamne à 24 ans de prison un militaire ukrainien pour des tirs au mortier sur des journalistes
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| Mironov et Rochelli |
Deux photoreporters, William Roguelon, français, et Andrea Rochelli, italien, accompagnés de leur traducteur russe Andrei Mironov, ont été victimes le 24 mai 2014 non loin de Slaviansk, dans le Donbass, de tirs de mortiers de l'armée ukrainienne. Seul le Français survivra à ses blessures. Alors que la justice italienne a retrouvé et condamné à 24 ans de réclusion le militaire italiano-ukrainien ayant participé à ces tirs délibérément dirigés contre les journalistes, la justice française n'avance pas et l'instruction est au point mort. Etrange, quand même, dans une même affaire, à l'heure où l'on ne cesse de vanter l'Europe et la coopération entre les pays ... A moins qu'il n'y ait aucune volonté politique, du côté français, de pointer du doigt la responsabilité de l'armée ukrainienne ...
lundi 24 juin 2019
Les burkinis de Grenoble : un enjeu de pouvoir
Depuis dimanche, chacun semble surpris de découvrir l'opération burkini à la piscine municipale de Grenoble. Pourtant ce n'est pas la première et la montée intégriste sous le slogan de la "liberté des femmes" - à s'enfermer - cache difficilement la faiblesse des structures républicaines. Entre clientélisme et boboïsation de la société, l'enjeu n'est pas religieux, c'est un enjeu de pouvoir.
mercredi 5 juin 2019
Vers l'ukrainisation de la France ou qui est finalement bâillonné ?
Mathilde Panot, député LFI, s'est bâillonnée à la tribune de l'Assemblée nationale pour dénoncer la réduction du temps de parole des députés en fonction des groupes parlementaires. Visuellement, en effet, ça porte. Mais du point de vue de la qualité du débat politique, l'on peut s'interroger sérieusement quant à la dégradation, la transformation des débats parlementaires en clownerie de bas étage. Si cette tendance a toujours existé, le niveau général baisse dangereusement et n'est pas sans rappeler le cas ukrainien. Pour autant, la France n'a pas eu besoin d'un Maïdan pour détruire ce qui reste de ses institutions étatiques, l'élection de Macron a été suffisante. A moins qu'elle ne soit justement ce "Maïdan français", ce putsch destructeur antiétatique largement soutenu par différents groupes d'intérêts mondialisés.
vendredi 31 mai 2019
Macron et Le Pen incarnent la nouvelle configuration politique française - mondialisation / souverainisme
Les partis politiques traditionnels sont morts, cela est acté, car ils ne correspondent plus au clivage idéologique de notre société. Il ne s'agit plus de droite ou de gauche, le véritable enjeu aujourd'hui est celui de la dissolution de l'Etat dans la mondialisation ou de la préservation/restauration de sa souveraineté. C'est ce nouveau paradigme qui est incarné par Emmanuel Macron et Marine Le Pen, quelle que soit la manière dont on apprécie ces personnalités.
vendredi 26 avril 2019
Conférence de presse de Macron : crise migratoire et échec de l'UE, une magnifique leçon de Novlangue
Sans revenir sur l'intégralité de l'énième show macronien, dont les communicants de la présidence nous abreuvent régulièrement, cette dernière séance fut une magnifique leçon de Novlangue. L'Union européenne n'arrive pas à gérer la crise migratoire, la Nation a besoin de frontière et le "patriotisme ouvert" (sic) oblige à rétablir les frontières ... européennes ... et donc à exclure de la zone Schengen les mauvais élèves, qui ont encore l'impudence (ou l'insolence ?) de croire aux frontières ... nationales ... puisque justement il s'agissait de ... Nation. Décryptage d'un enfumage de plus, parfaitement dans la logique antiétatique et antifrançaise, que Macron, président des Français, met en place avec tant d'énergie.
vendredi 29 mars 2019
France : l'Etat en liquidation européenne
La concurrence est le moyen et le but de cette époque néolibérale, elle est l'instrument de désétatisation manié avec de plus en plus de fanatisme par l'Union européenne. Et la présidence Macron se prête avec enthousiasme à ce jeu de déconstruction, à coup de privatisations douteuses d'éléments stratégiques du patrimoine public. Quand le Sénat tente de bloquer dans un dernier sursaut la privatisation cachée des Aéroports de Paris dans la loi PACTE, le Gouvernement s'allonge avec délice aux pieds de la Commission européenne pour offrir au privé les plus importants barrages hydo-électriques, ouvrages stratégiques construits au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, lorsque la France était un Etat et une puissance. C'est cette France que l'UE et Macron veulent définitivement renvoyer aux manuels d'histoire, avant de les réécrire. La France est mise en liquidation.
jeudi 28 février 2019
Irak : Ces jihadistes français qui mettent la classe dirigeante mal à l'aise
Pourquoi ces pauvres jihadistes français, partis commettre des atrocités en Syrie et en Irak, ne pourraient-ils pas être rapatriés, jugés, "soignés", "aimés", "choyés" ? Il faut leur pardonner, même s'ils savaient très bien ce qu'ils faisaient. Finalement non, ils seront jugés - et certainement condamnés - en Irak. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, même s'il se trouve encore des individus pour tenter de nous donner mauvaise conscience. Et le Gouvernement, lui, se retrouve coincé au milieu du mythe de l'amour universel, fracassé sur les rives du terrorisme.
mercredi 13 février 2019
Gilets Jaunes : de l'incitation à la violence par le Gouvernement
Si tu ne peux ni détruire, ni contrôler ce qui risque de te porter atteinte, il est alors nécessaire de totalement brouiller les cartes, pousser le système à sa tension maximale - en tentant de ne pas perdre le contrôle de la déstabilisation, pour que les repères habituels ne soient plus pertinents. C'est ce qui semble se passer dans la gestion par le Gouvernement de la crise des Gilets Jaunes, mouvement qui remet en question l'efficacité du système politico-idéologique dans lequel nous vivons. Ce Gouvernement utilise dangereusement la violence comme instrument de pouvoir, l'entretient, voire la provoque, jouant au "chaos contrôlable". Et se retrouve dans cette impasse stratégique pour un pouvoir néolibéral (globaliste et antiétatiste), de devoir utiliser les moyens étatiques pour se maintenir et continuer à déréguler l'Etat. D'où ce besoin de fracture entre les forces de l'ordre et la société. Et la communication étrange qui entoure les dérives brutales de policiers totalement dépassés et instrumentalisés dans un jeu qui les dépasse. A la fois, incités et montrés du doigt.
vendredi 18 janvier 2019
Traité franco-allemand d'Aix-la-Chapelle : dangereux instrument de désétatisation en Europe
L'Etat dérange dans ce monde global, est un anachronisme persistant, un résidu envahissant d'un passé que certains voudraient révolu. Mais il s'accroche, résiste, pour l'instant il est encore sympathique aux peuples, qui s'y reconnaissent. Aucune attaque trop directe ne peut alors être (pour l'instant) acceptable, les coups portés le sont à la périphérie, comme cela se doit dans un monde post-moderne. Et le Traité d'Aix-le-Chapelle, qui doit être ratifié ce 22 janvier, en est une illustration. S'il s'agit bien d'une atteinte portée à l'Etat, elle l'est de manière très intelligente, par le "floutage" de la frontière et la remise en cause d'éléments de souveraineté. Or, que reste-t-il d'un Etat sans frontières et sans souveraineté ?
lundi 14 janvier 2019
En extradant Kouznetsov, la France reconnaît l'efficience du système judiciaire russe
Ancien ministre local de la région de Moscou, Alexeï Kouznetsov, enfui en France, y a été interpellé pour des faits commis en Russie concernant des malversations à hauteur d'environ 400 millions d'euros. Depuis 2013, la question de son extradition traîne, contestée à chaque étape et relativement médiatisée. Mais comme il est vraiment difficile d'en faire un prisonnier politique, il a finalement été remis à la justice russe. Dans un silence médiatique français quasi-total. Et pour cause : cette décision emporte la reconnaissance du fonctionnement globalement normal du système judiciaire russe.
vendredi 21 décembre 2018
Haro sur la liberté d'expression : l'Occident en liberté surveillée
Ce qui faisait la force du système libéral occidental, c'était sa souplesse, c'est-à-dire sa capacité à intégrer et digérer la critique, la diversité de la parole. Cette période est manifestement révolue, tout ce qui sort de la pensée unique est considérée comme de la désinformation et la Russie est fautive. La sanction est donc obligatoire, logiquement pour préserver la "liberté surveillée" orwellienne des peuples. C'est ce que l'on voit de toute part avec les nouvelles sanctions américaines touchant des médias russes, les attaques contre RT en Grande-Bretagne et la validation de la loi dite contre les Fake News, qui légitime le renforcement du contrôle sur le contenu "exact" des informations. Nos sociétés passent en mode silence, les cuisines sont réouvertes.
jeudi 13 décembre 2018
Immigration: France - portes ouvertes
La cour de cassation a remis en cause la condamnation de cet activiste pro-migrants, qui avait aidé des clandestins à passer la frontière franco-italienne. Avant, on appelait ça des passeurs, maintenant la justice estime la dimension "humanitaire". L'individu contre l'Etat, contre la société. Une décision tout à fait dans l'air du temps.
jeudi 29 novembre 2018
Siège permanent de la France à l'ONU: la tentative de l'Allemagne de remettre en cause l'équilibre international
Avec la grandeur d'âme de ceux qui proposent d'offrir ce dont ils ne disposent pas, l'Allemagne insiste pour que la France cède son poste permanent au Conseil de sécurité de l'ONU ... à l'UE. Cette démarche n'est pas anodine et constitue la suite directe du cours politique mené à tambours battants par Macron conduisant à la réécriture de l'histoire puisqu'il n'y a pas d'agresseurs, à la négation de la puissance internationale de la France puisqu'il n'existe de pouvoir légitime qu'européen et finalement à la reconfiguration des équilibres internationaux au détriment des Etats européens, sous le feu nourri des globalistes. Si Macron accepte, ce sera son premier véritable acte ouvert de trahison nationale, lui ôtant toute possibilité de recourir au traditionnel "en même temps". Il restera alors dans l'histoire non seulement comme ce Président qui a désavoué son peuple, mais qui a trahi son pays. Une chance reste, un suicide de cette ampleur exige une carrure peu commune.
jeudi 22 novembre 2018
Les Gilets jaunes : Macron et/est la Chienlit
De retour en France en mai 1968 après un voyage écourté en Roumanie pour cause de troubles persistants dans notre beau Royaume de France, De Gaulle déclare, quel que peu énervé : "La réforme oui! La Chienlit, non!". Or, Macron n'a pas même cette alternative, car la Chienlit, c'est lui, non pas personnellement, mais ce qu'il représente. Le fils spirituel de la Chienlit qui s'est emparé du pays. Les Gilets jaunes sont une sorte de contre-Mai 68. Un mouvement de ras-le-bol de ce peuple dénigré par des élites politiques de plus en plus globalisées et déconnectées des réalités quotidiennes. Comme l'affirme Gerard Larcher : encore un peu et ils mettront des Gilets tricolores! En effet, que pourrait-il y avoir de pire Messieurs?
mercredi 24 octobre 2018
"Niqab": la France condamnée pour ce qui lui reste de vivre-ensemble
Le Comité des droits de l'homme de l'ONU, organe non judiciaire "d'experts" à distinguer du Conseil des droits de l'homme de l'ONU qui est un organe intergouvernemental, a condamné pour la deuxième fois la France en ce qui concerne sa politique face aux risques de radicalisation islamique de la société, sous l'effet de masse de la population musulmane portant voile intégral et signes extérieurs religieux, ostentatoirement contre la législation nationale. Selon ce Comité hautement indépendant (de quoi?), la France n'aurait pas suffisamment "expliqué" ni "convaincu". Je cite. Des arguments, certes, hautement juridiques ... Qui ne peuvent être autres, car le combat est civilisationnel. La France sera-t-elle encore capable d'un sursaut de survie? A voir ...
mardi 23 octobre 2018
#PasDeVagues: abandon, politique ou conséquence logique de la défaillance de l'Etat?
Après la diffusion de la vidéo d'un jeune homme braquant son professeur avec une arme factice pour qu'elle le note présent, le hashtag #PasDeVagues fait son apparition et devient viral, à la dimension de la tragédie qui se déroule dans les écoles de la République, tragédie rendue possible par le silence complice de l'Education nationale. La question est de savoir s'il s'agit réellement d'une omerta, donc en quelque sorte d'un effet collatéral involontaire, ou ne serait-on pas confronté aux résultats (peut-être envisagés) d'une politique de déstructuration de l'Etat, de dilution du pouvoir national, qui prend ses sources dans la Révolution de 68, avec le dénigrement de l'Etat et de l'autorité qui en ont suivi, l'abandon de la mission éducative, le rejet de l'autorité. Il est également le résultat de ces vagues d'immigration qui s'abattent sur le pays, portant des personnes dont la culture n'a rien d'européenne, qui ne peuvent et ne veulent être assimilées. Et cette politique-là est bien volontaire. Il n'y a pas d'école sans Etat et ce n'est pas en "augmentant" les moyens, comme on colle un sparadrap sur un membre gangréné, que l'on pourra réellement s'attaquer à la question de la restauration de l'école de la République.
mardi 12 juin 2018
L'extrémiste président du Parlement ukrainien reçoit les honneurs de la République
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| En premier plan, Parouby, le nouveau président de la Rada ukrainienne |
Il paraît que l'on ne choisit pas ses homologues. C'est en tout cas de cette manière que la presse française, légèrement embarrassée par la visite officielle de Andreï Parouby annoncée en grande pompe par la presse ukrainienne, le Commandant ultra-nationaliste du Maïdan devenu président du Parlement ukrainien, la Rada, réagit à cette visite, les rares fois où elle en parle. Alors revenons un peu sur cette personnalité que le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, estime "normal" de recevoir. Un individu qui a fondé un parti national-socialiste, un individu qui en tant que Commandant du Maïdan est impliqué dans l'affaire des snipers, un individu qui a provoqué le massacre d'Odessa du 2 mai 2014. Un individu qui a mis le pays à feu et à sang, pour en prendre le contrôle. Reçu "normalement" au Parlement français. De quelle normalité parle-t-on?
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