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mardi 14 octobre 2025

Billet du jour : Lecornu 3 ou la crise politique endémique en France


Macron a nommé Lecornu comme Premier ministre pour la troisième fois. Ce matin, premier Conseil des ministres, puis le test de l'Assemblée. Quand nos élites globalistes appellent à "la stabilité", c'est-à-dire à ne pas s'opposer à leur pouvoir, les oppositions sont hésitantes. Macron a mis la France face à un choix décisif : se réveiller ou se soumettre définitivement.

lundi 6 octobre 2025

Démission du "nouveau" gouvernement Lecornu : Macron nous replonge dans les affres de la IIIe République


Après une longue attente, la composition du "nouveau" gouvernement français fut annoncée hier soir. Aucune rupture, aucun véritable changement, l'essentiel des anciens ministres est reconduit. Encore une fois, Macron fait l'unanimité contre lui. Surtout avec Bruno Le Maire à la Défense. Ce qui a provoqué un mécontentement général. Lecornu démissionne ce matin avec le gouvernement le plus éphémère de la Ve République. Une insulte pour nos institutions !

jeudi 22 mai 2025

La Cour de Justice de la République ne peut condamner les crimes commis pendant la dictature covidienne


Sans aucune surprise, la Cour de Justice de la République se prépare à prononcer un non-lieu et donc à refuser de voir la responsabilité de trois anciens membres du Gouvernement, Edouard Philippe, Agnès Buzin et Olivier Véran pour la gestion de la crise covidienne. Mais en regardant de plus près le recours, je dirais presque heureusement! Car ils n'ont pas été accusés d'avoir violé sans fondement les libertés publiques, ni d'avoir mis en place un régime concentrationnaire, ni d'atteinte à la santé physique et morale de la population française. Non, il leur était reproché de ne pas en avoir fait suffisamment. Vous vouliez vraiment qu'ils soient condamnés pour cela? Moi pas.

vendredi 6 décembre 2024

Macron : "supportez-moi encore 30 mois !" ... ou il faut "aller le chercher"


La motion de censure opposée au Gouvernement Barnier met au grand jour la crise politique profonde, devenue institutionnelle, qui larvait en France depuis longtemps, depuis que notre pays a pris un tournant néolibéral. L'on ne peut pas gouverner contre un peuple et contre un pays, et vouloir en appeler à la paix sociale et au fonctionnement régulier des institutions. Dans son allocution d'hier soir, Macron n'a finalement eu qu'un message : vous m'avez élu, vous me supporterez de gré ou de force et à n'importe quel prix encore 30 mois, de toute manière vous n'avez pas le choix et ainsi je vous sauverai de vous-même. Puisque tout le monde, sauf lui, est responsable de la crise : les électeurs, qui ont mal voté (contre lui) ; autant que les députés, qui ont censuré un Gouvernement (minoritaire).

mercredi 25 septembre 2024

Nouveau Gouvernement français : quand on découvre que Macron a remporté les élections avec les LR ...


Alors que les résultats des élections législatives de cet été montraient une claire défiance des Français envers la politique menée par Macron et une montée du RN ainsi que de la fragile mouvance de gauche globaliste du NFP, le Gouvernement sortant veut à la fois nullifier les résultats électoraux et rassurer la population. En tout cas, donner l'illusion d'une recherche de stabilité, pour ne surtout pas remettre en cause les dogmes idéologiques. Une sorte de Je vous ai compris, mais je fais ce que je veux, pardon ce que veulent mes maîtres ...

jeudi 25 juillet 2024

Billet français : quelqu'un aurait-il vu pointer un nouveau Gouvernement ?



Les élections législatives, qui se sont soldées le 7 juillet par une défaite du parti présidentiel, n'ont toujours pas permis la mise en place d'un nouveau Gouvernement. Sous prétexte d'absence de majorité à l'Assemblée nationale, le Président Macron nullifie les résultats électoraux et se réapproprie, contre la volonté populaire, la gouvernance. La constitution d'un gouvernement, décidé par lui technique, est elle-même repoussée à après les JO. Finalement, Macron a dissout la démocratie.

lundi 13 mai 2024

Gouvernement russe : comment interpréter le départ de Choïgou et l'arrivée de Beloussov ?


La formation du nouveau Gouvernement ne s'est pas passée sans sensation, ce qui est surprenant en période guerre. Choïgou quitte le ministère de la Défense, mais avec une promotion pour le Conseil de sécurité, quand Beloussov, économiste, l'y remplace. Avec en arrrière-plan une question non moins importante : où ira Patrouchev, remplacé par Choïgou ? Le tout avec une question latente, à laquelle nous n'aurons pas de réponse : quel mouvement initial a déclenché les autres en chaîne ?

vendredi 12 janvier 2024

Billet de très mauvaise humeur : le cirque Macron-Attal s'est installé dans votre village, sauve-qui-peut !


A peine dévoilé, le nouveau Gouvernement soulève beaucoup de questions, mais il apporte aussi une réponse très claire : la France n'a plus besoin de gouvernants, elle est gouvernée. Et cela vient d'être officiellement reconnu. C'est la seule explication rationnelle à la farce, qui s'engage pour le plus grand déshonneur de notre pays. Bref, le cirque Macron-Attal arrive dans vos villages, avec ses putes, ses suspects et ses jeunes foutriquets. Planquez vos poules et vos enfants !

vendredi 10 juin 2022

Donetsk : Pouchiline intègre le gouvernement local à la sauce néomanageuriale russe


Le 8 juin, le dirigeant de DNR, Denys Pouchiline, a décidé de renouveler le gouvernement local. En période de conflit armé, quand la région se fait bombarder tous les jours, il est plus que surprenant de voir débarquer des "manageurs" russes et cadres locaux de parti, formés à l'idéologie néomanageriale globaliste et très loin des besoins réels du Donbass. Le but annoncé, et louable, est celui d'une plus grande intégration de DNR dans la Russie. Une décision qui, dans sa réalisation, soulève beaucoup de questions.

mardi 11 février 2020

Billet du jour : journalistes russes, ne plaisantez pas avec l'Etat social - les manageurs n'ont aucun humour



Lorsqu'en pleine furie néolibérale, la Russie déclare l'Etat social, c'est bien, mais il faut l'assumer. Non seulement en l'inscrivant dans la Constitution, mais en le réalisant. Autrement que formellement par quelques chiffres et pourcentages. Dans la réalité du soutien social apporté aux gens. Ce décalage entre le discours et la réalité a provoqué un fou rire de la présentatrice sur la chaîne publique Rossiya. Heureusement, pas en direct. Maintenant malaise ... le Roi est-il nu ?

mardi 3 décembre 2019

Le management contre la politique : l'efficacité des Gouverneurs russes appréciée en fonction de la confiance de la population dans le Président russe



Une information assez surprenante est tombée hier. Surprenante, car comme surgie d'un autre monde, d'une autre époque, alors que la Russie vit aujourd'hui, à en croire la classe dirigeante, à l'heure postmoderne du management triomphant, du culte de l'efficacité et donc des critères objectifs, bref, indiscutables. Or, au milieu de cette orgie néolibérale de démocratie progressiste, tout à coup, au détour d'une liste gouvernementale de critères d'appréciation de l'efficacité des gouverneurs, donnant droit à leur région à des financements publics supplémentaires, l'on voit émerger, anachronique, l'indice de confiance des habitants de la région dans le Président de la Fédération de Russie ... Nos chers manageurs auraient-ils eu une rentrée, ou un été, à ce point difficile, pour s'engouffrer sans plus de manière dans le ridicule ?

mercredi 16 mai 2018

Russie: Structure du nouveau Gouvernement et virage anti-néolibéral?



Hier le 15 mai, le président russe Vladimir Poutine a adopté un oukase (décret présidentiel) posant la structure du Gouvernement, qui laisse soupçonner un intéressant virage idéologique. En effet, certains fétiches de l'idéologie néolibérale, essentiellement l'enseignement, semblent remis en cause pour aller vers une politique plus détachée des recommandations internationales, dont nous voyons les effets dévastateurs en France. La Russie prend-elle un virage idéologique anti-néolibéral?

lundi 11 avril 2016

Ukraine: Le départ de Yatséniuk et le tournant politique


Hier 10 avril, le premier ministre ukrainien A. Yatséniuk a annoncé sa démission. Il est difficile de dire que la surprise est de taille, sa popularité est au plus bas, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. L'inconnu réside plutôt dans les conséquences politiques de ce changement de phase.

mercredi 17 février 2016

Ukraine: la destitution manquée de Yatséniuk et le chaos politique


Hier, le 16 février, les députés ukrainiens n'ont pu destituer un Gouvernement auquel ils ont refusé leur confiance et un Premier ministre qui ne satisfait plus personne, sauf encore l'ambassadeur américain qui hésite de plus en plus bruyamment. Que s'est-il passé finalement?

jeudi 5 février 2015

Quand V. Poutine recadre le Gouvernement

A. Dvorkovitch

Une épidémie sélective de grippe semble toucher le Gouvernement russe. Ainsi, le Premier ministre D. Medvedev et le sauveur de l'économie russe I. Shuvalov furent déclarés "malades" et donc absents de la réunion du conseil des ministres hier. Le Président V. Poutine a pris la direction des opérations le recadrage, ce qui n'est pas passé inaperçu.

mercredi 3 décembre 2014

Le nouveau Gouvernement ukrainien: entre compromis et allégeance



Après de nombreuses discussions, et avec l'aide du vice-président américain J. Biden, l'Ukraine a enfin pu constituer son nouveau Gouvernement. Seuls 5 ministres ont gardé leur poste, le Bloc Poroshenko a obtenu la majorité et 3 ministres étrangers ont été nommé aux postes clés des finances, de l'économie et de la santé publique.

vendredi 21 novembre 2014

Quand Biden entre en scène à Kiev, on revisite Ubu Roi


Poroshenko et Yatséniuk vont pouvoir présenter à leur chef la version provisoire de l'accord de gouvernance. Après appréciation, celui-ci sera soumis au vote à la Rada et l'Ukraine aura un nouveau Gouvernement légitime. Enfin, il parait. Le fait que le vice-Président américain débarque avant l'annonce de cet accord pour la constitution du Gouvernement n'a pas l'air de choqué grand monde. Comment peut-on encore parler d'un pays indépendant? Comment peut-on encore parler de l'Etat ukrainien? On se croirait dans le monde ubuesque d'Alfred Jarry.

jeudi 30 octobre 2014

Ukraine: une coalition de la paix a peu de chances

Выборы на Украине, проходившие под лозунгом «единая страна», вновь страну раскололи

Les élections parlementaires terminées, l'Ukraine doit maintenant former un Gouvernement tenant compte de la répartition des forces à la Rada. Et même avant la fin du décompte, les négociations ont commencé et les luttes également. Le Président Poroshenko annonce tout de suite son plan de coalition, plan que Yatséniuk rejette par principe: c'est lui le vainqueur des élections parlementaires, c'est à lui de constituer la coalition pour le Gouvernement. Or sa position est encore plus radicale que celle de Poroshenko. La paix a peu d'avenir en Ukraine, car les élus sont arrivés à la Rada en surfant sur la vague agressive du nationalisme guerrier. Ils ont plus un plan contre la Russie et pour l'UE, qu'une politique socio-économique pour l'Ukraine.

Plusieurs questions viennent à l'esprit lorsque l'on regarde ce qui se passe dans cette phase incertaine de négociations. Tout d'abord, pourquoi Yatséniuk s'annonce-t-il vainqueur alors qu'il a moins de députés que le Bloc Poroshenko? Ensuite que contiennent les accords de coalition des deux grands prétendants ? La composition de la Rada laisse-t-elle encore une chance à un Gouvernement "pacifiste"?

vendredi 17 janvier 2014

Primakov condamne la politique néolibérale du Gouvernement et souligne la crise des modèles

Voir: http://www.mk.ru/economics/article/2014/01/15/970710-sozidatelnoe-razrushenie-medvedeva.html
http://www.rg.ru/2014/01/13/primakov.html
http://vz.ru/politics/2014/1/15/668058.html

Le fait qu'il existe une rupture idéologique entre la présidence et le Gouvernement n'est pas une nouveauté. Beaucoup d'encre a déjà coulé sur le sujet. En revanche, ce qui surprend, c'est qu'une personnalité comme Primakov fasse devant des personnalités de haut rang comme par exemple V. Matvienko (présidente du Conseil de la Fédération), de telles critiques lors de sa conférence annuelle au Club Mercury, juste la veille de la grande messe néolibérale du Forum Gaïdar.

En substance, Primakov officialise la rupture idéologique de la gouvernance en Russie. D'une part, le clan Medvedev-Chuvalov-Dvarkovitch prônant et mettant envers et contre tout en oeuvre une politique néolibérale, qui entraîne une réduction de la place de l'Etat dans l'économie, le renforcement du bisness et l'autorégulation du marché, même dans les sphères sociales. Tout cela reprenant l'idée bien connue que la gestion étatique est inefficace, les oligarques ont donc besoin de plus d'espace pour que puisse s'épanouir d'elle-même l'économie russe, comme ce fut le cas dans les années 90, avec les conséquences que nous connaissons tous.

Plus concrètement, les néolibraux se fixent comme but l'horizon 2018 pour que l'Etat ne puisse contrôler plus d'un quart de l'économie. Par ailleurs, ils proposent de passer directement à la phase post-industrielle, sans passer par la case de réindustrialisation, pourtant nécessaire après la destruction industrielle du pays dans les années 90, ce qu'illustre parfaitement Skolkovo. Sans oublier une grande vague de privatisation qui doit toucher les entreprises publiques clées, comme Rosneft, des enreprises rentables qui doivent être getillement remises entre les mains de quelques oligarques. Bref, on prend les mêmes et on recommence. Les mêmes personnes n'ont pu générer de nouvelles idées. Juste encore un détail pour illustrer le besoin d'oxygène du bisness: 110 oligarques contrôlent 35% des actifs russes. Il serit peut urgent justement de s'y attaquer, pour que l'économie dans son ensemble et non son oligarchie puisse respirer.

Face à ce déferlement néolibérale, qui a déjà frappé la Russie à la chute de l'Union soviétique dans une euphorie, alors compréhensible, pour une économie de marché dérégulée, libérée de l'emprise de l'Etat, les contraintes intérieures et internationales devraient faire réfléchir. Ce que souligne Prmakov, en opposant le cours politique choisi par le Président Poutine, dont le retour n'avait pas été prévu par ses opposants néolibéraux, à la politique de Medvedev. 

Du côté présidentiel, avec par ailleurs le soutien d'une grande partie de l'élite et de la population, l'accent est mis sur la nécessité de réindustrialisation du pays, avec l'aide et l'impulsion de l'Etat. Une vision structurée de développement qui s'oppose à la destruction créatrice encore soutenue par Medvedev. Car, selon Primakov, à l'exemple des Etats Unis ou de l'Europe, où le rôle de l'Etat s'est renforcé sous l'effet de la crise afin de ne pas aboutir à un suicide économique collectif, l'Etat russe est le seul organe à même de lancer de grands projets d'ampleur nationale, qui auront pour effet de relancer l'économie intérieure du pays en ces temps difficile.

Et la présidence se trouve aujourd'hui dans la situation difficile, où il est nécessaire de réparer les erreurs stratégiques commises sous la présidence Medvedev, tout en incitant le Gouvernement à comprendre qu'en dehors de la pensée néolibérale, il existe d'autres modes de pensée. Concrètement, le Président va renforcer la régularité de sa présidence de la réunion du Conseil des ministres. Mais est-il toujours possible de trouver un compromis?

Car cette période trouble n'est pas prête de finir. Il ne s'agit pas que d'une crise financière ou économique circonstancielle, il s'agit d'une crise de modèle. Le modèle libérale, poussé à ses extrêmes, conduit à la chute des systèmes politico-économiques, comme l'avait fait en son temps le modèle soviétique. 

Notre conception extrême du libéralisme, jusqu'auboutiste, est particulièrement destructrice, que cela concerne l'économie, le social ou la politique. Le rejet a priori de l'Etat, le renforcement de structures para-étatiques, est un luxe que l'on peut se permettre avec modération en période de croissance, mais qui risque de coûter cher en période de crise. Et je ne parle pas que de la Russie.

jeudi 31 octobre 2013

Le miracle Skolkovo: la découverte de la poule aux oeufs d'or est confirmée

Voir: http://izvestia.ru/news/559834

Quel est l'apport de Skolkovo, la Sillicon Valley russe, dans le développement de la science, de l'innovation, le grand public ne le sait pas. En revanche, ce qui est connu, c'est l'ampleur des malversations. Pendant ce temps, la réputée inefficace Académie des sciences de Russie, pas assez moderne, vient peut être de mettre au point un vaccin contre le cancer.
La procurature générale est très inquiète pour l'emploi à venir des millions de roubles qui doivent être versés par le budget fédéral à Skolkovo. En effet, jusque là, la manière dont les fonds furent attribués laisse rêveur. Sans contrôle sur leur utilisation et parfois sans appel d'offre.
Les principaux bénéficiaires des financements redistribués par Skolkovo sont des entreprises de consulting, situées à l'étranger, voire dans des zones off shore, certaines ayant même pour activité principale l'aide à l'ouverture de comptes bancaires en Suisse. Sans oublier que les dirigeants de certaines de ces entreprises font parti de la direction de Skolkovo. Bref, l'on n'est jamais aussi bien servi que par soi même... L'on oubliera pas non plus les contrats frauduleux surévalués de plusieurs millions de roubles, notamment en matière publicitaire.
Parallèlement, le fond a développé une autre activité très lucrative: la négociation de titres boursiers et l'achat de part de capital dans différentes entreprises qui n'ont strictement rien à voir avec l'investissement.
Dans l'ensemble on parle de milliards de roubles. De financement public. Mais ne vous inquiétez pas, tout va bien pour les dirigeants de Skolkovo, un petit avertissement leur a été adressé, ils s'en remettront rapidement. Etonnant? Non. Les intérêts de ce fond magique sont merveilleusement bien défendus et représentés au sein même du Gouvernement. Il y a donc des chances pour que cette farce innovante, qui a au moins le mérite d'avoir découvert l'existence de la poule aux oeufs d'or, ne verra le rideau tomber ... qu'avec la chute du Gouvernement.