L'ACTUALITE RUSSE EN FRANCAIS MISE AU POINT PAR RUSSIE POLITICS SUR Facebook ET Twitter!

vendredi 21 février 2020

Ingérence russe : faute de pouvoir gagner dans les urnes, les Démocrates relancent la propagande



La politique américaine n'en finit pas de se répéter, à l'absurde, à l'ennui, à l'exaspération des humeurs et des résistances. Les Démocrates n'ayant pas réussi à obtenir un Impeachment de Trump et ne pouvant réécrire l'histoire de leur défaite électorale tout en se sentant mal partis pour les prochaines présidentielles, accusent par avance la Russie - et personnellement Poutine - de leur futur échec. En effet, comment risquer de croire que leur idéologie mortifère ne satisfait pas la population, qui veut sortir de l'impasse socio-économique où elle a été plongée ? Trump a effectivement de très bonnes chances, ce que le Deep State ne peut accepter. Un morceau de propagande digne des grandes oeuvres de la Pravda dans le New York Times de ce matin : ils en sont certains, la Russie va chercher à faire élire Trump. Des preuves ? Quelle importance. Ils sont convaincus - j'hésite sur le nombre de syllabes.

jeudi 20 février 2020

Pourquoi le départ de Surkov ne va pas changer le cours de la politique en Russie

Volodine, Kirienko, Surkov, trois visions de la gouvernance


Le Président russe Vladimir Poutine a signé l'oukase mettant fin aux fonctions de conseiller présidentiel de Vladislav Surkov, le cardinal gris du Kremlin, peu après que celui-ci ait fait annoncer son départ. Il est vrai que son étoile ne brillait plus depuis quelque temps, son poids s'est fortement réduit avec les années et l'intérêt qu'il portait à la crise ukrainienne était très léger par rapport à l'époque glorieuse de la conception de la politique intérieure, aujourd'hui dévolue à Kirienko. L'époque du père de la "démocratie souveraine" est passée, à tel point qu'il serait plus juste de se demander non pas en quoi son départ va changer la politique russe, mais en quoi le changement de politique en Russie a logiquement conduit à son départ.

mercredi 19 février 2020

Billet du jour : cette société de la consommation qui n'a rien à proposer à la jeunesse



Hier, le FSB a interpellé deux adolescents en Crimée, qui préparaient des attentats contre deux établissements scolaires dans la ville de Kertch. Pour continuer le thème développé il y a quelques jours ici au sujet de la condamnation pénale du groupe de jeunes anarchistes terroristes "Set", quelques données officielles sur la radicalisation par internet des adolescents en Russie. Il serait bon de s'en souvenir le jour de leur condamnation. Et d'en profiter pour réfléchir à la société déshumanisée que nous bâtissons avant tant d'acharnement. Quelle place laisse-t-on réellement à la jeunesse ?

mardi 18 février 2020

Internet : l'UE laisse le choix entre la censure et l'autocensure



Ce 17 février, le commissaire européen Thierry Breton vient d'annoncer l'intention de l'UE de prendre en main le champ d'internet, encore quelque peu trop indépendant, malgré une censure de plus en plus forte, dès que l'on sort des photos de vacances, des chats ou couchers de soleil. Le message est clair : soit les plateformes contrôlent elles-mêmes les contenus haineux, illicites et les mythiques "fake news", soit elles vont faire l'objet de "mesures contraignantes". Ah! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises! Finalement, soit la ligne idéologique est tenue, soit les plateformes vont avoir des problèmes. Donc, nous aussi.

lundi 17 février 2020

De Pavlensky au groupe terroriste "Set" : pour l'Occident, les prisonniers politiques n'existent qu'en Russie



L'Occident et l'Internationale des droit-de-l'hommistes semblent particulièrement aimer les prisonniers russes ... tant qu'ils sont en Russie. L'absolu de la liberté d'expression, sans responsabilité possible, s'arrête irrémédiablement aux frontières russes. Comme l'illustre le cas (pathologique) de Pavlensky, prisonnier politique sous Poutine, malade criminel sous Macron, voire agent de Poutine en France. Comme il faut renouveler l'objet de la compassion, la France a choisi de nouvelles "victimes", un groupe de jeunes anarchistes armés, qui viennent d'être condamnés à des peines lourdes. Comme ils sont encore en Russie, leur condamnation par la justice est injuste. C'est évident.

jeudi 13 février 2020

Le vote par internet et les errements de la démocratie



Le vote est au fondement du système démocratique, car il est le moyen technique qui permet de matérialiser les décisions individuelles qui vont donner corps à l'expression de la volonté nationale. Techniquement, il peut se réaliser de différentes manières (à main levée, à bulletin secret, à distance, etc), l'essentiel est que la manière dont il est mis en oeuvre permette de respecter, et la sincérité du choix, et son indépendance. Or, sous couvert du culte de la "révolution technologique" et d'une société "en pleine évolution", la question du vote électronique par internet, pour nos sociétés smartphonisées, est régulièrement montré comme le summum de la (post)démocratie. Chemin qui serait inéluctable. Mais est-il souhaitable ? Cette question du vote électronique, puis par internet se pose dans de nombreux pays occidentaux, notamment en 2019 au Québec. Il a été intégré dans plusieurs cantons en Suisse, a été tenté ponctuellement aux dernières législatives en Russie sans grand succès (ni enthousiasme de la population). La question se pose avec sérieux en Belgique.

mercredi 12 février 2020

Quand BFM reconnaît officiellement la dissidence en France ... et donc l'autoritarisme



Dans un article au titre quelque peu surprenant, en France, pays dont le régime politique se veut démocratique, BFM légitime dans le discours journalistique courant le terme de "dissident". Or, ce terme a été popularisé en Occident lors de la guerre froide avec l'apparition de la catégorie des "dissidents soviétiques", ceux qui s'opposaient à la ligne officielle du Parti, catégorie qui n'était censée pas exister dans les pays du Bloc de l'Ouest. Macron invite à l'Elysée les députés de sa majorité ... et les "dissidents". 

mardi 11 février 2020

Billet du jour : journalistes russes, ne plaisantez pas avec l'Etat social - les manageurs n'ont aucun humour



Lorsqu'en pleine furie néolibérale, la Russie déclare l'Etat social, c'est bien, mais il faut l'assumer. Non seulement en l'inscrivant dans la Constitution, mais en le réalisant. Autrement que formellement par quelques chiffres et pourcentages. Dans la réalité du soutien social apporté aux gens. Ce décalage entre le discours et la réalité a provoqué un fou rire de la présentatrice sur la chaîne publique Rossiya. Heureusement, pas en direct. Maintenant malaise ... le Roi est-il nu ?

lundi 10 février 2020

Gilets jaunes : ces cahiers de doléances que personne n'a l'intention de lire



Au début de la crise, le Gouvernement a lancé de grandes vagues de consultations, qui outre la campagne nationale de Macron, se sont concrétisées en diverses mesures, sans évidemment aucune portée politique, mais qui devaient permettre de gagner du temps et d'évacuer le surplus de vapeur dans la partie "tranquille" de la population. En jouant sur les associations d'idées révolutionnaires - les Gilets Jaunes se voulant révolutionnaires, mais sans prendre le pouvoir - Macron a transposé sur le plan de l'imitation un mécansme politique. Ainsi, la population a pu écrire des cahiers de doléances - que personne n'a jamais lu. Et pourquoi les élites prendraient-elles le temps de les lire, alors qu'elles sont en place justement pour réaliser cette politique, si les Gilets Jaunes, finalement, ne veulent pas prendre le pouvoir ?

vendredi 7 février 2020

Réélections en Thuringe ou quand l'Allemagne n'assume plus le vote populaire



Les élections en Allemagne dans le land de Thuringe n'ont pas donné les bons résultats, puisque le président y a été élu, certes avec le soutien de Merkel, mais grâce aux voix de l'AfD, qui a le mauvais goût de n'être pas pro-migrants. Ne vous inquiétez pas, les électeurs seront appelés à voter à nouveau. Et le processus pourra se répéter tant que les "bons" résultats, ne seront décrétés démocratiques par Angela Merkel - car conformes à sa volonté, et non pas parce que faisant suite à des élections libres permettant d'exprimer la volonté populaire. Finalement, lorsque la position de ces élites globalisées sera définitivement inconciliable avec celle des peuples, alors les élections seront déclarées inutiles, et pourront être remplacées par une consultation sur internet, par exemple, au nom de la nouvelle "démocratie numérique". Tellement plus simple et surtout tellement mieux contrôlable. La souveraineté populaire est définitivement dépassée. Nous vivons une époque formidable, une véritable époque de progrès !

jeudi 6 février 2020

Etats-Unis : Fin de l'impeachment, Trump en route vers un nouveau mandat



Trump dépasse l'impeachment et ouvre la voie à un second mandat. Ses chances viennent tout autant de résultats intérieurs particulièrement positifs, mais aussi de l'effondrement des Démocrates dans toute la longueur. Incapables de surmonter leur défaite, ils n'ont pas su rester dans le débat politique et se sont acharnés contre Trump, sous tous les angles, se discréditant et discréditant en même temps le bipartisme américain, qui a ainsi démontré les limites de la démocratie américaine (comme toute autre démocratie, par ailleurs) à assumer une véritable alternance. Si les visages doivent changer, les système démocratiques ne prévoient pas la possibilité d'un changement réel de positions idéologiques. L'alternance politique doit se faire à l'intérieure d'une même idéologie.

mercredi 5 février 2020

Coronavirus, virus de la soumission

New York, octobre 2019, jeu de rôle sur le coronavirus


Un étrange virus semble s'emparer du monde. En comparant avec les dégâts causés par la simple grippe ou la pneumonie (non virale), ce virus corona (coronavirus ou pneumonie virale) venu de Chine, très modeste, provoque une vague politico-médiatique globale totalement disproportionnée. Ses effets économiques et politiques sont effectivement largement au-delà de l'aspect sanitaire. Alors que l'on nous parle d'épidémie mondiale, chaque apparition d'un cas isolé dans les pays euorpéens (et pas dans tous) ou outre-atlantique, provoque une vague médiatique digne de la peste noire. Le discours est à ce point caricatural, que l'on se croirait plongé dans une nouvelle production hollywoodienne, à laquelle se sont pliés la plupart des pays, notamment ceux revendiquant une certaine souveraineté, comme la Russie.

lundi 3 février 2020

L'impasse Golounov: les policiers sommés de reconnaître les faits face à un dossier d'accusation vide

Igor Liakhovets, policier qui dénonce une affaire politique


Vous vous souvenez de l'affaire Golounov, ce journaliste inconnu interpellé en juin dernier pour traffic de drogue, pour lequel tout le gratin moscovite s'est indigné, mettant dans le même camp (de manière assez surprenante?) Navalny, Khodorkovsky, Simoniane ou Zakharova ? C'est un journaliste, il est des "nôtre", donc il est innocent, donc pression sur la justice, qui devient "indépendante" lorsqu'elle suit le tribunal médiatique d'une minorité influente. Le grand journaliste inconnu libéré quelques jours plus tard par les "libéraux", allant des pro-occidentaux à ceux qui s'affichent "patriotes", retourne à son anonymat professionnel. Mais l'affaire, lancée, continue contre des policiers, sans autre preuve que le témoignage de Golounov lui-même. Les têtes tombent, la bête fauve doit être rassasiée - au moins pour quelque temps, le goût du sang donne des ailes, grise. La justice pénale ne suit pas les règles de la justice médiatique, compulsive et subjective, elle oblige à certaines formalités, qui conduisent à sérieusement s'interroger sur l'intérêt pour l'Etat de s'oublier ainsi devant les rédacteurs en chef des Echos de Moscou ou autres libéraux au long cours. Le dossier étant vide, les policiers doivent avouer. Sinon, certains ont proposé de les aider "à se souvenir".

vendredi 31 janvier 2020

Le Brexit signe la fin de l'illusion de l'UE



Si le Brexit ne va pas forcément entraîner dans ses pas une vague de sortie des pays de l'UE, faute d'une élite politique apte à reprendre les rênes du pouvoir dans nos pays, il enterre l'illusion d'une Union européenne démocratique au service des peuples. A ce sujet, et le discours de Nigel Farage, et la manière dont le micro lui a été coupé juste avant que le mot "souverain" soit prononcé, quand des drapeaux nationaux britanniques ont heurté la sensibilité de la présidente McGuinness en même temps que le règlement intérieur, illustrent la profondeur du conflit dont nous sommes témoins. "La mondialisation contre le populisme" disait Farage, à moins que ce ne soit la mondialisation contre la démocratie, les deux n'étant pas compatibles. Ce que prouve l'UE. 

jeudi 30 janvier 2020

Réforme constitutionnelle russe : le Conseil de l'Europe aux prises avec la souveraineté des Etats



Le débat sur la réforme constitutionnelle russe est arrivé jusqu'au Conseil de l'Europe, qui, comme nous l'avions sans difficulté prévu, s'est indigné de ce qu'un Etat membre ose encore penser à garantir sa souveraineté, sans pour autant savoir comment s'y prendre. Ici aussi l'Ukraine a été utile pour faussement soulever la question de la supériorité de la Constitution sur le droit international, "originalité"  décriée qui est pourtant historiquement le lot des Constitutions, au moins en Europe occidentale. La balle est renvoyée à la Commission de Venise, qui va devoir se prononcer, finalement sur le droit des Etat à être souverain. L'enjeu est simple : dans ce monde global, il faut réussir à fixer formellement la fin de la supériorité formelle du droit national - les instances européennes vont-elles oser le pas?

mercredi 29 janvier 2020

Réécriture de l'histoire : quand les Etats-Unis s'attribuent la libération du camp d'Auschwitz par l'armée soviétique



Les tentatives de réécriture de l'histoire se multiplient ces derniers temps sous l'effet de la radicalisation du combat mené par le Clan atlantiste, pour faire passer les Etats-Unis d'une position dominante à un monopole. Afin de justifier les interventions militaires en dehors de tout cadre légal, les régimes d'occupation et d'expropriation menés sur les territoires étrangers en fonction des intérêts économiques et stratégiques des Etats-Unis, il est fondamental que le pays soit présenté comme le seul représentant du Bien, le reste ne pouvant alors qu'être le Mal (en l'occurrence la Russie). En ce sens, la Seconde Guerre mondiale doit être réécrite au profit des Etats-Unis et l'inculture grandissante actuelle facilite la tâche. Chaque symbole est attaqué, chaque épisode est retravaillé, patiemment et constamment, jusqu'à épuisement des résistances. Maintenant, c'est au tour de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau par l'armée soviétique, que les Etats-Unis eux-même s'attribuent. Et ce n'est pas une erreur, c'est une stratégie : face à la résistance de la Russie, les Etats-Unis doivent se mettre en situation de monopole - sinon le monde global ne peut être.

mardi 28 janvier 2020

Le problème de la démultiplication des partis politiques en Russie



De nouveaux partis politiques en Russie sont appelés à venir rapidement compléter la myriade des groupements déjà existants, dont le rôle politique de la majorité d'entre eux reste plus que douteux. Cet éclatement extrême du paysage politique ne permet pas de structurer un discours politique cohérent et constructif : la faiblesse de l'opposition entraîne la fragilité fondamentale du pouvoir. Un danger pour la stabilité du pays apparaît quand le système des partis politiques ne permet plus la représentation dans les organes de pouvoir de la pluralité des points de vu, mais la préservation des intérêts d'une élite politique de plus en plus éloignée de la population.

lundi 27 janvier 2020

L'Ukraine relance le conflit dans le Donbass : le calendrier atlantiste l'exige



Après la trêve de Noël, l'armée ukrainienne a commencé à intensifier les tirs dans le Donbass. Alors qu'il y eut la fameuse et inutile réunion du Format Normandie, alors que la presse cherche à évacuer un conflit qui ne termine pas derrière les énièmes promesses désavouées d'une Ukraine, dont le seul intérêt aujourd'hui sur la scène internationale, est justement l'entretien de ce conflit. L'Ukraine, devenue territoire faute de n'avoir su être Etat, ne peut plus se permettre l'indépendance, car elle a rendu les rênes du pouvoir. Si elle ne veut pas être laissée à l'état de friche sociale, elle n'a pas d'autre choix, que celui d'offrir son territoire et son peuple au jeu atlantiste qui la dépasse.

vendredi 24 janvier 2020

Billet de fin de semaine : Ukraine, le nouveau Raj atlantiste



L'Ukraine post-Maïdan se dirige lentement, mais sûrement, sur la voie du néocolonialisme. L'on se souvient des intérêts de la famille Biden pour les ressources énergétiques ukrainiennes. Ne s'arrêtant pas en si bonne voie, elle propose à l'Allemagne ses chemins de fer en concession pour 10 ans. Le nouveau Raj atlantiste est prêt, le fantasme démocratique global montre son véritable visage. Mais l'état de délabrement de l'Ukraine est tel, que l'Allemagne reste sur ses gardes. 

jeudi 23 janvier 2020

JO : l'AMA intensifie son combat contre la Russie



L'attaque contre la Russie de la part des instances olympiques continue et la pression s'intensifie sur le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui doit traiter de la question de la suspension de la Russie des JO et des compétitions sportives internationales importantes pendant 4 ans. Il faut dire que c'est l'existence de la Russie comme pays sur la scène sportive internationale qui est en jeu. Tous les coups sont permis. Pourtant, l'atteinte portée au mouvement des Jeux olympiques par cet acharnement des Etats-Unis contre la Russie n'est pas moindre.

mercredi 22 janvier 2020

ONU : La Russie prouve la mise en scène de l'attaque chimique à Douma en Syrie



Ce 20 janvier 2020, la Russie a réuni le Conseil de sécurité de l'ONU pour présenter les preuves de la mise en scène de la pseudo attaque chimique de Douma en Syrie du 7 avril 2018, dont la responsabilité a immédiatement été imputée au Gouvernement syrien, justifiant ainsi un bombardement des sites militaires syriens par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Ce qui certainement a renforcé la lutte contre le terrorisme ... Or, de nombreux éléments remettant en cause le caractère véridique de cette attaque sont depuis sortis dans les médias, notamment par Wikileaks. Mais les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne considèrent cela que comme de la propagande russe contre l'OIAC. Ils ne peuvent se permettre la reconnaissance de l'évidence, sans risquer de le payer d'une accusation devant un tribunal pénal international. Finalement, si l'on avait besoin de prouver la mort clinique des organes internationaux, l'on ne s'y prendrait pas mieux.

mardi 21 janvier 2020

Russie : accélération et précision de la réforme constitutionnelle



Lors de l'annonce présidentielle surprise des grandes lignes de la réforme constitutionnelle (voir notre texte ici), une discussion de quelques mois semblait être prévue, une commission d'étude à la composition douteuse a été mise en place, qui devait mener ces débats. C'est alors que l'opposition, certes divisée sur la question, se réveille. Iabloko annonce la préparation d'un projet alternatif, Navalny appelle à jeter aux orties le texte constitutionnel et Khodorkovsky, plus dangereusement, appelle à une assemblée constituante alternative. Bref, la porte est ouverte au coup d'Etat constitutionnel. Lundi le projet de loi a donc été déposé par le Président devant les députés, les mesures annoncées sont maintenues et précisées et le texte doit être adopté d'ici fin février par le Parlement avant d'être soumis à une votation populaire. Le texte déposé présente une vision recentrée de l'Etat avec une interaction renforcée des branches de pouvoir, un Etat participant sur la scène internationale sans se dissoudre dans un monde global, un Etat résolument social.

lundi 20 janvier 2020

Les 75 ans de la libération du camp nazi d'Auschwitz-Birkenau par l'armée soviétique : un problème majeur dans ce monde atlantiste



Les 75 ans de la libération du camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau par l'armée soviétique sont célébrés de manière surprenante. Pourtant, personne n'ose remettre en cause l'horreur de l'holocauste aujourd'hui. C'est même, en Europe, quasiment le seul thème traité lorsqu'il s'agit de la Seconde Guerre mondiale, tant il est vrai que l'aspect militaire ne fut pas très glorieux avant l'intervention de l'URSS et des Etats-Unis. Le problème vient d'ailleurs : à l'heure où le camp atlantiste tente une réécriture de l'histoire, faisant de l'Allemagne nazie et de l'Union soviétique les deux "agresseurs", comment laisser à l'armée soviétique un acte aussi symbolique ? 

vendredi 17 janvier 2020

Russie Unie propose de liquider les partis politiques à financement étranger



Un projet de loi vient d'être déposé pour tenter de désarmer à l'intérieur du pays les partis d'opposition radicale, c'est-à-dire non pas ceux qui discutent des différentes manières possibles de relancer l'économie, d'augmenter la qualité de vie des citoyens, etc. , mais ceux qui appellent à un renversement des institutions, souvent depuis l'étranger et sur fonds extérieurs. Le projet propose de rendre possible de les liquider sur ce fondement. Si la situation est effectivement plus que tendue et qu'il est urgent d'assainir les institutions, la barrière entre "bonne" et "mauvaise" opposition ne doit pas conduire à la négation de l'opposition en soi. Même s'il est vrai qu'en Russie il manque cruellement d'une opposition constructive, qui ne soit pas soit "révolutionnaire", soit figurative.

jeudi 16 janvier 2020

Le pari de Poutine : une Russie souveraine voulant participer au monde globalisé



La démission surprise du Gouvernement russe sur fond de Message présidentiel en forme de testament politique, entre volonté assumée de participer à la globalisation et affirmation d'une souveraineté combattante et de valeurs propres, a pris de court toute la société. Car ce qui a été annoncé est un virage ambitieux. Dans un monde globalisé, la Russie réussira-t-elle le pari de l'intégration sélective des dogmes globaux (numérique, écologie, changement climatique) tout en préservant une autonomie politique et affirmant ses propres valeurs? Nous n'avons certainement pas la prétention de répondre à cette question ici, en revanche il est intéressant de souligner à travers le Message du Président cette dualité globalisation / souveraineté et de détailler la réforme institutionnelle proposée, qui a pour but affiché de renforcer les institutions au-delà de l'individu qui occupe la fonction présidentielle.

mercredi 15 janvier 2020

CEDH : Le procès contre Khodorkovsky en Russie sur l'affaire Youkos n'était pas politique



La CEDH vient de prendre une décision dont les enjeux sont, et pour cause, totalement biaisés par la presse française, quand elle veut bien prendre le temps d'en parler. Pour la seconde fois, la CEDH ne reconnaît pas le caractère politique des procès menés en Russie contre Khodorkovsky et Lebedev au sujet de l'affaire Youkos. Ni ne remet en cause la peine. Mais ces points fondamentaux sont discrètement évacués par les médias français. Bref, en appelant les choses par leur nom, Khodorkovsky n'a pas été emprisonné en raison de ses opinions politiques, mais bien parce que c'est un truand.

mardi 14 janvier 2020

Pourquoi la proposition de Koudrine de renforcer le Parlement est dangereuse pour la Russie ?



L'après Poutine devient l'interrogation majeure en politique intérieure russe et chacun y va de son idée de réforme de la Constitution, qui risque d'être un peu lourde pour les épaules du prochain Président. Certes, d'ici 2024, il y a encore du temps. Mais il passe vite et un vent tournant, insistant et insidieux passe sur les institutions publiques. En Russie comme dans l'espace post-soviétique, le système des partis politiques est très faible, mais ici le pouvoir présidentiel est réel, alors que la plupart des autres pays de la zone, sous la dictée des organismes internationaux et des experts étrangers, ont mis en place des systèmes parlementaires. Cela ne veut pas pour autant dire que personne ne tente d'utiliser cette période d'hésitation pour transformer l'Etat russe, gonflant le culte de la personnalité pour pouvoir finalement affirmer que sans ce Chef d'Etat concret, la présidence ne pourra gouverner, il faut donc passer les manettes au Parlement. Une dangereuse tentation, notamment soutenue par l'incontournable Koudrine, aujourd'hui à la tête de la Cour des comptes, qui a la constance, quel que soit le poste qu'il occupe, de systématiquement traduire en russe les recommandations atlantistes.

lundi 13 janvier 2020

Iran : transformation radicale de la situation intérieure après la crash du Boeing ukrainien



Après que soudainement, les Gardiens de la Révolution iranienne aient reconnu avoir abattu par erreur le Boeing ukrainien, la situation prend un tournant très intéressant dans le pays. Des slogans favorables aux Etats-Unis sont scandés par les étudiants, le drapeau américain est traité avec attention, l'ambassadeur de Grande-Bretagne participe à la manifestation antigouvernementale. Quel fut le prix de la reconnaissance par l'Iran de cette tragédie ? Nous le saurons bientôt. Quelle que soit l'opinion que l'on ait du pays, ces méthodes n'ont jamais permis d'aboutir à un système démocratique, c'est-à-dire s'appuyant sur la volonté de la majorité d'un peuple, car elles ne sont pas prévues pour cela.. En revanche, 150 milliards de barils de pétrole iranien, justifient bien quelques efforts. 

vendredi 10 janvier 2020

Crash du Boeing 737 ukrainien : pourquoi les Etats-Unis ont besoin de cette volte-face soudaine accusant l'Iran ?



Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que les "services", qui s'empressaient hier encore d'annoncer un problème technique, fassent volte-face et rejettent sur l'Iran la responsabilité du crash du Boeing ukrainien 737. Iran qui n'aurait rien trouvé de mieux que d'abattre sur son aéroport un Boeing avec 167 passagers ... dont 82 Iraniens. Puisque l'heure des suppositions est arrivée, avez-vous entendu parler du feu qui s'est déclaré dans un moteur d'un Boeing 737, cette fois à l'aéroport de Tel Aviv, lui aussi dans la nuit 8 janvier ? En dehors de l'Iran, les problèmes systémiques des Boeing commencent à soulever des questions ... Mais pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups : écarter les soupçons d'une entreprise qui ne se remet toujours pas de la crise du Boeing 737 Max et ressouder des Occidentaux frileux autour des Etats-Unis contre l'Iran ?

jeudi 9 janvier 2020

Etats-Unis / Iran : la guerre est reportée ... la paix aussi



Ces derniers jours, le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran s'est accéléré, pour finalement échouer aux pieds des bases américaines, après la réaction inattendue de l'Iran. Une réaction d'Etat. D'Etat agressé qui se défend. Et met fin à l'agression, puisque l'on revient au marché habituel : soit la Pax Americana, soit les sanctions - devant permettre d'arriver à la Pax Americana suite à la prise en otage d'une population. Trump n'a finalement pas changé le paradigme usé de la vision néo-impérialiste américaine. Mais l'Iran le rejette toujours et n'a pas accepté ces méthodes de voyou s'autorisant à assassiner dans un pays tiers un officiel d'un pays étranger, en l'occurrence Qassem Soleimani. Quelle que soit l'opinion que l'on puisse avoir de la personne, un terroriste pour les Américains et leurs satellites, la personne qui organisait la lutte contre l'Etat islamique en Syrie pour les autres, il est souhaitable que cette pratique ne devienne pas une habitude. Cela, finalement, renforce la position de la Russie dans la région, surtout lorsqu'au même moment Poutine se promène dans les rues de Damas ...

lundi 6 janvier 2020

Guaido / Parra : le Venezuela, symbole de la crise du processus électoral en période de globalisation



Le Venezuela est devenu le symbole de l'échec du système électif à garantir à la fois l'expression de la volonté populaire et la gouvernance du pays en fonction des intérêts de la population. La crise politico-institutionnelle, dans ce pays dont les réserves de pétrole aiguisent les dents de son voisin américain, est une crise avant tout provoquée de l'extérieur, afin que de "bonnes personnes" arrivent au pouvoir. La prise en main américaine des ressources énergétiques vénézueliennes et la mise en place d'une marionnette à la Guaido sont les conditions de la stabilité politique dans le pays, qui pourra alors être déclaré démocratique. Les élections ne sont devenus qu'un moyen de légitimer a posteriori les intérêts extérieurs en jeu ou d'empêcher une gouvernance nationale. Et le Venezuela se retrouve avec deux présidents d'une seule Assemblée nationale, Guaido reconnu par le monde globaliste et Parra par le pouvoir national. 

vendredi 3 janvier 2020

Estonie / Russie : et si l'on renversait les réclamations territoriales ?



Les pays baltes sont décidément le fer de lance de la politique globaliste antirusse en Europe. Et l'Estonie tient ici dignement son rôle. Dans la ligne politique des mesures contraignantes spécifiques adoptées contre les Russes ethniques (près de 30% de la population), l'on s'arrêtera aux Voeux de fin d'année présentés au peuple par le président du Parlement estonien, ne trouvant rien d'autre à dire que d'annoncer le retour des prétentions politiques territoriales contre la Russie - juridiquement caduques depuis 1940. Voici ce que l'on peut attendre d'un pays qui n'a manifestement ni l'habitude, ni la culture de la souveraineté. D'un pays qui s'est trouvé un nouveau maître, comme à chaque période de son existence (hors, depuis le 16e siècle, la période d'indépendance allant de 1920 à 1940). Pourquoi se souvenir des accords caducs de Tartu de 1920 et non pas de ceux de Nystad de 1721 alors ? La mémoire historique est manifestement proportionnellement sélective à la politisation de l'analyse juridique.