L'ACTUALITE RUSSE EN FRANCAIS MISE AU POINT PAR RUSSIE POLITICS SUR Facebook ET Twitter!

mercredi 27 mai 2020

Le Centre fragilisé : un ancien gouverneur russe conteste en justice l'oukase présidentiel de janvier le démettant de ses fonctions

Ignatiev, gouverneur, obligeant l'officier à sauter pour attraper la clé


Le pouvoir est une question de conventions plus que de règles formelles. Au-delà des droits et obligations prescrits par les textes, la pratique fixe dans chaque pays les frontières du possible, les manières de faire et détermine les interdits. En Russie, même si le gouverneur de la région est en général élu au suffrage universel, le Président garde la prérogative, établie par la législation, de le démettre de ses fonctions, dans certains cas et selon une certaine procédure. Aucun gouverneur, sous la présidence Poutine, n'a jamais porté plainte en justice contre l'oukase présidentiel le démettant de ses fonctions. Jusqu'à aujourd'hui. L'ancien gouverneur de Tchouvachie, Mikhail Ignatiev, pour avoir  eu publiquement un comportement indigne a été démis de ses fonctions en janvier sur le fondement de la perte de confiance. Maintenant, il a déposé un recours devant la Cour suprême. Donc c'est possible, à nouveau, comme à l'époque de Boris Eltsine. Maintenant, c'est possible, 4 mois plus tard, pas à l'époque. Ce qui, quelles que soient les suites judiciaires, souligne un affaiblissement du pouvoir central, signe extrêmement dangereux dans un pays comme la Russie, où la gouvernance est non seulement centralisée , mais aussi personnalisée.

mardi 26 mai 2020

La Russie prévoit de réaliser l'identification biométrique des Moscovites à partir de décembre



Lorsque l'on soulève la question de l'identification biométrique et donc de la possibilité de traçage des êtres humains, l'on ne cesse de vous traiter de conspirateur, de personne ayant simplement peur de l'avenir. Pourtant, la Russie vient d'affirmer officiellement lancer la mise en place de l'identification biométrique des Moscovites en décembre 2020, avant d'étendre l'expérience à tout le pays. Pour l'instant sur la base du volontariat. Avec cela, même la question du "vaccin magique" est dépassée et le but est conservé. Quelle conspiration ? C'est un projet réel. Organisé. Financé. En cours de réalisation. Voici l'identificateur mobile, sorti tout droit de la science-fiction des années 50, sans aucune réflexion sur les implications sociales et humaines que ce totalitarisme numérique peut entraîner. Sans aucune réflexion, le fanatisme n'autorise pas la réflexion.

lundi 25 mai 2020

Le Donbass mis en alerte maximale, une première depuis 2015



En fin de semaine dernière, tout d'abord Lugansk, puis Donetsk, ont mis leurs forces de défense en alerte maximale, avec ordre de répondre de manière symétrique et immédiate aux attaques de l'armée ukrainienne, ce qui est une première depuis 2015 et l'opération de Débaltsevo, qui fut une défaite cuisante pour l'Ukraine. Si cette décision a été prise après un mois de renforcement des tirs sur le Donbass, elle intervient aussi après la visite surprise de Dmitri Kozak (voir notre texte), le porte-parole russe pour la question, en Allemagne. Il est pour l'instant difficile de se prononcer sur les enjeux d'une telle décision, mais cela marque la volonté renouvelée de résister au régime de Kiev, ce qui est en soi une bonne nouvelle.

vendredi 22 mai 2020

Dénonciation de l'accord sur le Ciel ouvert : les Etats-Unis attendent des concessions stratégiques de la Russie



Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l'accord international sur le Ciel ouvert, entré en vigueur en 2002, permettant aux 34 pays signataires, essentiellement membres de l'OTAN, de survoler l'espace aérien de ces pays, afin de vérifier qu'ils ne sortent pas de leurs obligations internationales en matière militaire. Officiellement, il s'agit d'un "outil de confiance", réellement d'un "outil de renseignement". Or, justement, les Etats-Unis reprochent finalement à la Russie de ne pas leur permettre de pleinement rentabiliser cet instrument, qui perd alors de son intérêt et auquel ils annoncent renoncer, surtout si elle-même ose l'utiliser. Mais la dénonciation n'est pas immédiate, afin de garder du temps pour tenter de conduire la Russie à fire des concessions stratégiques. Bref, les Etats-Unis font monter les enchères, car ils estiment que la situation géopolitique n'est plus celle issue de la Guerre froide, à chaque Etat prétendant être un acteur de défendre son titre.

jeudi 21 mai 2020

Du masque à la burqa : la nouvelle norme sociale du Covid ?



La presse anglo-saxonne et HRW lancent une véritable offensive contre la France pour que le pays revienne sur l'interdiction du voilement intégral de la femme. La démarche est aussi provocatrice qu'idéologique : puisqu'avec le coronavirus cacher le visage est devenu la nouvelle norme sociale, il n'y a plus aucun sens à maintenir l'interdiction du voilement des femmes. La norme sociale ayant soi-disant changé, la norme juridique doit fixer dans le marbre cette évolution. Avec cette attaque, l'on voit à quel point l'imposition de porter un masque est un élément important du nouveau monde, bien au-delà des considérations sanitaires, obligation qui doit survivre à la disparition de sa cause officielle.

mercredi 20 mai 2020

Russie : une distanciation dangereuse des élites et de la population s'instaure sur fond de coronavirus



L'intelligence d'un pouvoir se mesure à la faisabilité des règles qu'il impose. Sinon, l'absurde l'emporte et la population organise une vie parallèle. Que le discours officiel ait quelques distances avec la réalité est une norme, car il porte l'image d'une réalité, mais lorsque l'écart ente les deux est trop importante, c'est l'existence même de ce pouvoir qui est en jeu. La radicalité des mesures prises en Russie, la rigidité des dirigeants locaux allant jusqu'à la provocation et l'amoralité (interdiction faite aux proches d'assister aux enterrements, amendes imposées à une personne invalide du 1er groupe alitée pour violation de l'assignation à domicile, etc), conduit au rejet par la population d'une situation devenue absurde et sans porte de sortie rationnelle. Seulement 23% de la population soutiennent les mesures d'assignation à domicile imposées. Il serait bon de se souvenir de l'importance, comme le Roi du Petit Prince, de donner des ordres raisonnables, ce qui permet, faute de contrôler la situation, tout au moins d'en donner l'impression. Les poussées caractérielles face à la montée d'une désobéissance massive - et assumée, ne sont pas les réactions politiquement les plus intelligentes pour préserver la paix sociale. Le pouvoir n'existe pas dans son propre intérêt et ne tire sa légitimité que de sa capacité à intégrer la volonté populaire. Ce simple bon sens semble être absent des manuels du parfait petit manageur, qui traînent un peu trop sur les coins de bureau.

mardi 19 mai 2020

Le FSB et la Procuratura vont jeter un oeil sur le régime des QR Code à Moscou: bonne nouvelle pour l'état de droit!



L'exercice du pouvoir, surtout en période de crise (et je ne parle pas de la crise sanitaire du coronavirus, qui n'est finalement qu'une excuse) exige un surplus de culture et de sagesse de la part de ceux qui en ont la charge - et la responsabilité. Afin de trouver eux-mêmes les limites à leurs ambitions, un équilibre entre le désir de renforcer leur pouvoir sans perdre le soutien de la population et des élites. Manifestement, Sobianine est allé trop loin dans sa folle course en avant dite "sécuritaire", qui avec la mise en place à Moscou d'un contrôle numérique total sur les déplacements de la population et des véhicules, civiles et militaires, a non seulement, selon le député Russie Unie Lyssakov, violé les droits constitutionnels des citoyens et mis en danger la sécurité nationale, mais se lance dans une course au pouvoir qui porte atteinte potentiellement à l'intégrité territoriale, en violant le principe de supériorité de la législation fédérale. Après plusieurs recours, notamment avec l'appui de l'Association des juristes de Russie, le FSB va enfin pouvoir contrôler ce système. Par ailleurs, les fuites massives de données personnelles sur le net des personnes ayant violé le régime "sanitaire" d'assignation à domicile conduisent la Procuratura à jeter un oeil plus attentif sur ces systèmes, dont la Mairie n'a pu expliquer s'ils étaient aux normes de sécurité ... Le retour de l'Etat donne un espoir pour le rétablissement des libertés constitutionnelles, qui ne peuvent, expérience faite, être garanties par des potentats locaux.

lundi 18 mai 2020

L'occupation mentale après le déconfinement : Covid for ever



Comme nous l'avions déjà écrit, le Covid n'est pas prêt de quitter les allées du pouvoir. Il est vrai que s'il n'existait pas, il aurait fallu l'inventer. En tout cas, il est toujours possible de le faire durer comme nous le voyons dans nos pays, chacun à sa manière. L'on retrouve un peu partout des règles absurdes, qui sont appliquées de manière aléatoire, et difficilement justifiables rationnellement. L'exemple parfait est celui de l'ouverture des espaces naturels en France. Sans parler des mesures dites "sanitaires", simplement remises en cause par une partie des professionnels, moins médiatisés que leurs confrères dociles, ou qualifiées de dangereuses par l'OMS, comme le port obligatoire des gants ou les grandes oeuvres de désinfections publiques à Moscou. Toute remise en cause du dogme est inconcevable, la contestation est discréditée pour faire de la soumission la norme. Car n'oublions pas que ce virus est aussi un business rentable et des campagnes publicitaires, payées sur fonds publics, sont organisées pour nous faire comprendre qu'il s'est installé pour longtemps et que nous devons remercier nos gouvernants. Le Covid prendra fin, réellement, le jour où nous aurons mis fin à l'occupation mentale, que la propagande met en oeuvre. Et ça, ça ne dépend que de nous.

vendredi 15 mai 2020

Donbass : visite de Kozac en Allemagne, donc c'est possible à l'époque du Covid ?



Dans le plus grand secret, le vice-président de l'Administration présidentielle russe, Dmitri Kozac, en charge du Donbass depuis le départ de Vladislav Surkov, alors que les frontières sont officiellement fermées parce que la "peste Covid" menace l'humanité d'extinction et qu'il est sous sanction de l'UE, s'est physiquement rendu en Allemagne pour discuter avec la Chancelière allemande de la situation dans le Donbass. Bref, l'extinction attendra et le numérique ne permet pas de discuter des questions vraiment importantes. Mais en ce qui concerne les fameux et éternels "progrès" qui doivent ouvrir la voie à de non moins éternelles "discussions constructives", généralement suivies (et précédées) de quelques bombardements ukrainiens, une certaine lassitude se fait sentir. Il semblerait que, ici comme ailleurs, le rapport de faiblesses ait remplacé le rapport de forces. Et la situation s'éternise, puisqu'il reste juste assez de force (et de volonté) pour qu'elle ne s'aggrave pas (trop), mais il en manque sérieusement pour qu'elle puisse être réglée. Au-delà des poussées maladives d'autoritarisme de par le monde, nous vivons une époque d'une extrême faiblesse. Ceci explique peut-être cela.

jeudi 14 mai 2020

Avec la loi Avia, la régulation globale du contenu sur le net est légitimée en France



Grâce à la loi Avia, les parlementaires viennent de remettre entre les mains des GAFA le contrôle du discours en France sur le net, qu'il s'agisse des réseaux sociaux ou des sites. Si la censure s'y portait déjà à merveille, les signalements et blocages intempestifs permettaient déjà, à la fois de limiter la parole et d'inciter à l'autocensure, maintenant elle est organisée pour défendre les piliers de la globalisation, toute critique étant susceptible d'être associée à un contenu haineux ou illicite pour les besoins de la cause - aucune définition objective n'étant ici possible. Le bon vieux temps de la délation reprend ses droits pour imposer par la haine la "tolérance orwellienne", celle qui n'autorise aucune pluralité. Il serait temps de revenir dans le monde réel, la "nouvelle réalité" n'existe pas, il n'y a que le monde dans lequel nous vivons et que nous construisons. Dire qu'il prend une allure assez pitoyable est encore trop faible. Mais, il n'est que le reflet de la tragique régression  de la culture politique dans notre société "progressiste".

mercredi 13 mai 2020

Syrie : accuser la Russie de crimes de guerre à Idlib pour offrir la victoire politique au monde global



La guerre politico-médiatique s'intensifie autour de la Syrie : la coalition américaine doit gagner la paix, puisqu'elle a perdu la guerre. Et la reprise d'Idlib aux terroristes n'a toujours pas été digérée par le clan des globalistes, qui lance l'artillerie lourde. Tout d'abord l'ONU se réveille de sa torpeur covidée pour s'indigner sélectivement, puis Amnesty internationale interroge 74 personnes pour pouvoir accuser la Russie et la Syrie de rien moins que de crimes de guerre. Toujours les mêmes "faits" reconstruits, démentis, puis resservis, comme si rien ne s'était passé. Une ronde d'accusation sans fin, dénuée de fondement, utilisant l'absurde pour désarmer l'adversaire. Le crime de la Russie est effectivement impardonnable et justifie un combat à mort : comment peut-on lutter contre le monde global, donc contre les intérêts de la coalition américaine et en passant contre le terrorisme ? Non pas en faisant de grands gestes et en lui permettant de se propager, mais en l'éliminant. C'est plus qu'un crime de guerre que de se tromper d'ennemi, c'est un crime de lèse-majesté.

mardi 12 mai 2020

Billet détox : Le visage masqué de la "nouvelle réalité" Covid a son peuple élu "démasqué"



Alors que l'OMS ne préconise le port du masque, pour raisons médicales, que si l'on est malade ou pour les personnes en bonne santé s'occupant d'une personne malade du Covid, les pays s'emballent les uns après les autres à imposer le port du masque, que ce soit en France ou en Russie, pour "tenir compte de la nouvelle réalité". Quelle "nouvelle réalité" ? Cela veut-il dire que le Covid est le premier virus touchant l'être humain ? A moins qu'il ne s'agisse d'une "nouvelle réalité" idéologique, d'un "nouveau monde" plutôt, conduisant l'homme à se couper lui-même de la société. Qui doit avoir peur de sortir de chez lui, sentiment qui doit devenir la "nouvelle norme". Pourtant, le masque ne concerne pas "tous" les hommes, car cette "nouvelle réalité" a son peuple élu, n'ayant pas besoin de porter le masque de la plèbe : regardez les journalistes et les experts sur les plateaux TV, les chanteurs et danseurs dans les shows, les lambdas étalant leur vie privée devant les caméras. Si vous faites de la propagande, vous êtes idéologiquement immunisés et vous pouvez vous passer du masque. C'est le peuple qui doit être masqué, puisqu'il a l'outrecuidance de vouloir sortir. Tout a un prix. C'est ça la nouvelle réalité.

lundi 11 mai 2020

Le jeu du 9 mai : quand les Atlantistes revendiquent la victoire, pas uniquement historique



Les cérémonies du 9 mai, cette année, se déroulèrent dans une ambiance délétère. Pour raison de coronavirus et d'assignation à domicile, pas de Parade militaire à Moscou, ni de Régiment Immortel et le maire de la ville a exigé des habitants qu'ils ne sortent pas de chez eux voir la parade aérienne, ni le feu d'artifice. Un 9 mai virtuel, qui fait le bonheur du clan atlantiste, avec les Américains s'attribuant officiellement la victoire, la presse francophone ouvrant le concours de russophobie, dont le grand prix est difficile à décerner tant les eforts produits sont importants. Que le clan atlantiste célèbre l'absence des festivités prévues pour les 75 ans de la Victoire et en profite pour mettre sous cadenas le rôle de l'Armée rouge et de l'URSS, c'est de leur intérêt. Mais quand, à Moscou, la police a eu ordre d'arrêter une douzaine de députés communistes et de journalistes ayant osé mettre le nez dehors , munis de leurs laissez-passer, l'on se demande si le cauchemar d'Hollywood ne s'est pas mis à planer au-dessus de notre belle capitale russe, interdite à ses vétérans, interdite à ses habitants, privée de l'énergie vitale de son histoire. Pour raison sanitaire. Il y a deux manières de détruire un peuple, soit le condamner en bloc et donc condamner son histoire, soit lui faire renier ses chefs. Le peuple russe dérange, car il est Russe. Et tant qu'il existera en étant Russe, il dérangera. 

vendredi 8 mai 2020

La Première Guerre globale : 75 ans de la Victoire, 75 jours d'une nouvelle occupation



Ce 8 mai 2020 est une triste date. Nous devions célébrer cette année les 75 ans de la Victoire lors de la Seconde Guerre mondiale, nous entrons de plain-pied dans la Première Guerre globale, menée tambours battants sous la bannière du coronavirus. Guerre qui a tiré les leçons du passé, guerre qui ne nous laisse aucun allié dans la résistance, guerre qui s'est emparée en quelques semaines de Moscou, guerre qui nous laisse ce goût écoeurant de l'Occupation. Tristes célébrations, sans public, qui s'excusent presque d'être encore, reliquat d'un monde que certains veulent écraser. Car trop humain, trop complexe pour eux, ne permettant pas la répartition des bénéfices attendue. Occupation idéologique, réalisée au nom du globalisme, par les pouvoirs nationaux. Triste date.

jeudi 7 mai 2020

La censure de Mikhalkov et le retour de la fascination pour l'Occident en Russie



Le retrait de l'émission Bessogon du réalisateur Nikita Mikhalkov de la chaîne fédérale Rossia 24 révèle la violence du combat idéologique qui se mène aujourd'hui en Russie et des risques réels pour l'avenir du pays, en tout cas pour l'existence du territoire et de la population dans ces frontières et sous la forme d'un Etat. La presse libérale avec les soi-disant "patriotes" ont été lancés dans une attaque tout feu tout flamme contre Mikhalkov, finalement en défense de Bill Gates, ce qui pousse certains observateurs dans des médias traditionnellement pro-pouvoir à se demander si l'on n'assiste pas à l'occasion de la crise globale du coronavirus à une tentative de révolution de palais glissante. 

mercredi 6 mai 2020

Le "monde d'après" le coronavirus : ce merveilleux espace carcéral global



Bracelet électronique, application de traçage, de géolocalisation, de distanciation, c'est le nouveau monde du coronavirus, ce fameux "monde d'après", qui après avoir assigné à domicile plus de 4 milliards d'êtres humains se prépare à les mettre sous surveillance, "pour leur bien", "par civisme", "sans les contraindre". Nous entrons avec joie et bonheur dans un univers carcéral quotidien. Tant que nous nous laissons faire, il n'y a plus aucune raison pour que ça s'arrête. En France, en Russie, en Italie, à Hong Kong, même dans le si petit Liechtenstein et ailleurs, un monde global s'installe. Inhumain, faute de ne pouvoir déjà être sans humains. La dernière liberté de l'homme, celle de renoncer à sa liberté.

mardi 5 mai 2020

Billet moscovite : comment peut-on avoir si peu de victimes ? Construisons des hôpitaux de campagne!



La Mairie de Moscou, pour une raison qui nous échappe encore, à moins qu'il ne faille regarder du côté des lobbys qui tournent autour, transforme en catastrophe les salles d'exposition de la ville en hôpitaux de campagne, préparant 10 000 lits pour les malades du coronavirus qui, malgré le dopage intensif des chiffres, n'arrivent toujours pas à y succomber en masse. Dans tous les cas, il y a une tentation évidente de jouer à la Petite Guerre, à moins qu'il ne s'agisse déjà d'une lutte pour sa survie politique. Du coup, on n'a plus le temps de prendre des gants, l'on agit dans la nuit et sans prévenir, comme au bon vieux temps. L'expropriation "temporaire" nocturne réalisée à la salle d'exposition de Sokolniki renforce cette impression de chaos. C'est en tout cas ce qu'exprime la surprise des exposants qui, en une nuit, sans avoir eu la possibilité de récupérer leur bien, ont été mis devant le fait accompli, sans obtenir même une compensation.

lundi 4 mai 2020

Seconde Guerre mondiale : les Etats-Unis continuent leurs efforts pour réécrire l'histoire d'un monde global



La déstabilisation générale des Etats et des rapports internationaux est une excellente période pour reprendre du terrain géopolitique, pendant que tous les regards sont forcés de se focaliser dans une seule direction, pendant que les pays tournent en rond au fond d'une impasse glauque. Cette année marque le 75e anniversaire de Victoire de la Seconde Guerre mondiale, qui devait être l'occasion de cérémonies grandioses. Notamment à Moscou, puisque l'URSS est un pays-clé de la victoire contre le nazisme et le fascisme. "Par chance" pour le clan atlantiste, ces cérémonies n'auront pas lieu le 9 mai, ils ne seront pas obligés de venir et de devoir refuser de venir, ils purent applaudir avec soulagement la décision de report des cérémonies du 9 mai, qui ne seront donc pas des cérémonies du 9 mai, à Moscou. Le symbole ne leur sera pas imposé. Il n'y aura pas de symbole. Et pendant ce temps-là, les Etats-Unis travaillent. Ils ouvrent un programme de financement en Hongrie, permettant une individualisation de l'histoire et sa réécriture contre le rôle de l'URSS dans la Seconde Guerre mondiale au profit des alliés américains. Bref, pendant que certains pays ont été mis à l'arrêt, la vie continue, le monde global renforce ses positions.

vendredi 1 mai 2020

Michoustine écarté pour cause de coronavirus : Poutine reprend-il la main?



Hier soir, Ô surprise, le Premier ministre russe Michoustine annonce avoir succombé aux charmes du virus, il a été testé positif et doit donc se mettre en retrait. Poutine en prend acte et, de manière inédite, transfert les compétences, formellement par oukase et sans mention du caractère temporaire de la décision, au premier vice-Premier ministre Beloussov, en charge de l'économie. Le président Poutine serait-il en train de reprendre la main ? Y aurait-il enfin une prise de conscience de la catastrophe économique qui se profile et que des recettes purement manageriales et numériques ne pourront résoudre. Espérons-le!

jeudi 30 avril 2020

Une histoire vécue du coronavirus ou comment repousser les limites de l'absurde





Pour continuer notre voyage en Absurdie, promenons-nous aujourd'hui dans les couloirs du Centre médical de Tsaritsino (qui avant s'occupait de la réhabilitation des invalides - qui maintenant peuvent attendre), cet étrange établissement en périphérie de Moscou qui reçoit les personnes atteintes d'une forme légère de coronavirus, ayant violé les règles d'isolement ou ne pouvant passer leur période d'isolement à domicile. Le danger est tel, que les patients sont à plusieurs par chambrée, qu'ils ne reçoivent pas de traitement et qu'ils ne sont pas examinés par des médecins. L'histoire d'un de ces hommes qui n'a rien compris à ce qui lui est arrivé, il avait simplement suivi à la lettre les recommandations officielles. Cette histoire fut publiée dans la presse, finalement confirmée "malgré lui" par le Département de Moscou de la protection sociale, qui rappelle simplement qu'il manque de la place (donc plusieurs par chambrée en isolement), que le traitement n'y est pas prévu, mais qu'un appareillage de base y est (thermomètre, prise de la tension ...) et que le patient concerné a donné son accord pour y être "isolé" - donc cette histoire est vraie. La voici.

mercredi 29 avril 2020

Comment Sobianine a plongé Moscou en Absurdie ou le règne du droit Covid



Soyez les bienvenus en Absurdie! L'on devrait pouvoir objectivement ainsi devoir commencer toute analyse juridique de la situation en Russie en général, à Moscou en particulier sous le règne sans partage du coronavirus. Quelques illustrations pour comprendre l'ampleur du désastre. En absence de régime d'état d'urgence (simplement, un régime d'alerte), les populations sont confinées de "leur propre volonté" ... mais avec des amendes en cas de sortie. En absence de régime d'état d'urgence, un maire décide, comme un grand, de l'enregistrement obligatoire de tous les véhicules circulant dans la ville, avec un système d'autorisation. Les amendes sont envoyées automatiquement au passage de chaque caméra de contrôle. En violation de la législation fédérale. Plusieurs sanctions pour une même infraction, en violation flagrante du principe non bis in idem. Quand les juridictions locales aident à remplir les budgets avec des amendes, la Cour suprême appelle à plus de raison. Nous vivons une époque ubuesque sinon merveilleuse !

mardi 28 avril 2020

Coronavirus et fanatisme : encore une fois la tentation d'un " homme nouveau" ?



Le monde ne peut être "après" comme il fut "avant" ... L'on dirait presque - sinon, quel intérêt ? La volonté de créer "une nouvelle réalité", comme l'affirment les "progressistes", une réalité dans laquelle l'homme est contraint, effacé, ne signifie pas qu'elle pourra tenir longtemps après le déconfinement. Ce qui n'empêche pas de remarquer la volonté d'un changement comportemental profond. Masques et distance, la méfiance au lieu du contact, le virtuel (sain) contre le réel (contaminé), la règle de la suggestion et du modelage utilisée pour changer le comportement des patients semble largement inspirer ces "novateurs". Le fanatisme est de retour et avec lui toujours le même fantasme de "l'homme nouveau". 

lundi 27 avril 2020

Coronavirus for ever : le vaccin contre l'immunité collective, la stratégie marketing contre la santé publique



Alors que les populations attendent avec impatience la levée des assignations à domicile et un retour à la normale, différentes déclarations de l'OMS, reprises au niveau national, obligent à réfléchir. Le but affiché, cette fois-ci et à la différence des autres attaques virales que nous avons connues par le passé, n'est pas que la population puisse développer une immunité collective qui la protègerait à l'avenir contre la réapparition de ce virus. Désormais, les populations, 4 milliards et demi de personnes, sont enfermées en attendant qu'un vaccin les sauve. Et l'on nous a prévenu que cela va prendre du temps. En attendant, merci de rester chez soi, en silence, avec patience, docilement, pour laisser les labos remporter la cagnotte dans cette course hautement concurrentielle. Vu le nombre officiel de personnes touchées et l'annonce des 2e et 3e vague - faute d'immunité collective, l'on serait fondé à s'interroger sur l'efficacité de la stratégie commerciale retenue dans cette crise sanitaire. Mais non, il ne faut pas se poser de questions, il paraît que la contestation nourrit le virus (dixit l'OMS). Bref, faites vos stocks de masques et de terreur, c'est pour longtemps. N'oubliez pas, "le masque, c'est la santé", "le confinement, c'est l'éternité", "la vie, c'est la mort".

vendredi 24 avril 2020

Billet du vendredi : Libération des détenus pour cause de coronavirus et incarcération des civils



Avec une population carcérale de plus de 2 millions de détenus, les Etats-Unis tiennent depuis longtemps le record des personnes incarcérées. Sur plus de 140 000 dans les prisons fédérales, l'on compte 540 cas positifs au coronavirus. Idem en France : pour une population carcérale de plus de 62 000 détenus, l'on a détecté 76 cas. Pourtant, l'ONU l'a dit : pour cause de coronavirus, ouvrez la cage aux oiseaux, un peu d'humanité s'il vous plaît! En France, 10 000 personnes libérées. D'autres pays ouvrent large les vannes, comme l'Iran qui remet en liberté 40% de sa population carcérale ou la Turquie 90 000 personnes. Sans oublier l'intérêt de faire libérer de "pôv gentils  terroristes" en Syrie, car anti-Assad, sous couverture humanitaire. Mais, en principe, c'est la remise en cause de la légitimité de l'Etat qui se joue. Car si la sanction est fondée, pourquoi libérer et si la sanction n'est pas fondée pourquoi incarcérer? Et dans tous les cas, sur recommandation des instances globales, indépendamment de l'intérêt national. Ainsi, l'ONU a réussi à affaiblir la légitimité de l'Etat, ce qui est un pas de plus vers ce monde merveilleux de la globalisation, cette liberté considérée a piori comme parfaite puisque l'Etat disparaît, liberté que nous ne voyons pour l'instant que de loin, car les recommandations globales nous ont assignés à résidence. Dans ce monde, si les prisonniers doivent être libérés, les civils doivent être fait prisonniers ... C'est ça la nouvelle liberté ?

jeudi 23 avril 2020

Le système hospitalier ébranlé par des années de réformes néolibérales



La surcharge momentanée liée à l'arrivée du coronavirus, au-delà de l'étrange méthode de décompte des cas (voir notre texte d'hier) met en lumière l'échec des réformes néolibérales, qui se sont démultipliées ces dernières années. Réduction des lits, réduction du personnel soignant, endettement des hôpitaux publics, privatisation, mise en concurrence interne ... C'est la notion même de service public qui a été bafouée, pour faire de l'hôpital une entreprise, dont le but n'est pas de soigner au mieux la population, mais de faire des économies faute de ne pouvoir faire des bénéfices. Et répétons-le c'est un échec. Nous le voyons clairement aujourd'hui, avec des structures, déjà saturées, qui ont du mal à faire face à une poussée supplémentaire. Pourtant, personne ne cherche à évaluer "l'efficacité" de ces réformes néolibérales, le cours idéologique n'est pas remis en cause. Retour sur ces réformes en France et en Russie.

mercredi 22 avril 2020

Cet étrange décompte très "inclusif" des cas de coronavirus: de la médecine à l'oracle



Pour le coronavirus comme ailleurs, la manière de compter va déterminer de l'ampleur (voulue plus que réelle) du phénomène. Et en jetant un oeil sur les méthodes de décompte des cas de coronavirus, l'on sent une véritable volonté de donner une ampleur inédite à cette attaque virale. Les raisons peuvent être multiples, mais aujourd'hui attachons-nous à quelques explications officielles quant à la manière très "inclusive" de déterminer les cas de coronavirus en Belgique, en France et, de moindre manière, en Russie.

mardi 21 avril 2020

Géopolitique du coronavirus : première manifestation en Russie contre le confinement à Vladikavkaz



Hier, dans la ville de Vladikavkaz, dans le Sud de la Russie, en Ossétie du Nord, une manifestation anti-confinement a regroupé environ 1 500 personnes en pleine journée, demandant le droit de sortir dans les rues, l'ouverture des magasins, le départ du Gouverneur, une information réelle sur le coronavirus et des moyens de subsistance. Ici, comme dans ce genre de manifestations, l'organisation fit méticuleuse, la base d'un mécontentement naturel existant, elle put être utilisée. Car, ce qui est surprenant, c'est que dans la Géorgie voisine, où les problèmes socio-économiques sont encore pires avec des mesures de confinement encore plus strictes, aucun mouvement social n'est à signaler. Il est vrai que l'occupation américaine du pays n'en a pas besoin. Alors qu'en Russie ... en plus dans le Caucase, c'est une aubaine à ne pas laisser passer. Voire à organiser. Et encore une fois, le désarroi des populations est instrumentalisé. Et ceux qui conseillent la persistance des mesures strictes, envers et contre l'avis des académiciens russes, peuvent aussi être ceux qui apportent les tentes.

lundi 20 avril 2020

Coronavirus : le contrôle numérique du déplacement des véhicules à Moscou met en péril la sécurité nationale



Dans sa dernière décision, le maire de Moscou continue à pousser le contrôle numérique total sur tous les déplacements de la population à Moscou. Chaque Moscovite qui veut se déplacer autrement qu'à pied doit d'abord entrer ses données personnelles et son numéro de carte de transport dans une base centralisée, sans que l'état d'urgence n'ait toujours été déclaré, sans intervention du Parlement. Ce qui est en soi un problème. Mais en obligeant, en plus, l'enregistrement nominatif des véhicules de tous les services d'Etat, notamment des services de sécurité, des services de renseignements, les magistrats, les ministères, dans une seule base de données permettant le suivi de leurs déplacements, il met en péril la sécurité nationale : n'importe qui peut alors avoir accès aux déplacements des membres de tous les organes de l'Etat russe. C'est un magnifique cadeau fait aux services de renseignements étrangers. Rarement dans la contestation, profession oblige, c'est la première fois que les représentants des organes de sécurité étatique expriment leur mécontentement.  Diplomatiquement, mais fermement. Comment expliquer l'attitude de Sobianine : du fanatisme, de l'incompétence ou encore autre chose ? Il ne reste que "l'intelligentsia" pour afficher pleinement sa joie face à la chute de l'Etat et au regain de "liberté". Décidément, il devient de plus en plus difficile de ne pas penser à la fin des années 80.

vendredi 17 avril 2020

Géopolitique du coronavirus : le combat contre la Russie reprend



L'OMS déclare s'inquiéter pour la Russie ... alors qu'elle est le pays le moins touché en Occident. Etrange, cette inquiétude sélective de l'OMS. La dimension politique, voire géopolitique, de cette crise soi-disant sanitaire n'est pas à négliger. Alors que l'Occident prépare la sortie et la relance de l'activité des pays, la Russie, elle, devenue l'objet de toutes les attentions, voit cet horizon s'éloigner et, avec lui, tous les acquis de ces dernières années. Un signe de l'enjeu : la seule ligne concernant la Russie dans les annonces du New York Times concerne le report sine die de la grande parade du 9 mai. La politique est faite de symboles, ne l'oublions pas. Reste la question que se posent tous ceux qui ne peuvent rester indifférent au sort de la Russie, tous ceux qui ne peuvent se réjouir de voir ce qui se passe : pourquoi la Russie semble-t-elle suivre à ce point les consignes du monde global, même contre son propre intérêt ? Un début de réponse a été fourni par le président de l'Académie des sciences de Russie, A. Sergueev. Les universités sont fermées (et la recherche fondamentale ne se fait pas par Skype), l'Académie des sciences a perdu son autonomie en 2013 et ne peut donc participer à la recherche fondamentale et la lutte contre le coronavirus. L'information, aujourd'hui, c'est le pouvoir. De quelle information disposent les instances dirigeantes en Russie, en dehors des données globales diffusées par l'université américaine Johns Hopkins et l'OMS ?

jeudi 16 avril 2020

Récession : Le miracle de l'économie numérique imposé sous poussée covidée n'a pas eu lieu



Cela fait des années que l'on nous explique que le monde est en train de se transformer fondamentalement sous l'effet de la dernière révolution, numérique, qui renvoie à l'âge de pierre les industries lourdes, les industries tout court. Smartphone main, dans un monde léger et propre, l'homme numérisé n'a plus besoin de rien que d'un écran. Et la nouvelle économie de ce nouveau monde est évidemment l'économie numérique. L'arrivée inespérée du coronavirus a permis de réaliser par la force ce fantasme et l'élan salvateur vers le tout-numérique était attendu. Or, les populations assignées à domicile, coincées entre une fenêtre et un écran, contre toute attente de nos élites progressistes, ont choisi ... la porte. Récession mondiale en vue, le miracle de l'économie numérique n'a pas eu lieu, ce n'est pas Facebook et les services de livraison de nourriture qui vont faire tourner le monde. Surtout que pour "livrer", il faut bien "produire". Ce que vous commandez "à distance" ne sort pas directement de votre volonté pour se matérialiser en surgissant de votre smartphone. Une contraction de l'économie mondiale de 3 points, la chute vertigineuse des déficits publics, bref la récession attendue pour 2020 à la place du miracle du nouveau monde. 

mercredi 15 avril 2020

La difficile sortie du "camp global de rétention" Covid : les scénarios du déconfinement



4 milliards de personnes confinées dans le monde, cela signifie 4 milliards de personnes privées de liberté, assignées à domicile, depuis plusieurs semaines. Simplement parce que ce sont des êtres humains. Aucun système totalitaire par le passé n'est parvenu à un tel résultat de manière aussi efficace par le passé que notre système "libéral". Sans que des réactions de résistance ne se fassent massivement voir, car "c'est pour leur bien", car nous vivons dans des pays "libres". Donc ça ne se discute pas. Donc l'on ne discute plus, l'on obéit. Puisque c'est pour notre bien et qu'il faut être "responsable". Pour ne pas être coupable. Le danger présenté par le coronavirus doit justifier, à l'échelle de la planète, des méthodes ressortant de la logique des systèmes totalitaires, dans le sens direct du terme, à savoir un contrôle total de l'individu, mental et physique. Mais comme cette situation ne peut durer éternellement sans réellement basculer dans un système totalitaire dur, ce que mythe libéral ne peut se permettre puisqu'il s'est construit justement en opposition à un système étatique fort, il va bien falloir ouvrir les portes du camp de rétention global. Ce que Macron a tenté de faire dans son discours du 13 avril, annoncer une date, la date, le 11 mai, pour l'ouverture des portes et un retour à la normale. Immédiatement, l'incertitude et le relativisme ont été introduits par les ministres et cette étrange valse à trois temps de la peur/espoir/restriction a pu reprendre. Le comment et le pourquoi du déconfinement sont au centre de nos préoccupations. Car, finalement, nous serons libérés parce que le virus sera vaincu dans quelques jours ? L'on peut en douter ... Qu'est-ce qui changera, réellement, en plus du discours ? Autrement dit, qui de notre société ou du Covid sera vaincu?  In fine, ça dépendra de nous. De chacun d'entre nous. De notre capacité individuelle et collective à l'obéissance.

mardi 14 avril 2020

Crise sociale latente et poussée de résistance en Russie: quel sera le prix de la sortie du coronavirus?



La gestion étonnamment concentrationnaire de la crise politico-sanitaire du coronavirus dans la plupart des pays, à l'exception toujours notable de la Suède (qui manifestement bénéficie d'une neutralité covidée, à l'instar de la Suisse pensant la guerre) et la Biélorussie, puisque les populations de pays entiers sont assignées à domicile, n'est évidemment pas sans incidence sociale. Afin d'illustrer notre texte d'hier, dans lequel des statistiques présentaient une certaine résistance de la population russe face à la propagande mortifère diffusée sur le mode "fin de l'humanité", entrons plus en avant dans le sujet, qu'il s'agisse des inquiétudes réelles financières de la population, de l'apparition d'une criminalité liée au confinement et de mouvements de résistance individuelle.

lundi 13 avril 2020

Moscou : Pour cause de coronavirus, Sobianine accélère le suicide de l'état de droit - et de l'économie



Sans que le Gouvernement ou le Président ne déclare formellement un régime de circonstances exceptionnelles, le maire de Moscou continue à renforcer, de manière autonome, les mesures liberticides dans la capitale - qui devient l'exemple à suivre pour les régions, indépendamment de la situation réelle. Ainsi, par exemple, l'activité économique de la capitale doit être réduite cette semaine à 10% par rapport à la semaine dernière (donc une baisse de 90%), des laissez-passer spéciaux sont prévus pour tous les transports, etc. Pendant ce temps-là, les questions juridiques s'accumulent et sont difficilement résolues par la référence à la loi fédérale, qui vient d'être modifiée pour inclure le coronavirus, sur les catastrophes naturelles ou technologiques, puisque le Gouvernement ne l'a toujours pas enclenchée. Il est vrai que la population ne saisit pas le bien-fondé de ces mesures à tendance totalitaire, que "l'élite" politico-médiatique ne se sent pas obligée de suivre (et y survit très bien), et d'une manière générale la confiance et la satisfaction envers la politique menée est en chute libre. Surtout que les Russes n'ont majoritairement pas peur, à 68%, d'attraper ce coronavirus. Bref, le mythe selon lequel seules des mesures totalitaires permettraient de sauver l'humanité d'une mort certaine pour cause de démon Covid ne prend pas en Russie. Les politiciens sont donc en train de jouer leur avenir politique - puisqu'il faudra bien un jour déconfiner les gens. Espérons qu'il ne s'ensuivra pas une fuite en avant sur le mode devenu classique du "puisque ça ne marche pas, allons encore plus loin".

vendredi 10 avril 2020

Coronavirus, déconfinement et "souveraineté globalisée"



Lorsque sous pression internationale, les Etats, les uns après les autres, dans leur grande majorité, ont assigné leur population à domicile, aucun plan général de gestion de la crise n'a été mis en place au niveau national, aucune mesure rationnelle et adaptée à chaque situation n'a été envisagée (par exemple, l'OMS et l'UE recommandaient de laisser les frontières ouvertes entre les pays européens). Pourtant, une décision a été prise selon laquelle, pour le coronavirus, cette fois, les Etats sont majoritairement prêts à se plier et à enfermer leurs populations et les populations sont prêtes à se faire enfermer. Que ces Etats s'affirmaient comme globaliste (la France, par exemple) ou souverainiste (la Russie, par exemple), cela n'a rien changé in fine. Pourtant, ces Etats n'ont aucun plan de route et surtout aucun plan de sortie de confinement. Il faut dire qu'ils sont dans une impasse : impossible de laisser éternellement les gens confinés, les cas de dépression commencent à se démultiplier et ce virus n'est pas éternel pour justifier de telles mesures; impossible de libérer purement et simplement les gens qui, sortis de leur torpeur, pourraient avoir la mauvaise idée de demander des comptes, le temps de la pression psychique doit donc dépasser celui de l'existence du virus. Heureusement, dans ce monde global, les Etats ne sont plus obligés de réfléchir, ni de prendre de décision, ils les appliquent. D'autres réfléchissent pour eux. En l'occurrence le puissant Think Tank américain American Entreprise Institute, qui a publié un rapport le 28 mars sur les étapes du déconfinement. Mesures que l'on entend reprises un peu partout, que ce soit en France ou en Russie.

jeudi 9 avril 2020

Billet utopique : Jusqu'où va nous conduire cette poussée sanitaire totalitaire du coronavirus ?



La furie sanitaire qui s'est emparée de nos sociétés ces dernières semaines sous prétexte de coronavirus est on ne peut plus malsaine. S'il y a effectivement une attaque virale, elle n'est pas la seule en ce moment dans le monde (voir notre texte), alors la question se pose de savoir jusqu'où aller ? A quel moment les pouvoirs et les populations pourront-ils se sentir rassurer ? Lorsqu'il n'y aura plus de malades ? Du tout ? Cela rappelle les heures sombres du 20e siècle et la chasse aux faibles. Nous assistons au réveil du fantasme d'une société propre, saine, nettoyée, dans tous les sens du terme, de ses éléments "contagieux", de ces éléments "viciés". Voici un aperçu du monde merveilleux qui se construit sous nos yeux, souvent détournés, si on laisse faire. Car ce monde est dans une impasse : il ne peut simplement déconfiner les populations sans risque de révolte et ne peut les garder éternellement confinées sans risque de révolté. Il faut donc changer la société.

mercredi 8 avril 2020

Généralisation de la plateforme Zoom en Russie et problèmes de sécurité de l'enseignement



Avec le coronavirus, la Russie est massivement passée à l'enseignement à distance, que les milieux dits "progressistes" appelaient de leurs voeux, avec l'OCDE, bien avant la crise politico-sanitaire que nous vivons. Et les universités, les écoles, les écoles professionnelles, spécialisées, etc. ont été sommées de passer à la plateforme américaine Zoom. Or, il se trouve que cette plateforme a été interdite d'utilisation dans les écoles aux Etats-Unis pour raison de sécurité et qu'elle est sous enquête du FBI. Peut-être aura-t-on enfin une chance de voir rouvrir les salles de classe et s'éloigner le fantasme d'une population confinée et heureuse de pouvoir enfin avoir accès aux "technologies du futur". Même s'il est vrai que la presse, notamment russe, est, comment dire, assez discrète sur les vices fondamentaux de ce système qui a coûté une somme non négligeable au budget. L'histoire est vraiment délicate pour la caste tout-numérique.

mardi 7 avril 2020

La crise du coronavirus et le recours à des éléments de guerre psychologique



Dans le cadre de la crise du coronavirus, l'on voit clairement émerger des éléments de guerre psychologique, par le monopole de "l'info-comm", qui rappelle les méthodes de pays totalitaires, joint à une pratique d'intimidation des personnes résistantes. Les pays ont été amenés à ces extrêmes, car la comm globale sur le péril imminent de l'humanité pour raison de coronavirus, qui ne peut être combattu que par un abandon de l'état de droit démocratique, cette nouvelle "réalité" issue du virus, n'a pas réussi à convaincre une partie significative de la population. La guerre psychologique n'est pas nouvelle, mais en général elle n'est adoptée que contre un ennemi, sur le mode différencié des fonctions agression / protection en fonction des catégories ennemis / soi-même / tiers. Or, ici, le combat "covid" est global, ce qui pose un problème de détermination de la cible. Et l'on se retrouve face à des techniques agressives tournées contre son peuple lui-même, contre les siens, puisque le monde est global, le virus est global, la cible aussi. Et là est "l'innovation", si l'on peut dire, du recours à la guerre psychologique en la situation que nous vivons. L'homme, après avoir été réduit à un malade potentiel, est devenu un ennemi potentiel. De ce nouveau monde.

lundi 6 avril 2020

Pourquoi peut-on parler d'une instrumentalisation de la crise du coronavirus : de l'information à la propagande



Le coronavirus existe et remettre en cause la crise sanitaire n'a aucun sens. Pourtant, ce qu'elle nous révèle est autre. Impossible de fermer les yeux sur l'ampleur de la dégradation des institutions étatiques dans notre monde néolibéral, qui n'a eu de cesse de réduire le public au profit du privé  et montre son incapacité à gérer une poussée virale, une pandémie, qui n'est ni la première, ni la dernière, mais qui, surtout, n'est pas la seule en cours et pas la plus meurtrière aujourd'hui. Or, des mesures absolument inédites sont adoptées à travers le monde, les pays qui résistent font l'objet de pressions sans précédent. Et parallèlement, l'on voit une peur grandissante s'infiltrer dans les populations et pour cause, elles sont mises en situation de détresse psychique, artificiellement en situation de survie. Autant la réalité de l'existence de la crise sanitaire est incontestable, autant son instrumentalisation apparaît toujours plus clairement. Toute approche est réduite à deux camps, aussi fanatiques l'un que l'autre, niant le fait ou niant la possibilité de l'analyser. Ce qui présente le grand intérêt de rejeter toute tentative d'approche objective, qui ne soit pas catastrophiste. Or, l'analyse est possible. Pour cela, il convient d'une part de remettre les statistiques du coronavirus dans leur environnement, afin de pouvoir les comparer et d'autre part de réfléchir, puisque nous sommes dans un monde de la communication aux méthodes employées afin de convaincre toute une époque du caractère extraordinaire d'une attaque virale, qui si elle est importante, n'est pas extraordinaire. En ce sens, l'information diffusée n'est pas neutre, elle sous-tend un projet, elle devient alors propagande. C'est ce que je vous propose d'analyser.

vendredi 3 avril 2020

L'état de droit suspendu en Russie pour raison de coronavirus : qui pourra le restaurer ?



Hier, le Président russe a adopté un oukase mettant de facto la Russie dans un régime d'état d'urgence pour cause de coronavirus, sans pour autant fonder sa décision en droit. Et ce directement jusqu'au 30 avril, allant encore plus loin que les pays Europens. En effet, l'oukase présidentiel, qui donne au Gouvernement et aux régions des pouvoirs exceptionnels pour suspendre les libertés individuelles et le fonctionnement normal des institutions, n'est pas fondé sur l'article 88 de la Constitution russe, qui reconnaît pourtant ce pouvoir au Président - et l'encadre, mais sur l'article 80, faisant du Président le garant des institutions, et ne lui conférant strictement aucun pouvoir normatif. Par cet acte, la hiérarchie des normes en Russie est momentanément, espérons-le, suspendue, l'exécutif est supérieur au législatif et sans contrôle, et les pouvoirs locaux s'affirment hors cadre légal face au pouvoir législatif central noyé dans la détermination du montant des amendes. C'est d'ailleurs, comme le rappelle parfois la presse russe, la voie qui avait conduit, sous Eltsine, au démembrement de l'Union soviétique. C'est en tout cas la suspension de l'Etat. 

jeudi 2 avril 2020

Ubu couronné : le coronavirus, triste parodie de la peste



Il faudrait choisir : soit le coronavirus est la nouvelle peste et dans ce cas aucune exception n'est possible, les cadavres doivent emplir les rues et ce n'est pas le moment pour acheter son pain ou sauver les migrants, soit ce n'est qu'un virus de plus et l'on pourrait peut-être nous lâcher le pompon et s'occuper réellement de renforcer l'Etat afin que nous soyons en sécurité, notamment sanitaire ... En attendant, le spectacle vaut son pensant d'or. Le confinement de la population est une mesure globale (sauf la Suède), les médias du monde entier vous expliquent que la mort vous attend au coin de la rue (ce qui ne fut jamais le cas avant, lorsque l'homme était un Atlante). De leur côté, les policiers sont transformés en agent de financement du monde global, beaucoup moins sympathiques que les pervenches, mais tout aussi efficaces. Et pendant ce temps-là, "l'élite des experts" est immunisée contre ce virus très sélectif.  Les migrants doivent à nouveau pouvoir circuler, manifestement ils appartiennent à la nouvelle race humaine, invulnérable. La justice devient électronique ... et expéditive. L'école est une parodie, même s'il n'en restait déjà pas grand-chose. Heureusement, la propagande est parfaitemenr rôdée et on ne peut plus vitale pour ce système. Même si elle produit les effets de toute propagande - le rejet.

mercredi 1 avril 2020

Chronique du monde réel : Pendant ce temps-là la guerre civile en Ukraine continue

Usine métallurgique


Pendant ce temps-là, dans la vraie vie, la guerre dans le Donbass continue. L'armée ukrainienne bombarde les jeunes républiques, pendant que les pouvoirs locaux et la population tentent de reconstruire les maisons détruites. Sans aide de l'Occident. Coronavirus ou pas, il a d'autres priorités. Et les médias sont trop occupés à maintenir la mayonnaise bien ferme, avec l'aide de l'OMS qui finalement ne publie plus les chiffres des personnes guéries du coronavirus, car ils seraient incomplets. Bref, pendant que certains mènent une guerre psychologique, d'autres défendent leur terre, leur vie, leur culture contre un danger autrement réel et existentiel.

mardi 31 mars 2020

Le coronavirus ravive le fantasme de la surveillance générale et du contrôle total



Les effets politico-sociaux du coronavirus dépassent largement ses conséquences sanitaires. La communication autour de cette crise, qui n'est ni la première ni la dernière, place les populations dans une ambiance mortifère, renforce la massification de la personnalité, diluée dans la catégorie des malades potentiels ou des malades confirmés. Puisque l'homme a disparu derrière le malade, qui est devenu la forme d'existence sociale, que la forme d'existence individuelle est bannie car considérée et montrée comme dangereuse, les pouvoirs nationaux ont les mains libres pour tenter de réaliser l'éternel fantasme de la surveillance générale et s'engager sur la voie du contrôle total. Le rêve totalitaire réalisé sur la demande provoquée d'une population conditionnée. Quelques voix s'élèvent pour dénoncer les dangers d'un remède pire que le mal et qui lui survivra indubitablement. Snowden est de ceux-là.

lundi 30 mars 2020

Coronavirus : La Russie sommée d'abdiquer devant le monde global unipolaire



Avec l'annonce très étrange dans la forme de la mise en place à Moscou et dans la région de Moscou d'un régime strict de confinement, avec l'accord de l'Administration présidentielle mais sous la responsabilité personnelle du Maire et du Gouverneur de la région de Moscou, la Russie se retrouve dans la même impasse juridico-politique que les pays européens. Ces mesures liberticides prises sans bases législatives, par des personnes qui n'en ont pas le pouvoir, hors régime juridique de circonstances exceptionnelles. Et dans le cas spécifique de la Russie, avec le silence total du Président Poutine ... Ce combat des élites dont nous parlions semble prendre des proportions inquiétantes. L'annonce de Gordon Brown de mettre en place un gouvernement global pour sortir de la situation a manifestement fait des émules, même au sein de la Russie. Ce qui en général s'est très mal fini pour elle, à chaque fois qu'elle a fait le choix de la voie occidentale contre la voie nationale, que ce soit en février 1917 ou en 1991.

vendredi 27 mars 2020

Billet du vendredi : Coronavirus, avènement et défaite du monde global



A première vue paradoxalement, même si à la réflexion il n'y a pas forcément paradoxe, le coronavirus est à la fois l'avènement et la défaite du monde global. Avènement, parce que, que ce soit avec enthousiasme ou avec réticence, les puissances se sont soumises, la plupart des pays ont introduit des mesures liberticides, les Etats ont suivi des impératifs extérieurs et abdiqué leur souveraineté. Défaite, car le monde global se présente comme une société carcérale, faible, chaotique et barbare. Mais il n'y a pas forcément paradoxe, car l'idéologie néolibérale, qui porte le monde global, est une déconstruction, elle n'est pas porteuse d'une vision positive, ni de l'homme qu'elle a réduit à l'individu, ni de l'Etat qu'elle combat. Mais elle tente de modifier le système de valeurs et les comportements sociaux, de modifier donc l'homme de l'intérieur. Ce qui en fait un totalitarisme. Et pose la question de la fin du libéralisme.

jeudi 26 mars 2020

Coronavirus : La Russie restaure pleinement ses frontières et n'impose pas de confinement à la population



Suite à l'intervention présidentielle d'hier soir, la Russie a adopté de nouvelles mesures dans le cadre de la crise globale du coronavirus. Une semaine chômée, pas de confinement obligatoire mais recommandé, mise en avant des frontières nationales contre la propagation du coronavirus par l'annulation de tous les vols internationaux. Un Etat, des frontières, des mesures sociales, des mesures économiques, une réaction rationnelle. Qui tranche avec l'hystérie que nous voyons tristement se propager en Occident. Et une déclaration qui force à une pause, l'intervention du professeur Rochal, déclarant que la manière dont les Etats réagissent lui fait penser à une répétition générale d'une guerre biologique, appelant également à ne pas tomber dans la psychose: ce virus est loin d'être des plus dangereux, mais oblige à revoir la réforme (néolibérale) de la médecine qui a entraîné une baisse significative de postes et de lits. 

mercredi 25 mars 2020

La tyrannie de la peur permanente : vous avez aimé le coronavirus, vous allez adorer l'hantavirus



Le problème du coronavirus est qu'il n'est pas particulièrement résistant, l'été arrive et selon les virologues son intensité va chuter, avec ou sans vaccin. Une si belle mécanique de transformation totalitaire de la société est en route, les populations sont à point, elles demandent elles-mêmes à sacrifier leur liberté, l'homme à genoux ose à peine lever les yeux vers le soleil, l'on ne va pas s'arrêter en si bon chemin pour une question de calendrier. Il nous faut un risque estival, afin de faire le lien en attendant l'automne et la prochaine saison naturelle des virus. Pour les populations prennent leurs habitudes carcérales. Et que l'on puisse les y aider. Pour leur bien. Puisque l'on n'envisage aucunement la restauration des services publics, notamment hospitalier. La Chine est décidément notre planche de salue : un homme est mort du hantavirus. Ca tombe bien, celui-ci est surtout efficace en été ... Comme écrivait La Boétie, "Les tyrans ne sont grands, que parce que nous sommes à genoux". 

mardi 24 mars 2020

Billet du jour : Cachez-moi ces billets coronavirussés que je ne saurais voir !



La disparition de l'argent liquide, dans nos sociétés dites développées, est programmée. La question restant de savoir par qui ... On vous l'a affirmé. On vous le répète. D'ailleurs, il aurait déjà disparu, comme il le lui a été intimé au nom du culte numérique, s'il n'était pas si mal élevé et ne cessait de s'inviter à une table qui n'est pas dressée pour lui. Sans oublier qu'en période d'incertitude, les gens reviennent presque instinctivement vers les fondamentaux. Et l'argent liquide, c'est physique, ça se touche. Sans pour autant aller jusqu'à une obsession à la Picsou, le liquide rassure beaucoup plus que les transactions virtuelles. Autant utiliser notre très cher coronavirus pour implanter les dogmes globalistes, il est prêt, là, il attend, il a le temps. Un virus contre le monde réel, humain, physique, c'est une occasion à ne pas rater. Surtout que le culte du virtuel bugue et que l'on voit se renforcer l'opposition de nos deux mondes : le monde du réel, de la vie, des hommes et celui post-humain, post-moderne et globaliste. En Russie aussi. 

lundi 23 mars 2020

Coronavirus: combien de temps la Russie pourra-t-elle résister à la vague globaliste?

Michoustine, Premier ministre russe


J'aimerais tant pouvoir parler d'autre chose, mais ce blog étant politique, il est impossible de se taire sur la crise politique qui touche nos pays aujourd'hui, cette crise du coronavirus. Oui, crise bien plus politique, voire idéologique, que sanitaire, ce qu'illustre le monopole du discours non pas des virologues, mais des politiques. Qui font pression sur leurs voisins, trop réticents à suicider leur pays pour cause de virus, au nom d'une société propre, déshumanisée, post-industrielle, sans personnes âgées, sans malades. Une société sans hommes et sans âmes. Car il y a deux manières, finalement, de lutter contre une maladie : soit renforcer les services publics de santé et donc laisser les citoyens vivre leur vie, puisqu'il est possible d'efficacement les prendre en charge; soit mettre les citoyens en "prison individuelle", car les services publics de santé, déjà en temps normal, ne sont plus aptes à prendre en charge la population. La seconde solution, celle choisie par le monde néolibéral globaliste, présente en plus l'intérêt politique de réduire à néant toute possibilité de contestation du modèle. Elle a donc été retenue. Et elle doit être globale. Sinon, la faiblesse du système néolibéral globaliste deviendrait impossible à cacher. Aucune concurrence idéologique n'est possible, car elle lui serait défavorable. Une pression sans précédent est donc mise en oeuvre contre les pays qui ne se plient pas assez rapidement. Ce qui se passe en Russie aujourd'hui est à cet égard très intéressant.

vendredi 20 mars 2020

Coronavirus : La Russie a commencé à tester un vaccin



La recherche d'un vaccin contre le coronavirus suscite une concurrence accrue entre les pays. Ce qui est surprenant, car l'on aurait pu s'attendre à ce qu'un danger présenté comme exceptionnellement grave, rien moins que pour l'humanité entière, ait poussé à une collaboration entre les pays. Or celle-ci est très limitée. Ce qui prouve bien l'inexistence de la globalisation comme phénomène d'union des pays. De son côté, ignorée par la presse occidentale, la Russie a commencé les tests d'un vaccin. Espérons que ce sera le bon!