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vendredi 5 février 2021

Biden annonce l'avènement du monde global et l'affrontement avec la Russie


Le retour des Démocrates au pouvoir avec l'élection de Joe Biden restaure la politique d'infantilisation d'un monde, qui doit non seulement suivre docilement les Etats-Unis, dont la mission est de le mener, mais qui est sommé de dire merci, d'obéir et de se taire - sauf pour applaudir ou siffler le moment venu.  Mais c'est aussi l'avènement du monde global et la réaffirmation de ses piliers idéologiques : le culte LGBT, climatique, migratoire et maintenant pandémique aussi. Evidemment, dans ce monde, la Russie est un ennemi privilégié, avec lequel la confrontation n'est rien moins que promise. La course vers la globalisation s'accélère, détruisant tout sur son passage, déjà incontrôlée, car irrationnelle.

Joe Biden s'est prononcé devant le Département d'Etat américain pour dresser les grandes lignes de sa politique et marqué ainsi la prédominance de l'approche internationale. Alors qu'il était reproché à Trump de ne pas suffisamment porter une attention unique à la crise covidienne, des institutions ayant difficilement survécues au néolibéralisme, Biden annonce que, dans les prochains mois, la priorité sera donnée à l'international. Mais, ici, aucune critique. Il est vrai que l'intérêt présenté par le Covid se déplace - la crise est bien présentée comme un enjeu global. Le Président américain annonce ainsi le retour des Etats-Unis comme leader du monde global. Quelques lignes annoncées : fin du soutien à l'action des Saoudiens au Yémen, affronter la Chine et la Russie et interruption du retrait des forces militaires américaines d'Allemagne. Autrement dit, déterminer l'ennemi et occuper le territoire conquis. Sur le plan des transformations idéologiques, l'on a déjà vu ses premières décisions très "tolérantes", il confirme l'allégeance au climat, aux LGBT et à la pandémie ainsi que l'extension de la politique migratoire - les piliers du monde global sont restaurés dans toute leur plénitude. Le tout, évidemment, au nom de la restauration de la démocratie dans le monde, sous l'égide des Etats-Unis. Amen.

Et la place des Etats-Unis est celle du leader non seulement incontesté, mais unique.

Mr. Biden said he intended to “send a clear message to the world: America is back.” “We’re going to rebuild our alliances,” Mr. Biden said. “We’re going to re-engage the world.”

Dans ce monde merveilleux global, les pays dissidents sont visés : politiquement - la Russie, économiquement - la Chine. Biden déclara avoir changé de ton dans son entretien avec Poutine, pour lui signifier que le temps, où les Etats-Unis s'abaisser devant le comportement agressif de la Russie était terminé et que le coût allait monter pour Navalny :

The president struck a firm tone toward Moscow, vowing to stand up to Russian efforts to disrupt American democracy and saying he had made it clear in a recent call with President Vladimir V. Putin of Russia, “in a manner very different from my predecessor, that the days of the United States rolling over in the face of Russia’s aggressive actions” were over. He called on Moscow to release the imprisoned dissident Alexei A. Navalny, adding: “We will not hesitate to raise the cost on Russia.”

  

Le nouveau Secrétaire d'Etat a enfoncé le clou, au cas où la répartition des rôles ne serait pas claire dans ce monde idyllique : 

"A l'époque de défis globaux sans précédents, il est plus important que jamais que les Etats-Unis entraînent le monde derrière eux une fois de plus, puisqu'il ne va pas s'orgniser tout seul et ne réglera pas les problèmes importants."

Ainsi, les Etats-Unis décident pour le monde, c'est-à-dire pour les autres pays, qui, infantiles, sont incapables de s'assumer et d'assumer ce monde. La facilité avec laquelle les pays occidentaux se plient semble, en effet, confirmer cet état de fait. Le combat géopolitique entre dans une phase décisive.

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20 commentaires:

  1. Cette orientation politique n'est pas une nouveauté, elle n'est que la reprise de celle d'avant l'ère Trump. On peut y voir un chant du cygne car elle ignore (ou feint d'ignorer) la crise sociale croissante qui mine l'empire ainsi que évolution importante du rapport de forces géopolitique en faveur de la Chine et de la Russie.

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  2. Cette orientation politique n'est pas une nouveauté, elle n'est que la reprise de celle d'avant l'ère Trump. On peut y voir un chant du cygne car elle ignore (ou feint d'ignorer) la crise sociale croissante qui mine l'empire ainsi que évolution importante du rapport de forces géopolitiquement en faveur de la Chine et de la Russie.

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  3. Et Poutine lui a répondu quoi? Il serait très intéressant de le savoir.
    Biden joue au matamore mais à 78 ans et à moitié sénile c'est un peu ridicule. Les EU sont de retour mais il sont également sur le déclin, alors nous verrons bien.

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  4. Macron l'a dit, la bête de l'événement arrive et elle arrive, cela se comfirme sur cette article !

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  5. Cet homme tout sénile qu'il soit sait très bien qu'après le coup de P*** fait à monsieur Trump il va avoir l'appui de tout les socialiste du globe, des mondialistes, des vendus de tout poil des familles Clinton Obama, et de sa vice-présidente toute acquise aux idées nouvelles surtout si elles sont contre les PEUPLES.

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  6. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  7. Entre-temps, il y a eu Davos avec deux discours remarqués (remarquables?): celui de Xi suivi de celui de Poutine. Ils proposent une nouvelle architecture de l'économie mondiale fondée sur un modèle multipolaire, regroupant des nations souveraines dans un système gagnant-gagnant. Face à eux, l'Occident et son gendarme américain. Militairement, les Etats-unis sont présents à peu près partout dans le monde et... victorieux nulle part. Avec Biden, dans ses tout récents discours, nous le voyons bien, la dynamique globale de l'Occident ne change pas et continue son déclin. Il y a le train du XXIe siècle à prendre. Allons-nous le rater?
    Alexander

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  8. L'Occident en faillite à tous points de vues(pyramides de ponzi de dizaines de trillions de dettes),peu ou pas de ressources naturelles, d'énergie, faillite sociétale, chômage de masse, euro pas adapté à 16 pays, guerre civile, surveillance Orwellienne et les robots + l'IA arrivent ce qui créera encore plus de dette et de chômage, population vieillissante, taux à zéro, bulles en bourse, croissance nulle etc..un vrai paradis.

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  9. les USA, certes sur le déclin, mais sont encore très puissants, leurs alliés, notamment européens, sont docilement alignés sur la politique agressive vis à vis de la Russie, il suffit dans les médias occidentaux l'avalanche de russophobie qui porte ses fruits dans des populations assez déconnectées des réalités du monde réel,
    je pense que les USA risque malheureusement de nuire encore beaucoup à la paix mondiale pour essayer de conserver ce leadership de plus en plus contesté notamment par la Chine, pour la Russie, c'est triste à dire mais il n'y a que la position de force qui pourra éviter les aventuriers occidentaux à se lancer dans des opérations pouvant mettre en jeu l'existence même du monde.

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    1. C'est absolument cela, et notre guignol est tout acquis au vieillard américain, puisqu'il a été le premier à le félicité pour ses magouilles.

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  10. Les présidents de pacotille passent, l'Etat profond qui tire les ficelles subsiste. Sa politique est toujours la même : tirer sur tout ce qui bouge et lui fait de l'ombre.

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  11. vive poutine son poutine les étasunien et crase le monde

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  12. Chacun doit , selon ses moyens , s'en prendre à tous les biens américains ds le monde . Pas les personnes , nous sommes civilisés , nous ! US GO HOME !!

    Dagobert

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  13. La présence en France d une politique multilatérale de type gaulliste changerait considérablement la donne entraînant l Italie et l allemagne à agir selon leurs intérêts.

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  14. Il est assez logique qu’un article au contenu assez manichéen suscite des commentaires caricaturaux. Il est aussi drôle de voir comment des visions traditionnelles peuvent être complétement inversées. Les Etats-Unis, jadis considérés comme l’un des berceaux de la démocratie, chantres du pluralisme, sont ici présentés comme un pôle totalitaire avec de noires visées impérialistes. Et la Russie, célèbre par ses tsars autocrates, son expansionnisme territorial, ses déplacements de population, ses colonies pénitentiaires et son manque de liberté, serait en train de devenir le pôle adverse, un havre où règnent le droit et la justice, un phare de résistance – avec sa grande sœur la Chine voisine – au mondialisme envahissant. Mme Bechet Golovko, probablement instrumentalisée pour contribuer à ce renversement de perspective, a encore beaucoup de chemin à parcourir pour commencer à être convaincante auprès de l’auditoire français. Pour rester sur le même terrain simpliste, je préfère quant à moi continuer à vivre dans un vieux pays dont on peut critiquer ouvertement les dirigeants sans risquer la prison ou s’opposer politiquement sans risquer la mort, que dans ces pseudo phares de l’avenir, où ce n’est manifestement pas encore le cas.

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    1. Bonjour, "Pour rester sur le même terrain simpliste, je préfère quant à moi continuer à vivre dans un vieux pays dont on peut critiquer ouvertement les dirigeants sans risquer la prison ou s’opposer politiquement sans risquer la mort,..." Les manifestants voir simples passants éborgnés durant les manifestations des gilets jaunes apprécieront vos propos et tant la liste est longue je vous fais grâce de la liste des blessés ,par la police, lors des manifestations aux USA.
      KG.

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    2. Mais si ce blog ne vous plait pas, et c'est votre droit, plutôt que d'être désagréable, allez voir ailleurs.

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    3. @Languedoc30, "désagréable" vous êtes trop gentil avec lui... Lorsque Inoshishi écrit "Mme Bechet Golovko, probablement instrumentalisée pour contribuer à ce renversement de perspective" ce genre de diffamation insidieuse revient dès qu'un auteur ose publier des faits et sortir de la narrative habituelle qui vise à condamner la Russie quoi qu'elle fasse...
      Cette volonté de faire taire toutes voix dissonantes n'est pas nouvelle, il suffit de relire entre autres les articles de feu Robert Parry, il dénonçait régulièrement cette tendance.
      KG.

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