Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
vendredi 5 août 2022
Billet d'humeur : Beriozka-2.0 ou quand le Gouvernement russe reconnaît la supériorité de l'élite globaliste sur son propre sol
lundi 10 janvier 2022
Billet de retour : le Kazakhstan ou la perspective des révolutions covidiennes
La crise majeure, qui s'est emparée du Kazakhstan depuis une semaine, est particulièrement significative à plusieurs titres. Deux aspects retiendront notre attention : d'une part, sur fond de déstabilisation socio-économique et de fanatisme covidien, les populations n'ont plus rien à perdre et sont prêtes à l'insurrection ; d'autre part, l'intervention des forces de paix de l'Organisation du traité de sécurité collective est un précédent, qui met l'OTAN et les Etats-Unis face à un nouvel échec aux portes de la Russie et dans sa zone d'influence naturelle.
vendredi 26 novembre 2021
La Russie commettra-t-elle l'erreur d'ouvrir la chasse à l'opposition politique ?
L'affaire qui se monte autour du député communiste Rachkine, sachant que cette personnalité est à la pointe de la lutte contre les dérives covidistes et globalistes qui affaiblissent la Russie, telles que l'enseignement à distance, la furie vaccinale, le pass sanitaire (QR Code), peut profondément influencer le paysage politique russe. Rachkine vient de tomber pour une histoire de chasse dite illégale, seul (alors qu-il s'agit d'une chasse collective), immédiatement surmédiatisée. En ouvrant la chasse à l'opposition politique, puisque depuis les dernières élections, les élus communistes font l'objet d'interpellations à tous les niveaux, le pouvoir actuel en Russie est à la fois en train de renforcer la vie politique intérieure et de créer l'instrument de sa chute - une opposition, politique, réelle et nationale.
vendredi 19 novembre 2021
Poutine met la Russie au coeur du combat géopolitique et idéologique du Covid
Le renversement radical de la position présidentielle en Russie face à la gestion du Covid ne passe pas inaperçue, ni à l'intérieur, ni à l'extérieur. Ce coming out globaliste oblige le pouvoir en Russie, légitimé d'une manière centralisée par le Président, qui s'appuie sur une base patriotique/étatiste nationale, à dédramatiser, ce qui risquerait d'être pris au minimum comme un désaveu, pouvant conduire à un chancellement de tout le système de gouvernance. Dans ce contexte, un très étrange texte a été publié par un analyste américain, parfaitement implanté en Russie, ayant même travaillé pour Radio Sputnik, expert au Club de Valdaï, expliquant sans ciller que Poutine a toujours été un globaliste, mais que ce n'est pas grave car il aime son pays, donc la vaccination obligatoire est très bien, les lock down doivent permettre de lancer l'économie numérique et Schawb est son ami intime, dont il partage la vision. Mais ce n'est pas grave, car c'est Poutine et Poutine aime la Russie, donc ce n'est pas grave. Comment interpréter cette surprenante publication ?
mercredi 7 juillet 2021
Billet d'humeur : la première victime du libéralisme, c'est l'Homme
Alors que nous vivons une folie totalitaire globale sur fond de sanitarisme aigu, il se trouve encore des esprits embrumés pour continuer à lutter contre le fantôme du communisme et invoquant comme un mantra bien poser tous "ses" crimes. Comme il est plus confortable de se battre contre ce qui n'est plus, de le réécrire à loisir, pour se cacher de ce qui est ! Et si nous balayions devant notre porte ? Si nous parlions des crimes du libéralisme ? Si l'on osait regarder en face ce monstre qu'il a enfanté, qui grandit devant nos yeux ébahis ? Car cette dictature globale et inhumaine est bien l'enfant chéri du libéralisme.
mercredi 31 mars 2021
Macron, Merkel et Johnson appellent formellement à la dictature sanitaire globale
La France, La Grande-Bretagne et l'Allemagne sont lancées en première ligne pour tenter de mettre fin à l'organisation mondiale découlant de la Seconde Guerre mondiale, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Or, pour détruire un système international, il faut généralement une grande guerre, qui met à plat les sociétés et les économies. Le Covid trouve ici toute son utilité : contre "la tentation du nationalisme", à l'heure d'une dévastation socio-économique et humaine comme l'on en n'a pas connue depuis 1945, il nous est intimé de repenser le système des relations internationales. La Première Guerre globale doit permettre l'avènement d'un monde global, basé sur un principe primaire totalisant de "santé". Toute vie, humaine ou animale, est assimilée et réduite à sa dimension biologique; les Etats ou les sociétés privées, au même niveau, sont gouvernés par des instances globales. Les Etats-Unis restent formellement en retrait, la Russie et la Chine n'ont pas signé cet appel, mais soyons certains que le front diplomatique va s'ouvrir. Cet appel "pour une architecture internationale sanitaire plus robuste" explique enfin pourquoi la gestion de cette crise sanitaire du Covid a été aussi désastreuse : elle permet de mettre en scène les conditions nécessaires à la tentative de ce qui ressemble à s'y méprendre à un coup d'Etat global, avec un changement formel du lieu et du fondement légitime de l'exercice du pouvoir.
mardi 30 mars 2021
USA / Russie : l'Administration Biden enferrée dans l'impasse des sanctions
Alors que le Président Biden avait annoncé une réaction extraordinaire pour la cyberattaque attribuée à la Russie, finalement il reste dans les mêmes marges de manoeuvre que ses prédécesseurs : quelques sanctions, prolongées, et de grandes déclarations. L'effet de surprise étant passé depuis longtemps, la diversité des sanctions possibles ayant été épuisées, à part une rupture directe des relations diplomatiques ou une déclaration de guerre, rien de nouveau, objectivement, ne peut être adopté sur le plan de la répression. Et comme, heureusement, ils veulent gagner la guerre sans recours à un conflit armé direct, le marécage géopolitique continue à stagner, faute d'un équilibre des forces et d'absence d'une stratégie politique nouvelle, permettant de sortir de l'impasse.
vendredi 26 mars 2021
Etats-Unis / Russie : entre "guerre mentale" et "viol démocratique"
La dégradation des relations entre le camp globaliste, dirigé par les Etats-Unis, et la Russie continue à s'accélérer - ce que l'agenda permet cette semaine, avec le somment de l'OTAN et le sommet européen, où la participation du Président américain, chose particulièrement rare (car anormale dans ce format) doit être soulignée. La question centrale restant toujours la même : la détermination de l'ennemi et la stratégie de combat à mener - puisqu'une guerre militaire directe n'est pas dans l'intérêt des globalistes, mais qu'ils leur faut gagner le combat. Un conseiller du ministre russe de la Défense parle de "guerre mentale", Peskov d'un "viol démocratique" en cours finalement depuis la chute de l'Union soviétique. C'est bien la Première Guerre globale qui est en cours.
jeudi 4 mars 2021
Les néotrotskystes au pouvoir : AfD et Génération Identitaire dans le collimateur globaliste
Alors que Génération Identitaire se fait dissoudre en France par un Gouvernement, qui semble plus préoccupé de protéger l'idéologie globaliste et de rendre hommage à ses cultes (migratoire et sanitaire), que de s'occuper du bien-être du pays et de sa population, en Allemagne le parti Alternative pour l'Allemagne est mis officiellement sous surveillance des services spéciaux, pour ses critiques du confinement et ses déclarations contre la politique migratoire Open Border. L'on ne touche pas aux nouveaux dieux, l'on respecte les cultes. Ou bien l'on vous détruit. C'est ça le nouveau totalitarisme global.
mercredi 3 mars 2021
Les nouvelles sanctions euro-américaines : la "Bataille de Russie" est en cours
Les Etats-Unis et l'UE, ont adopté de nouvelles sanctions contre la Russie. Si l'UE s'est bornée à symboliquement sanctionner quatre hauts responsables russes, dont les institutions ont osé être impliquées dans la condamnation de Navalny, démontrant ainsi simplement leur allégeance aux Etats-Unis, ces derniers attaquent plus frontalement, notamment les domaines de la vente d'armes et de la recherche scientifique en Russie. De son côté, la Russie, par la voix de Lavrov, a promis de répondre à cette "attaque hostile". La radicalisation des relations entre le clan Atlantiste et la Russie suit, in fine, son cours normal - jusqu'à victoire de l'un des deux dans cette Première Guerre globale. Et la "Bataille de Russie" qui se joue est déterminante.
lundi 22 février 2021
Affaire Navalny : la Russie met en danger la légitimité de ce pouvoir globaliste
En restant fermement ancrée dans le cadre de l'état de droit et en refusant de faire céder la justice nationale face à la politique internationale dans l'affaire Navalny, la Russie a mis l'UE et les Etats-Unis dans une situation particulièrement délicate, voire dangereuse pour eux : un pouvoir n'existe, que tant qu'il est obéi. En niant la légitimité de ces pôles à décider de questions relevant de la souveraineté nationale, c'est la légitimité du monde global qui a été mis en cause, par la remise en cause de son pouvoir. Car à la différence du Roi de la planète du Petit Prince, ce monarque global, faute de ne pouvoir être universel, n'a pas su se contenter de donner des ordres raisonnables : "Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner, reprit le roi. L'autorité repose d'abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d'aller se jeter à la mer, il fera la révolution. J'ai le droit d'exiger l'obéissance parce que mes ordres sont raisonnables.". Il a demandé à la Russie de se noyer, elle lui propose de sauter à l'eau le premier.
vendredi 12 février 2021
Enlisement de l'OSCE : la Russie refuse de participer à un séminaire sur les doctrines militaires
Pour la première fois depuis 30 ans, la Russie n'a pas participé à un séminaire de l'OSCE sur les doctrines militaires, sous l'égide des Etats-Unis. L'intensification des conflits entre les pays de l'OTAN et la Russie met les relations internationales, s'articulant aujourd'hui autour de plateformes globales, dans une impasse : ces instruments deviennent inefficaces en cas de divergence stratégique et ont démontré leur incapacité à résoudre les conflits contemporains. A force de vouloir endiguer la Russie, ces organes s'enlisent eux-mêmes.
vendredi 5 février 2021
Biden annonce l'avènement du monde global et l'affrontement avec la Russie
Le retour des Démocrates au pouvoir avec l'élection de Joe Biden restaure la politique d'infantilisation d'un monde, qui doit non seulement suivre docilement les Etats-Unis, dont la mission est de le mener, mais qui est sommé de dire merci, d'obéir et de se taire - sauf pour applaudir ou siffler le moment venu. Mais c'est aussi l'avènement du monde global et la réaffirmation de ses piliers idéologiques : le culte LGBT, climatique, migratoire et maintenant pandémique aussi. Evidemment, dans ce monde, la Russie est un ennemi privilégié, avec lequel la confrontation n'est rien moins que promise. La course vers la globalisation s'accélère, détruisant tout sur son passage, déjà incontrôlée, car irrationnelle.
jeudi 4 février 2021
Ukraine: Zelensky ferme des chaînes de télévision non-alignées avec le soutien de l'Occident
Le Président ukrainien a décidé d'interdire pour 5 ans l'activité de trois chaînes de télévision, car elles diffusaient un discours non-aligné sur le Maïdan, considéré "pro-russe", puisque critique à l'égard du Gouvernement. L'on pouvait penser que l'Occident bien-penseant allait quand même réagir à ce qui est une attaque directe portée aux valeurs démocratiques européennes. Non seulement, c'est le silence total, mais en plus la presse française légitime l'opération - ce sont des chaînes "pro-russes" (puisque dans l'opposition) et la nouvelle Administration américaine l'avait conseillé ... Les médias étatiques français, parfaitement soumis, ne vont certainement pas commencer à s'indigner ou soutenir des collègues ... Imaginez quelles auraient été les réactions, si cela s'était passé en Russie ... Quand on affirme que le monde global ne peut être que totalitaire, en voici un exemple.
jeudi 28 janvier 2021
Quand le monde globaliste se met à la merci d'un grain de sable comme Navalny
Le pion Navalny reste au centre de l'intensification du conflit entre le monde globaliste et la Russie. Après son interpellation à l'aéroport, la communauté internationale, sans grande surprise, fait monter la pression sur le mode déjà classique du "Libérez le prisonnier politique!". Les déclarations politiques s'enchaînent, les coalitions se renforcent, notamment autour du G7 et de l'UE, ce qui finalement est bien le but : utiliser Navalny pour déstabiliser la situation politique intérieure, tout en faisant un chantage international à la Russie, qui si elle veut continuer à faire partie de la gouvernance globale, doit renoncer. A elle-même. La Russie a opposé un ferme refus et ainsi l'opération Navalny est à double tranchant pour le monde globaliste : avec son mouvement de recul, la Russie met en danger la globalité même de ce monde - et donc sa puissance. D'arme globaliste, Navalny peut ainsi devenir, sans le vouloir, le grain de sable qui risque de gripper la mécanique.
vendredi 22 janvier 2021
Conseil de sécurité de l'ONU : la Russie dénonce une politisation de la crise intérieure en Biélorussie
Sans que la presse main stream n'affiche trop l'événement, à la demande de l'Estonie, soutenue dans son combat pour le renversement du pouvoir en Biélorussie notamment par la France, la Grande-Bretagne et évidemment les Etats-Unis, Tikhanovskaya va encore une fois s'exprimer devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Que s'est-il passé depuis début septembre, pour qu'elle passe aussi souvent devant une institution gérant des crises, mettant en péril la sécurité internationale, alors que la crise qui s'éteint doucement en Biélorussie est une affaire intérieure ? Rien ? C'est bien le problème, la révolution globaliste est en train d'échouer faute d'un réel soutien populaire à cette opposition ne défendant pas les intérêts du pays. Et ce sont bien les intérêts du monde global qui sont en jeu, et que le Conseil de sécurité de l'ONU va devoir défendre. Mais, la Russie a annoncé y participer, car elle aussi avait des choses à dire ...
mardi 12 janvier 2021
Etats-Unis : l'hystérie des globalistes face à Trump
Pourquoi les Démocrates, à la tête du clan globaliste, ont-ils si peur de Trump, que non seulement il ait fallu falsifier à un tel point les élections présidentielles américaines que les Etats-Unis en sortent perdant, mais qu'il faille encore tenter un Impeachment tout en bâillonnant le Président sortant ? Pourquoi ? Sont-ils si faibles ? Savent-ils qu'ils sont à ce point impopulaires ? Donc qu'ils usurpent le pouvoir ? Finalement, les masques "démocratiques" sont tombés, il ne reste qu'une révolution de Palais.
lundi 11 janvier 2021
La Covidissidence : seule une idéologie produit de la dissidence
Avec le Covid, le concept de dissidence a été remis à la mode. Sont qualifiés de dissident, tous ceux qui remettent en cause les objets et les moyens du culte : le masque, le vaccin, les mesures liberticides en général. Pour être qualifié de dissident aujourd'hui, il n'est pas nécessaire de remettre en cause l'existence d'un énième virus, mais de vouloir une approche rationnelle de la manière dont la situation est gérée. Or, il s'agit d'un virus, quel est le rapport avec la dissidence, dont les médias et les politiques nous abreuves ? Le libéralisme avait créé ses dissidents, le communisme avait les siens. Ce sont des idéologies, c'est normal, car voulant créer une vision totalisante du monde, elles ne peuvent laisser de place à l'alternative, voire au doute. Mais le Covid, un virus ? A moins que le coronavirus ne soit que le moteur du globalisme, qui ne se discute pas et dont les vertus ne peuvent être mises en cause. Le Covid évite la discussion et force la marche globale, qui avait de plus en plus de mal à convaincre. D'où la possibilité d'une dissidence, la Covidissidence, puisque la question n'est plus fondamentalement sanitaire.
jeudi 17 décembre 2020
Enseignement à l'heure du Covid : 83% des élèves présentent des troubles psychiques en Russie
Le rêve de l'enseignement à distance, c'est-à-dire finalement virtuel - dans tous les sens du terme, de l'élite progressiste russe a (enfin) pu être réalisé grâce à l'instrumentalisation du coronavirus. Mais selon le ministère de la Santé, ce fantasme se transforme en cauchemar : 83,8% des enfants confinés de facto à domicile pour jouer la parodie de l'enseignement à distance présentent des symptômes plus ou moins graves de trouble psychique. 83,8%. Bref, non seulement l'enseignement à distance ne permet pas de dispenser un enseignement de qualité, mais en plus, la justification se devant imparable du "Mais, enfin, ne soyez pas égoïste, c'est pour leur saaanté!" (n'oubliez le visage figé et l'oeil accusateur de la bien-pensance outragée), ne tient pas non plus. Etrangement, et parce que c'est manifestement prévu pour durer, le ministère de la Santé ne prévoit pas de renvoyer les enfants à l'école ... mais de les shooter aux psychologues. Ainsi, ils pourront intégrer la nouvelle norme sociale et se faire détruire sans souffrir. C'est quand même beaucoup plus humain.
mardi 24 novembre 2020
Traité "Ciel ouvert" : Les Etats-Unis exigent des Européens les informations concernant la Russie
Alors que les Etats-Unis sont officiellement sortis depuis dimanche du traité Ciel ouvert, la Russie déclare avoir connaissance de négociations entre les Etats-Unis et leurs Etats satellites européens, afin que ces deniers leur transmettent les informations concernant la Russie, auxquelles ils n'ont formellement plus accès. En considérant la capacité de résistance des pays européens aux exigences américaines, il y a de fortes chances que la Russie, qui reste elle étrangement dans cet accord, n'ait plus les informations concernant les Etats-Unis, alors qu'eux pourront bénéficier d'une coopération intra-globaliste à ce jour sans faille. Nous assistons à l'aboutissement de la globalisation en voyant la tentative de faire fonctionner ses instruments ouvertement au profit du seul centre politique, les Etats-Unis, sans que celui-ci, en surplomb, n'ait plus besoin de donner l'illusion d'y participer.


















