Les îles Kouriles du Sud reviennent régulièrement sur le devant de la scène politique ces dernières années, illustrant parfaitement le dilemme qui touche la Russie, à la fois d'une défense de sa souveraineté et de ses intérêts nationaux, tout en voulant une normalisation de ses relations sur la scène internationale. Or, les relations internationales sont, en fait, aujourd'hui justement "normales", c'est-à-dire conflictuelles mais fructueuses, et il ne peut en être autrement entre des Etats dont tous ne sont pas souverains et certains mènent un jeu propre. Au Forum économique de Vladivostok, il semblerait que Vladimir Poutine ait bloqué le processus presque déjà convenu de perte au profit du Japon de deux des Iles Kouriles du Sud, en contrepartie d'un hypothétique traité de paix et de nouvelles bases militaires américaines aux frontières orientales de la Russie.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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vendredi 6 septembre 2019
vendredi 16 août 2019
Les îles Kouriles peuvent faire perdre à la Russie la Seconde Guerre mondiale 75 ans plus tard
75 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Russie et le Japon n'ont pas signé leur traité de paix, le Japon se refusant toujours à reconnaître les conséquences de ce conflit qui a changé la face du monde. Ce qui, pourtant, ne les empêche nullement d'avoir des relations commerciales florissantes et ce déjà sous l'URSS. Mais pour des raisons quelque peu surprenantes, la Russie a relancé il y a quelques années des négociations de paix dépassées, mais la population russe a très mal pris l'idée que des îles de l'ensemble des Kouriles pourraient être abandonnées au Japon. L'affaire fut close il y a quelques mois, médiatiquement, mais les négociations continuent. Il est vrai que le Japon est très bien conseillé et la situation a encore une fois dégénéré : Lavrov envisage la possibilité, selon ses propres termes, que deux des quatre îles (il est vrai, les moins stratégiques) soient non pas rétrocédées mais accordées au Japon, après qu'il ait reconnu les conséquences de la Seconde Guerre mondiale. Rétrocéder ou accorder ne change pas grand-chose pour la population et ça passe encore plus mal aujourd'hui dans un contexte politique incertain. A ce rythme-là, il pourrait émerger une véritable opposition populaire, qui elle n'aura aucun besoin d'être encadrée par les clowns Sobol-Navalny.
jeudi 17 janvier 2019
Japon - Russie : des bateaux de pêche japonais forcent la main dans les Kouriles du Sud
Des bateaux de pêche japonais qui violent les règles de passage à proximité des Iles Kouriles du Sud, obligeant les gardes-frontières à intervenir et conduisant le Japon à déclarer inadmissible ... l'intervention des gardes-frontières russes - puisque la position du Japon concernant ces îles n'a pas changé. Toute ressemblance avec des faits réels s'étant produits en d'autres lieux de la frontière russe ... aurait peut-être un sens.
mercredi 16 janvier 2019
Conférence de presse de Lavrov : la Russie, facteur de stabilité face à l'atlantisme
Si le retour sur la scène internationale de la Russie s'est fait dans les années 2014-2015, lorsqu'elle s'est reconnue le droit non seulement d'avoir des intérêts stratégiques, mais aussi de les défendre, face aux poussées impérialistes des Etats-Unis, elle est aujourd'hui devenue un facteur de stabilisation, de limitation de l'hégémonie américaine. Même si les forces ne sont pas égales et le combat très loin d'être gagné. Retour sur la conférence de presse du ministre russe des Affaires étrangère, Sergueï Lavrov.
jeudi 10 janvier 2019
Iles Kouriles : les relations russo-japonaises déstabilisées par un Traité qui a perdu tout son sens
En relançant les négociations autour d'un mythique Traité de paix entre la Russie et le Japon, celle-ci a ouvert la boîte de Pandore des îles Kouriles du Sud et de la question de leur souveraineté. En bonne logique, il est vrai, que tout conflit doit être réglé, le règlement acté, afin de poursuivre. Mais les conflits sont différents, pas seulement militaires, les Etats qui négocient ne sont pas toujours souverains. La détérioration des relations russo-japonaises qui peut découler de ce processus montre avant tout que seuls les vainqueurs peuvent conclure des traités. Et les imposer. La défaite ne se négocie pas.
mardi 8 août 2017
Etats Unis: remise en cause de la politique de "l'occupation amie" au Japon

Quelle population peut être heureuse de voir sur son sol des soldats étrangers? De voir ses villes survolées par des avions de guerre étranger? De les y voir de manière permanente, à tel point qu'ils en sont chez eux? La domination physique américaine qui passe par ses bases militaires arrive à la limite des possibilités données par la géopolitique. Le Japon en est un exemple.
lundi 12 septembre 2016
Poutine: la Russie ne négocie pas son territoire
A chaque rencontre entre V. Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe sur la coopération économique entre la Russie et le Japon, ressort la question des îles Kouriles que l'URSS a reçu suite aux accords conclus à la fin de la Deuxième guerre mondiale. Alors que le Président affirme que le Japon a déjà refusé une fois la restitution de deux des îles, la question étant close et juridiquement et historiquement, les médias relancent l'idée d'une restitution au Japon.
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