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lundi 30 juin 2025

Billet d'humeur : les élites russes, veulent-elles réellement condamner le pays à la "prison numérique" ?


Aussi paradoxalement que cela puisse paraître, la Russie continue à s'engager de plus en plus profondément sur la voie du fanatisme numérique. Paradoxal, car la guerre conduite sur le front ukrainien est une guerre civilisationnelle - contre l'anti-civilisation globaliste, quand le numérique est un des instruments du processus de désétatisation et pivot du contrôle des hommes et des sociétés. Et la manière dont ces programmes réécrivent l'histoire russe est significative. Le moment de la prise de conscience arrivera-t-il  ou ces élites n'en sont-elles pas capables ?

lundi 2 octobre 2023

IA : Gref ou le cheval de Troie globaliste


En 2020, alors que le monde se trouve sous l'épée d'une gouvernance globalisée covidienne, la Russie lance son programme de renforcement du financement public du numérique, appelé IA, comme si un programme pouvait avoir une intelligence, et force l'implantation numérique dans toutes les sphères de la société - et de l'Etat. Сette pompe à fric globaliste produit par ailleurs les résultats attendus : le soutien et la propagation du discours anti-russe atlantiste, comme l'illustrent parfaitement les tchats de la première banque russe, Sber, pour qui la Crimée a été annexée, l'OTAN n'intervient pas en Ukraine et la Russie est l'agresseur. Et Gref, manifestement, bénéficie d'une étrange impunité. Ce qui continue de discréditer le pouvoir auprès de la population.

jeudi 7 octobre 2021

Enseignement virtuel : plusieurs hauts responsables de l'enseignement numérique à la Sber interpellés


Alors que Gref et la Sberbank qu'il préside sont les fers de lance de la destruction de l'enseignement en Russie, sous couvert d'innovation technologique et de virtualisation (dans tous les sens du terme), la vice-présidente de Sber en charge de l'enseignement a été interpellée pour détournement de fonds, en compagnie de trois autres dirigeants. Le signal politique est d'autant plus fort, qu'au même moment est arrêté pour trahison d'Etat le fondateur d'une compagnie IT, devant s'occuper de la sécurité informatique, notamment des ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères, du gouvernement de Moscou et d'autres structures publiques importantes. Peut-on espérer une prise de conscience ou, au moins, le réveil de l'instinct de survie ?

jeudi 16 mars 2017

L'Ukraine prend acte de la séparation du Donbass



La guerre en Ukraine vient encore une fois d'arriver dans une nouvelle phase, qui cette fois risque de durer longtemps. Ce n'est pas la fin de la guerre, mais c'est la fin d'une guerre. Chaque partie vient de reconnaître l'existence d'une frontière posée par les armes, qu'il devient très difficile de déplacer. Les conséquences économiques et politiques sont en train d'être tirées de part et d'autre, le divorce russo-ukrainien est consommé. 

mardi 7 mars 2017

Sberbank: quand la plus grande banque ne reconnait pas la légalité russe



Bien que, en mars 2014, la Crimée et Sébastopol aient été rattachés à la Russie et que le Président vienne d'adopter un oukase reconnaissant la validité des passeports délivrés par les Républiques de Donetsk et Lugansk sur le territoire de la Fédération de Russie, H. Gref, à la tête de la banque publique la plus importante de Russie, la Sberbank, refuse de reconnaître ces territoires et ces documents.

Pourquoi la légalité russe ne semble pas concerner la Sberbank et H. Gref?

dimanche 31 mai 2015

G. Gref ne reconnait ni la Crimée ni Sébastopol

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G. Gref

Vendredi a eu lieu un évènement important pour G. Gref, ancien ministre de l'économie, maintenant à la tête de la plus grosse banque russe la Sberbank. Il a gardé la direction de la Sberbank. Au passage, il n'a pas reconnu le rattachement juridique de la Crimée et de Sébastopol à la Russie, mais ça c'est évidemment un détail.

lundi 17 février 2014

Quand le business détourne la politique

Voir: http://izvestia.ru/news/565930

Chacun se prépare aux élections de l'assemblée locale de Moscou. Le parti de Prokhorov, Grajdanskaya Platforma est, pour sa part, prêt à lancer la candidature du vice-président de la Sberbank à Moscou, Denis Konstantinov.
 
L'intérêt réside dans l'explication du choix du parti au nom duquel ce candidat novice veut se présenter et les raisons politico-économiques qui peuvent le pousser à entrer en politique. Les deux aspects étant liés.
 
Tout d'abord sur le choix du parti. Il est plus facile d'entrer à Grajdanskaya Platforma qu'à Edinaya Rossiya, car ils sont moins regardant sur le potentiel électoral du candidat. Autrement dit, peu importe le parti, l'essentiel est de participer et de pouvoir être élu. Il ne s'agit donc pas d'idéologie, pas de politique. Puisque normalement, le parti de Prokhorov est dans l'opposition. Donc hésiter entre le parti du pouvoir et un parti d'opposition montre la largesse de vues politiques de M. Konstantinov, mais également l'absence d'ambition politique du parti qui l'accueil. On soulignera également que dans son équipe de campage, on retrouve Nonna Kagramanian, de l'administration présidentielle.
 
Le lancement de cette candidature, dit-on, peut être le fait propre de D. Konstantinov, mais il y a de fortes chances que ce soit la décision de H. Gref, qui dirige la Sberbank. Soit celui-ci à des projets à Moscou et il serait bon d'avoir un homme dans la place, soit, de toute manière, infiltrer l'assemblée locale de la ville de Moscou ne peut que servir les intérêts de la Sberbank. Bref, appelons un chat un chat, c'est du lobbying. Mais qui utilise les élections, donc les détourne. Car le député n'est pas élu au nom de la Sberbank, mais pour représenter la population de l'arrondissement qui a voté pour lui.
 
Ce mélange entre le business et la politique est le meilleur moyen de détruire les institutions représentatives, qui sont à la source de la légitimité des organes d'Etat, donc de l'Etat lui-même. Une plus grande restriction du droit à être élu serait la bien venue, même si, pour cela, il est nécessaire de lancer une réelle réflexion sur la place respective du business et du politique. Tout n'est pas politique, tout n'est pas économique, sauf à vouloir tuer les deux.