Aussi paradoxalement que cela puisse paraître, la Russie continue à s'engager de plus en plus profondément sur la voie du fanatisme numérique. Paradoxal, car la guerre conduite sur le front ukrainien est une guerre civilisationnelle - contre l'anti-civilisation globaliste, quand le numérique est un des instruments du processus de désétatisation et pivot du contrôle des hommes et des sociétés. Et la manière dont ces programmes réécrivent l'histoire russe est significative. Le moment de la prise de conscience arrivera-t-il ou ces élites n'en sont-elles pas capables ?
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
lundi 30 juin 2025
lundi 2 octobre 2023
IA : Gref ou le cheval de Troie globaliste
En 2020, alors que le monde se trouve sous l'épée d'une gouvernance globalisée covidienne, la Russie lance son programme de renforcement du financement public du numérique, appelé IA, comme si un programme pouvait avoir une intelligence, et force l'implantation numérique dans toutes les sphères de la société - et de l'Etat. Сette pompe à fric globaliste produit par ailleurs les résultats attendus : le soutien et la propagation du discours anti-russe atlantiste, comme l'illustrent parfaitement les tchats de la première banque russe, Sber, pour qui la Crimée a été annexée, l'OTAN n'intervient pas en Ukraine et la Russie est l'agresseur. Et Gref, manifestement, bénéficie d'une étrange impunité. Ce qui continue de discréditer le pouvoir auprès de la population.
jeudi 7 octobre 2021
Enseignement virtuel : plusieurs hauts responsables de l'enseignement numérique à la Sber interpellés
Alors que Gref et la Sberbank qu'il préside sont les fers de lance de la destruction de l'enseignement en Russie, sous couvert d'innovation technologique et de virtualisation (dans tous les sens du terme), la vice-présidente de Sber en charge de l'enseignement a été interpellée pour détournement de fonds, en compagnie de trois autres dirigeants. Le signal politique est d'autant plus fort, qu'au même moment est arrêté pour trahison d'Etat le fondateur d'une compagnie IT, devant s'occuper de la sécurité informatique, notamment des ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères, du gouvernement de Moscou et d'autres structures publiques importantes. Peut-on espérer une prise de conscience ou, au moins, le réveil de l'instinct de survie ?




