Hier 1er avril, le Président russe a réuni le Conseil de sécurité sur deux questions : la lutte contre le terrorisme et surtout l'application, ou plutôt la violation par l'armée atlantico-ukrainienne, du moratoire des frappes sur les sites énergétiques en Ukraine et en Russie. Une note a été envoyée à l'Administration Trump. La Russie met les Atlantistes face à leurs responsabilités et impose son rythme.
Vladimir Poutine a réuni ce 1er avril le Conseil de sécurité pour faire le point. Ont pris part à la discussion le Premier ministre, les présidents des deux chambres du Parlement, Dmitri Medvedev qui est vice-président de ce Conseil, le directeur de l'Administration présidentielle, le ministre de l'Intérieur et celui des Affaires étrangères, le directeur du FSB et celui du Renseignement extérieur et Sergueï Ivanov représentant spécial du Président.
Si ces réunions ne sont jamais publiques, celle-ci fut particulièrement fermée et les déclarations préliminaires à la presse très succinctes. Poutine a annoncé, qu'il sera question des mesures de lutte contre le terrorisme, ce qui est assez clair, et de l'application du moratoire des tirs sur les sites énergétiques.
Ce qui est beaucoup moins clair ... Le Président a demandé au ministre de Défense un rapport détaillé, qui s'est exécuté et a dressé la liste des installations énergétiques russes ciblées par l'armée atlantico-ukrainienne depuis l'entrée en vigueur du moratoire, rappelant que les tirs étaient quasiment quotidiens. Ce rapport a été appuyé par Lavrov.
"Alors que les Démocrates célèbrent leur victoire dans un État clé lors de la campagne judiciaire la plus coûteuse de l'histoire des États-Unis, le président Donald Trump et le Parti républicain sont confrontés à un signe avant-coureur inquiétant quant aux conséquences de l'intense attention portée à l'influence d'Elon Musk pour le parti.Musk, le conseiller milliardaire de la Maison Blanche, a joué un rôle de premier plan dans la course, utilisant des fonds personnels et des groupes extérieurs alliés pour injecter plus de 15 millions de dollars dans la campagne de l'ancien procureur général du Wisconsin, Brad Schimel, candidat soutenu par Trump qui s'est présenté face à la juge Susan Crawford du comté de Madison. Crawford et ses alliés ont réagi en utilisant Musk comme repoussoir et en remportant une victoire décisive."
Parallèlement, nous apprenons qu'un groupe de 50 sénateurs, provenant des deux partis, vient de déposer un projet de loi, montant à 500% le tarif douanier pour les produits russes, ce dont Trump parlait il y a peu :
Les sénateurs Lindsey Graham (Républicain-Caroline du Sud) et Richard Blumenthal (Démocrate-Connecticut) ont présenté mardi un projet de loi visant à imposer des sanctions primaires et secondaires à la Russie si elle n'accepte pas une paix durable avec son voisin, l'Ukraine.
Ils ont été rejoints par un groupe de 50 législateurs qui ont convenu de soutenir des sanctions contre la Russie, ainsi qu'un droit de douane de 500 % sur les importations de marchandises en provenance des pays qui achètent du pétrole, du gaz, de l'uranium et d'autres produits russes, si les efforts pour mettre fin à la guerre ne progressent pas.
« Les sanctions contre la Russie impliquent l'imposition de droits de douane sur les pays qui achètent du pétrole, du gaz, de l'uranium et d'autres produits russes. Elles sont sévères pour une raison. »
Et cela est justifié par les sénateurs des deux camps ... par le fait que la Russie est "l'agresseur". Ce terme commence à se normaliser dans le discours politico-médiatique également sous l'Administration Trump :
« L’opinion dominante au Sénat américain est que la Russie est l’agresseur, et que cette guerre horrible et l’agression de Poutine doivent cesser maintenant et être dissuadées à l’avenir », ont-ils ajouté.
La publication de bien souligner que Trump "est vexé" :
Le président a exprimé son mécontentement envers son homologue Vladimir Poutine pour ses tentatives de dilatoire visant à mettre fin au conflit extérieur.
« Si je pense qu'ils nous embarquent, je n'en serai pas ravi », a déclaré Trump aux journalistes à bord d'Air Force One dimanche, en référence à la situation à l'étranger.
De son côté, la Russie a le temps. Et les conditions actuelles ne la satisfont pas, car elles ne permettent pas de régler la source du conflit, qui sera alors inévitablement réactivé. Comme l'affirme très clairement le ministère russe des Affaires étrangères :
Le vice-ministre des Affaires étrangères de la Russie Sergueï Riabkov a déclaré que les approches américaines sur le conflit en Ukraine n’en traitaient pas les causes profondes. Il a affirmé que Moscou ne pouvait accepter ces propositions en l’état et a rappelé les priorités défendues lors des échanges à Riyad.
En revanche, la Russie continue le dialogue avec les Etats-Unis sur la normalisation des relations diplomatiques. Cette fragmentation de l'action diplomatique russe met les Atlantistes mal à l'aise, puisque leur intérêt est justement de tout "vendre" dans une même "offre".
Le moment de vérité approche et le changement de ton de l'équipe Trump ne joue pas en leur faveur. Si la Russie a envie, plus qu'intérêt, à discuter avec eux, c'est pour se sentir à égalité et respectée. Le dénigrement et les menaces vont faire tomber le dernier voile d'illusion, ce qui pourra libérer les mains des élites russes - plus patriotiques.
Bravo les russes. Il est important qu’au moins une des parties reste rationnelle, sans quoi on dérive dangereusement vers le tout et n’importe quoi. S’il reste à Trump une once de bon sens (mais peut-être a-t-il épuisé son stock en disant qu’il n’y a que deux sexes), il finira par comprendre qu’il n’existe pas de raccourci pour régler ce conflit - un cessez-le feu ne mène nulle part, et d'abord parce que l’Ukraine ne le respectera pas (preuve s’il en est). Il faut d’abord un changement de régime car on ne peut pas imposer la «paix par la force», pas plus qu’on ne peut faire boire un âne qui n’a pas soif (ou qui en est convaincu). A la limite on peut forcer la disparition de ce qui empêche cette possibilité (en provoquant des élections démocratiques, par exemple) mais non forcer la paix elle-même, ou alors la paix n’est pas un accord entre deux parties mais la conséquence d’une capitulation.
RépondreSupprimerLes joueurs de poker américains commencent à comprendre que le bluff ne marche pas dans une partie d’échecs…. Ils comprennent aussi que la Russie ne cédera pas sur ses objectifs légitimes et ne craint pas d’aller si nécessaire jusqu’au bout de la confrontation militaire … et ceux qui regardent objectivement l’histoire et la capacité militaire de la Russie et des États-Unis comprennent que la Russie elle ne vie pas dans une mythologie de victoires fantasmées ou usurpées… Grenade, Desert Storm… comparés au SVO, à la grande guerre patriotique et consort ….on ne parle vraiment pas de la même chose sauf si on s’appelle Yakovlev… lui il croit avoir fait la guerre en ayant stationné deux ans à Djibouti. Le conditionnement OTAN est décidément une pathologie mentale.
RépondreSupprimerProchaine étape un contingent d’européens qui viennent se faire oblitérer en Ukraine pour obéir aux consignes de Pete Hegseth?… on va bien voir.