Grossi, le directeur de l'AIEA, intervenant devant le très américain Conseil des relations internationales, vient de déclarer qu'il n'est plus question d'une zone démilitarisée autour de la centrale nucléaire de Zaporojjie ... car cela conduirait l'Ukraine à reconnaître son appartenance à la Russie. Une nouvelle ligne - communicationnelle - est donc ouverte : empêcher la Russie de se bombarder elle-même. Logique. L'objectivité de l'AIEA est encore une fois démontrée, dans la digne lignée des organismes internationaux globaux aujourd'hui.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
jeudi 23 mars 2023
Centrale nucléaire de Zaporojie : l'AIEA change de stratégie, pour mieux stigmatiser la Russie
vendredi 2 septembre 2022
Grossi veut imposer l'AIEA à la centrale nucléaire de Zaporojié : une mission OSCE bis?
Après une inspection de quelques heures, la démonstration des munitions tirées d'Ukraine et des discussions avec le personnel et les habitants, qui lui demandaient de faire savoir au monde qu'ils ne veulent plus que l'Ukraine tire sur eux, Grossi part et déclare depuis l'Ukraine que l'AIEA reste à la centrale - mais aucun mot sur les tirs ukrainiens, ni sur le fait que le personnel n'est pas pris en otage ou que la centrale n'a pas été militarisée. Première belle preuve d'objectivité. Si une délégation permanent reste, les autorités locales et les Russes vont se retrouver avec le même problème que la mission de l'OSCE dans le Donbass, aussi objective et aussi constructive - surtout lorsqu'elle transmettait des renseignements à l'armée ukrainienne.

