Le 17 juillet 2019, le groupe de contact de Minsk était parvenu à tomber d'accord sur l'importance d'un cessez-le-feu entre Kiev et le Donbass, qui devait, formellement, entrer en vigueur le 21 juillet 2019 au matin. Un cessez-le-feu pour une période illimitée, c'est une tentative de mettre fin de facto à un conflit. Faire taire les armes pour ensuite trouver une solution. Dès le lendemain de l'accord, l'armée ukrainienne a repris les hostilités et les données publiées par la jeune république de Donetsk (DNR) soulignent à quel point l'on ne peut mettre un terme à un conflit lorsqu'il n'est pas épuisé, dans ses diverses dimensions. L'on ne peut qu'épuiser la population, en le laissant traîner, devenir une nouvelle normalité pour des enfants, qui déjà ont passé 6 ans de leur vie sans connaître la paix. Certains d'entre eux n'ont jamais rien connu d'autre. Combien de temps encore va-t-on confortablement se cacher derrière un discours de paix pour ne pas avoir à assumer une réalité dérangeante? Ni Kiev, ni ses curateurs, n'ont besoin d'une paix dans le Donbass; ils mènent une politique de terreur et d'usure contre la population civile.
Un an après, DNR publie un compte-rendu de ce cessez-le-feu, en voici les grandes lignes en français.






