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jeudi 10 juillet 2025

La CEDH accuse la Russie de tous les crimes en Ukraine


Si ce n'est toi, c'est donc ton frère
. C'est bien sur ce principe, que la CEDH vient d'adopter une parodie d'arrêt dans l'affaire interétatique entre Ukraine et Pays-bas c. Russie, accusant cette dernière de tous les crimes possibles et imaginables, réglant en fait ses comptes avec ce pays, qui a osé sortir du Conseil de l'Europe. Juger sans s'embarrasser de question de la défense et des règles du procès équitable, c'est la fantasmagorie malsaine de tout système en perdition. La CEDH a commis le pas de trop.

lundi 29 avril 2024

L'Ukraine et la CEDH : de la fictivité juridique à la réalité politique


Le respect par l'Ukraine de la Convention européenne des droits de l'homme est plus que théorique depuis le Maidan, les déclarations restreignant officiellement son application en Ukraine ne cessant de s'amplifier, au point de soulever la question de la réalité de l'opposabilité des normes européennes aux autorités ukrainiennes. Mais comme l'Ukraine est nécessaire pour justifier le cours atlantiste anti-russe de l'institution, peu importe les dispositions de la législation ukrainienne, qui n'est de toute manière, ni autonome, ni efficace. Il faut dire que l'essentiel de la gouvernance régionale globaliste est ainsi protégé sur le Continent européen ...

jeudi 14 décembre 2023

Obligation de rapatriement d'un radicalisé : la dernière innovation globaliste du Conseil d'Etat


Le Conseil d'Etat, bras droit dévoué de la CEDH, vient d'adopter une décision, qui provoque l'ahurissement, notamment dans les milieux juridiques. Alors que le ministre de l'Intérieur avait expulsé vers son pays d'origine un Ouzbek, radicalisé et fiché, auquel l'asile a été justement refusé, le Conseil d'Etat exige de l'Etat français, en application d'une décision de la CEDH, qu'il le rapatrie en France. Il s'agit d'une obligation de faire imputée à l'Etat par la haute juridiction administrative, ce qui est déjà surprenant juridiquement. Mais l'enjeu de cette décision est ailleurs, il est idéologique : c'est la négation, dans la plus pure logique globaliste, du droit national, des frontières, de l'intérêt national au profit d'un droit et d'un intérêt supérieur, en dehors de l'Etat et des populations nationales, et qui nient leur droit à l'existence.

jeudi 20 avril 2023

Billet indépendant : De la partialité volontaire de la CEDH, qui ne pourrait exister autrement



L'indépendance et l'impartialité sont les deux fondements de toute justice, si elle se veut légitime. Alors qu'ils sont largement instrumentalisés sur la scène internationale pour faire pression sur les justices nationales et les Etats, lorsque cela est nécessaire, les organes dits de justice internationale, comme la CEDH, semblent parfaitement s'en passer. C'est en tout cas ce qui ressort du deuxième rapport sur le sujet, préparé par l'European Centre for Law and Justice, intitulé "L'impartialité de la CEDH, problèmes et recommandations". Mais ne soyons pas naïfs, l'existence de la CEDH perdrait tout son intérêt si jamais elle se défaisait de ses chaînes idéologiques.

mercredi 19 octobre 2022

Billet européen : j'irai pisser sur vos autels


Les Femens, les nouvelles déesses du monde postmoderne! La CEDH vient de condamner la France pour avoir osé, dans un dernier sursaut, tenté de protéger l'Eglise. En effet, quelle idée de sanctionner une furie en pleine adolescence attardée, qui souille l'autel de l'église parisienne de la Madeleine et crie les seins nus. Le guide idéologique suprême européen a tranché : la vulgarité primaire est le summum de la liberté d'expression (c'est d'ailleurs tout ce qu'il en reste), surtout lorsque cela permet de détruire les autels du vieux monde, du monde humain. Le postmodernisme n'a pas besoin de la religion, ni des hommes, il a ses lieux de cultes (protégés) et ses individus, parfaitement dressés. Amen !

vendredi 8 octobre 2021

Quand la CEDH légitime le pass sanitaire


Saisie de 18 000 requêtes individuelles contre le pass sanitaire en France, la CEDH se cabre sur les aspects formels de la saisine, pour l'écarter purement et simplement, sans aucunement prendre le risque d'examiner objectivement au fond l'atteinte portée aux droits, qu'elle légitime de toute manière dès les premières lignes de son communiqué de presse - l'OMS a dit, le Gouvernement a fait, M. Zambrano n'est pas content, mais ce n'est pas forcément une victime. Il n'y avait rien à attendre de cette structure idéologique, elle vient encore une fois de le démontrer : elle ne défend pas les droits des gens, mais les politiques globalistes des pouvoirs.

mercredi 1 septembre 2021

Affaire Esterimova : ce n'est pas parce que la Russie n'est pas coupable, qu'il ne faut pas la condamner


Ce qui est bien avec la Cour européenne des droits de l'homme, c'est que même quand la culpabilité de la Russie n'est pas établie, elle est quand même condamnée. L'affaire Estemirova, de l'assassinat de cette activiste de Mémorial en Tchétchénie en est la preuve : l'Etat russe, dont la culpabilité dans le meurtre est écartée, est condamné à payer 20 000 euros pour dommage moral à la soeur de la victime ...

vendredi 23 juillet 2021

La Russie dépose un recours interétatique contre l'Ukraine pour violation systématique des droits: la CEDH dans une impasse


La Russie vient de déposer un premier recours interétatique contre l'Ukraine devant la Cour européenne des droits de l'homme, pour dénoncer d'une manière générale le renversement inconstitutionnel du pouvoir dans le pays lors du Maïdan et l'implantation de forces radicales, qui ont conduit aux violations systématiques des droits des Ukrainiens et des Russes ethniques, aux violences menées contre les populations du Donbass et de la Crimée ou encore au crash du MH17. La légendaire patience de la Russie prend fin, elle sort de son attitude défensive, et met l'Occident face au monstre qu'il a enfanté. De son côté, la CEDH va, elle, se retrouver dans une situation particulièrement délicate, ne pouvant ni ouvertement couvrir les crimes de l'Ukraine post-Maïdan, ni donner raison à la Russie en cassant l'instrument géopolitique ukrainien, qu'elle se doit de protéger.

jeudi 15 juillet 2021

La CEDH, grande instance idéologique européenne, veut imposer le mariage homosexuel en Russie


La CEDH continue sa lutte idéologique, qui est bien sa première raison d'être, et vient de condamner la Russie pour ne pas garantir d'union juridique pour les couples de même sexe. La violation de l'article 8 concernant la vie privée et familiale se fonderait sur l'absence de droit pour l'Etat d'invoquer la désapprobation majoritaire de la société et son obligation de trouver un moyen légal de mettre en oeuvre les droits de minorités - contre la majorité, évidemment lorsque cela concerne les cultes du monde postmoderne, au nombre desquels se trouve l'obligation inconditionnelle de révérer les LGBT. C'est ça la liberté, c'est ça la démocratie : la dictature des minorités, quand elles entrent dans le "bon" cadre idéologique, afin de détruire les sociétés. La Russie s'y oppose.

mardi 1 juin 2021

La Russie repend en main la défense judiciaire de ses intérêts à l'international


Il y a quelques jours de cela, un changement qui peut être significatif est intervenu dans les relations institutionnelles entre la Russie et les juridictions internationales, qui dépasse largement la question de la CEDH. La compétence est passée du ministère de la Justice à la Procuratura générale et surtout, ce seront bien les procureurs et non pas des juristes employés pour certaines affaires, notamment des cabinets d'avocats locaux, qui désormais défendront les intérêts de la Russie dans ces procès Ô combien politiques au sein de ces structures, qui n'ont de judiciaire que le nom. La Russie reprend en main la défense de ses intérêts à l'international, pas inévitable dans un contexte géopolitique aussi radical.

mardi 20 avril 2021

Il ne reste que la Russie à ne pas souhaiter la mort de Navalny


En Occident, chacun semble attendre, voire espérer, la mort de Navalny. Humainement, il provoque la pitié, ainsi manipulé, ayant perdu le contrôle de sa vie, mais il a fait son choix et, soyons honnêtes, Navalny ne présente un intérêt pour ses curateurs qu'en mauvaise santé ou, encore mieux, mort. Les Etats-Unis, le Conseil de l'Europe, la Grande-Bretagne, etc., toutes ces composantes de l'Atlantisme menacent la Russie ... et si Navalny mourrait ... ce serait terrrrible pour elle. Calme face à cette énième mise en scène de "l'opposant numéro Un à Poutine" dans les chancelleries occidentales, la Russie rappelle que cela s'appelle de l'ingérence et qu'elle n'a pas l'intention de réagir aux menaces de la Maison Blanche. 

mardi 2 mars 2021

Le Conseil de l'Europe et la Russie - c'est l'amour vache


Alors que le ton ne cesse de se durcir entre les instances européennes, quelles qu'elles soient, et la Russie, ce qui est finalement la reconnaissance de la montée en puissance de la Russie sur la scène internationale et d'une certaine divergence avec le monde global, la question de l'intérêt de la participation de la Russie au Conseil de l'Europe divise les élites russes de manière assez habituelle entre globalistes et étatistes autour de la stratégie à adopter : participer pour participer ou imposer sa vision stratégique.

lundi 1 mars 2021

Affaire Navalny : la cour d'appel de Moscou rejette l'ingérence européenne


La cour d'appel de Moscou vient de publier le texte intégral de la décision confirmant la transformation de la peine de sursis de Navalny en peine réelle. Comme beaucoup de commentateurs fantasment à grande vitesse, trouvent "humoristique" la justice russe qui aurait, selon eux, condamné Navalny alors qu'il était hospitalisé, remettons les choses à leur place avec des extraits de cette décision pour éviter que de fausses informations, volontairement ou involontairement, ne continuent à se propager: la période d'hospitalisation n'est pas prise en compte, les violations des conditions du sursis sont systématiques, établies et non contestées par la défense, la défense qui n'a pas non plus contesté en justice l'avis de recherche. Quant à la décision de la CEDH, elle n'est pas une instance suprême des justices nationales, son injonction politique à libérer Navalny est assimilée à une ingérence inacceptable. Que nos amis journalistes n'hésitent pas à lire le texte de la décision avant de la commenter ...

mercredi 24 février 2021

Comment la CEDH et l'ONU sont instrumentalisées pour faire de la Russie un état terroriste

Illustration de l'Ukraine "pro-démocratique" post-Maïdan

L'Ukraine vient de déposer un énième recours interétatique devant la CEDH, par lequel elle accuse, sans indication de faits précis, la Russie d'éliminer les opposants sur son territoire et un peu partout dans le monde et de ne pas permettre une enquête sur ces cas. Parallèlement, à l'ONU, l'Allemagne se ridiculise avec les Tatars martyrisés d'une Crimée "occupée". Autrement dit, l'Ukraine est utilisée, après la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France, pour construire l'image d'une Russie - état terroriste. L'Europe continue à être instrumentalisée dans un jeu qui la dépasse et qu'elle ne maîtrise pas, pendant que les organes de la globalisation, comme localement la CEDH et en général l'ONU, trouvent enfin leur véritable raison d'être : la reconstitution par le discours d'une réalité plus confortable, puisqu'ils ont échoué à la créer.

jeudi 18 février 2021

La CEDH exige la libération de Navalny : n'est-il pas temps pour l'Europe de se libérer de la CEDH ?


Sans motivation juridique et en violation du droit national, la CEDH vient d'exiger la libération immédiate de Navalny, simplement parce qu'il le demande, simplement parce que c'est Navalny et que le droit n'a ici rien à faire. Il est le nouveau héros du "monde libre", à chaque époque ses héros. Mais les héros ne se jugent pas à l'aune des lois humaines, la Russie a commis un crime de lèse-majesté. Il était quand même difficile pour cette instance de régulation idéologique à prétention juridictionnelle de se discréditer encore plus, mais il faut bien lui reconnaître, et la persévérance, et la constance en ce sens.

mardi 19 janvier 2021

Rattachement de la Crimée à la Russie : quand la CEDH ne peut se permettre de ne pas sortir de sa compétence


La CEDH, dans une décision intermédiaire, qui vient d'être publiée, s'est prononcée sur la recevabilité des requêtes interétatiques déposées par l'Ukraine en mars 2014 et en août 2015, puis regroupées en 2018, en soulignant qu'elle ne peut examiner la question juridique du rattachement de la Crimée à la Russie, mais simplement la violation des droits de l'homme imputée aux autorités russes pour la période allant du 27 février 2014 au 26 août 2015. Elle le répète d'ailleurs plusieurs fois, même si, in fine, elle base toute son analyse sur le refus de reconnaissance du rattachement de la Crimée. Ce qui s'inscrit parfaitement dans le mouvement lancé par la communauté internationale à travers la Grande-Bretagne et son ambassade à Kiev pour soutenir des ONG à oeuvrer à la réintégration de la péninsule et à documenter les violations des droits de l'homme qui seront attribuées à la Russie.

mercredi 2 décembre 2020

Berkman c. Russie : quand la CEDH condamne la Russie pour absence de propagande LGBT



La CEDH vient d'adopter ce 1er décembre 2020 un intéressant arrêt, condamnant la Russie pour n'avoir pas facilité une manifestation LGBT et n'avoir pas fait de propagande pour la "tolérance", afin de préparer l'opinion publique. En effet, à Saint-Pétersbourg, une manifestation LGBT d'une vingtaine de personnes s'est heurtée à une forte résistance de la population qui les a empêchés de célébrer le jour du Coming out. Finalement, la police est intervenue pour embarquer des deux côtés, en raison des troubles à l'ordre public. Or, selon la CEDH, le rôle de la police n'est pas le maintien de l'ordre (ce serait trop facile), mais la diffusion de la propagande LGBT, dont le culte est maintenant établi en Europe. La tolérance, manifestement, est à sens unique en Europe désormais. L'on se demande ce qu'il reste de la justice en Europe lorsque l'on en arrive à lire de telles déclarations "décisions" ...

mercredi 15 juillet 2020

Crash MH 17 : Ne pouvant prouver en justice la responsabilité de la Russie, les Pays-Bas se défaussent sur la CEDH



Alors que l'étrange procès aux Pays-Bas au sujet du crash du MH 17 le 17 juillet 2014 dans le Donbass n'a toujours débouché sur aucune décision de justice, mais que la Russie est déjà déclarée coupable par le tribunal politico-médiatique, le gouvernement néerlandais a déposé un recours interétatique devant la Cour européenne des droits de l'homme. Autrement dit, comme ils n'arrivent pas à aboutir une procédure juridiquement impossible, tous les moyens de pressions possibles sont mis en oeuvre pour accuser la Russie et renforcer l'image de l'ennemi, tout en faisant oublier le rôle de l'Ukraine. Puisque, rappelons-le, la zone de tir délimitée par l'enquête internationale comprend autant de territoires tenus par Kiev, que par les combattants du Donbass. Autrement dit, les 298 victimes sont prises en otage d'un combat géopolitique qui les dépasse et ne leur permet pas d'obtenir justice. Donc la paix. Ce n'est certainement pas cette nouvelle fuite en avant qui va régler la situation. Mais, que faire, construire le "bon" coupable prend du temps. 

vendredi 5 juin 2020

La CEDH déserte devant la question juridique du blocus ukrainien en eau de la Crimée



Après le rattachement de la Crimée à la Russie en 2014, l'Ukraine a mis en place un blocus diversifié de la péninsule, pensant qu'en prenant la population en otage elle pourrait ainsi reprendre le territoire. La population n'a pas cédé, les pressions inutiles l'ont même renforcée dans sa position : si un Etat peut faire souffrir volontairement un peuple pour le faire craquer, il est dangereux de se ranger sous son sabre. Une entreprise criméenne de poisson a déposé recours devant la CEDH, demandant réparation du dommage subi suite au blocage du canal de Crimée du Nord, conduisant donc la Cour à traiter de la légalité de l'Ukraine à couper l'approvisionnement en eau. Très courageusement et sans surprise, la Cour a refusé d'examiner la requête - sans motivation particulière. Décidément, la politique a ses raisons que le droit ne connaît pas.

mardi 25 février 2020

De la Banque Mondiale à la CEDH : l'impasse des temples du monde globalisé



Ces derniers jours, les rapports s'accumulent et mettent à mal les lieux sacrés de la globalisation, des esprits et des sociétés. Qu'il s'agisse du rapport Puppinck / Loiseau de l'ECLJ, qui démontre les liens inquiétants entre les ONG en général et celle de Soros en particulier avec la CEDH, ou de l'étude interne à la Banque mondiale "Elite Capture of Foreign Aid", qui dénonce le détournement à grande échelle de l'aide financière apportée aux pays pauvres, les dérives du monde global commencent à aller trop loin. Suffisamment loin pour que la presse se décide à ne plus détourner les yeux. Pourtant, la question fondamentale est de savoir si ces institutions sont réformables. Autrement dit, s'agit-il réellement d'un dysfonctionnement ou bien réalisent-elles ce pour quoi elles existent dans ce monde global, à savoir soutenir et justifier le système idéologique dont elles font partie ?