Un nuage de scandales semble entourer la personnalité non conventionnelle du dirigeant de la Tchétchénie, R. Kadyrov. Il faut dire que son franc parler brûle les oreilles policées de la bien pensance, lui qui préfère le verbe haut, les paroles colorées qui frappent. Or, nous avons à tel point peur des mots et de leur signification que nous avons peur d'appeler un chat un chat, un balayeur un balayeur, un chacal un chacal.
Autrement dit, dire que l'opposition non systémique russe joue non seulement contre le système - ce qui justifie son appellation - mais contre la Russie elle-même est de l'extrémisme. Dire que la Russie est autoritaire et qu'heureusement elle s'écroulera après le départ de V. Poutine, c'est de la liberté d'expression.