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vendredi 17 novembre 2023

Khodorkovsky toujours au centre de la guerre des Etats-Unis contre la Russie


L'activité extérieure en vue de la manipulation de l'opinion publique est une composante classique des combats géopolitiques et des guerres traditionnelles. La Russie a souvent été accusée par l'Occident d'utiliser les réseaux sociaux pour influencer les sociétés en Europe et aux Etats-Unis. En attendant, l'inverse ne provoque aucun doute : d'importants fonds américains sont versés à des structures situées à Vilnius et à Tbilissi pour discréditer le pouvoir lors de l'Opération militaire en particulier et tester le potentiel de révolte en général. Une enquête concernant la Free Russian Foundation et les fondations autour de Khodorkovsky, a révélé un sursaut d'activité en Europe et en Russie depuis le début de l'Opération militaire.

mercredi 7 juin 2023

L'impasse globaliste contre la Russie : Les Atlantistes n'ont toujours pas réussi à remplacer Khodorkovsky


L'Union européenne cherche toujours cette fameuse "opposition" russe, qui ne soit justement pas trop russe pour être suffisamment globaliste, mais suffisamment quand même pour pouvoir reprendre le pouvoir à l'intérieur du pays, en tenant à peu près les apparences démocratiques. Et manifestement, ça ne se bouscule pas au portillon, car ils nous ressortent toujours les mêmes, en l'occurrence Khodorkovsky, figure des année 90 résidant à Londres, qui n'a aucun poids politique interne actuellement. Ce qui n'empêche pas l'Europe atlantiste de continuer à développer ses opérations d'ingérence politique vers la Russie, avec un résultat très mitigé.

mercredi 15 janvier 2020

CEDH : Le procès contre Khodorkovsky en Russie sur l'affaire Youkos n'était pas politique



La CEDH vient de prendre une décision dont les enjeux sont, et pour cause, totalement biaisés par la presse française, quand elle veut bien prendre le temps d'en parler. Pour la seconde fois, la CEDH ne reconnaît pas le caractère politique des procès menés en Russie contre Khodorkovsky et Lebedev au sujet de l'affaire Youkos. Ni ne remet en cause la peine. Mais ces points fondamentaux sont discrètement évacués par les médias français. Bref, en appelant les choses par leur nom, Khodorkovsky n'a pas été emprisonné en raison de ses opinions politiques, mais bien parce que c'est un truand.

mercredi 20 novembre 2019

Iouri Doud, le nouveau poulain de Khodorkovsky devant ébranler la Russie



Alors que les journalistes occidentaux s'étaient bien habitués à Navalny, le projet prend l'eau de toute part, les scandales financiers s'accumulent et sa crédibilité politique en Russie s'est manifestement restreinte à un cercle d'écoliers en pleine crise existentielle. Khodorkovsky, à l'approche des élections présidentielles, a manifestement besoin d'un nouveau visage, qui fasse bouger justement la jeunesse. Voici Iouri Doud, journaliste sportif devenu youtubeur d'opposition, vous présentant le grand goulag éternel de la Russie. Evidemment, les récompenses pleuvent, les bonnes âmes se pâment et Khodorkovsky célèbre la nouvelle Russie.

mardi 26 avril 2016

Interpol réouvre-t-il la question d'un mandat d'arrêt international contre Khodorkovsky?


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Selon le Comité d'enquête russe, Interpol serait d'accord pour modifier le statut de M. Khodorkovsky si la Russie peut présenter de nouveaux éléments concernant son implication dans le meurtre du maire la ville Nefteiugansk le 28 juin 1998, lorsque Yukos était l'entreprise qui faisait vivre la ville. Autrement dit, M. Khodorkovsky va-t-il se retrouver sous le coup d'un mandat d'arrêt international?

mercredi 20 avril 2016

Khodorkovsky déclare ne pas croire en l'indépendance de la justice occidentale

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La justice - étatique - hollandaise vient d'annuler la décision historique du juge arbitral condamnant la Russie à payer 50 milliards $ aux actionnaires de Yukos (voir notre article ici). Du coup, le déclaré "dissident" russe réfugié en Occident, M. Khodorkovsky, déclare que la justice occidentale n'est pas indépendante. On a déjà entendu ça quelque part ... à propos de la justice russe.

vendredi 11 mars 2016

Open Russia, Vilnius: quand l'opposition russe fuit devant les journalistes

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L'opposition russe radicale, dont la plupart des membres ne vivent pas en Russie, mais soit dans l'UE soit aux Etats Unis, s'est réunie sous la bannière de Khodorkovsky et de son organisation Open Russia à Vilius. Etrangement, la discussion sur l'avenir politique de la Russie devait se dérouler à couvert, sans la participation de la presse russe. Voyons cette conception très particulière de la démocratie dans les faits.

vendredi 19 février 2016

Douma 2016: Khodorkovsky et les faiblesses du système

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Sur fond de campagnes électorales, les élections parlementaires russes se déroulant en septembre, les vieux démons reviennent, les vieilles recettes ressortent et pourtant un réel enjeu politique devrait faire bouger les marqueurs de la classe politique. Au-delà des délires de Khodorkovsky, quelques éléments d'appréciation.

mercredi 20 janvier 2016

Kadyrov et les limites du contrat social

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Un nuage de scandales semble entourer la personnalité non conventionnelle du dirigeant de la Tchétchénie, R. Kadyrov. Il faut dire que son franc parler brûle les oreilles policées de la bien pensance, lui qui préfère le verbe haut, les paroles colorées qui frappent. Or, nous avons à tel point peur des mots et de leur signification que nous avons peur d'appeler un chat un chat, un balayeur un balayeur, un chacal un chacal. 

Autrement dit, dire que l'opposition non systémique russe joue non seulement contre le système - ce qui justifie son appellation - mais contre la Russie elle-même est de l'extrémisme. Dire que la Russie est autoritaire et qu'heureusement elle s'écroulera après le départ de V. Poutine, c'est de la liberté d'expression.

lundi 14 décembre 2015

Khodorkovsky 3.0

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L'oligarque russe amnestié par le Président V. Poutine repart en guerre, depuis Londres. Pour autant, tout parallèle avec d'autres hommes célèbres en d'autres temps serait déplacé, l'exil suite à des détournements de fonds et une fraude fiscale à grande échelle n'étant pas au niveau des revendications politiques.

Car celui qu'il est convenu d'appeler "l'opposant" Khodorkovsky - il est vrai que ça sonne mieux que "l'oligarque" - en arrive à appeler à la Révolution populaire contre le pouvoir illégitime de Poutine. Ce même Khodorkovsky qui soutient le putsch ukrainien.

Donc, on reprend les mêmes et on recommence. Mais pourquoi justement maintenant cette sortie tonitruante?

lundi 20 octobre 2014

Khodorkovsky c. Strelkov: le mondialisme euro-atlantique c. le Monde des Nations

Михаил Ходорковский
 
La crise en Ukraine vient de révéler son véritable rôle: le rappel du choix idéologique. Car, quoi que l'on en dise, les idéologies ne sont pas mortes, et pour cause, elles tuent de plus belle. D'un côté, sur la scène, apparaît le héraut du mondialisme géo-orienté, à savoir M. Khodorkovsky, coiffé de l'aura des prisonniers politiques fraîchement libérés, recherchant désespérément, et en vain, l'ombre de Soljénitsyne ou Dostoïevski. Mais ces figures sont incompatibles avec l'idéologie de l'euro-atlantisme. De l'autre côté, émerge un nouvel héraut et une nouvelle idéologie. Il y a peu, il portait encore les armes, et comme il s'agit bien d'une guerre, finalement I. Strelkov est parfaitement à sa place. Surtout pour en appeler à un Monde des Nations. Car voici l'enjeu. L'Euro-atlantisme, incidemment, a occupé tout l'espace idéologique, pouvant donner l'impression de la fin des idéologies. En réalité, ce n'était la fin que du pluralisme des idéologies. Mais comme tout monopole, celui-ci arrive à sa fin et lui est opposé une autre conception du Monde, celle d'un Monde pluriel, politiquement, économiquement et culturellement. Donc d'un monde qui ne peut être dominé d'un point. Et le combat fait rage. Une première passe d'armes à étudier vient d'avoir lieu entre Khodorkovsky à Freedom House et Strelkov à Moscou.

jeudi 31 juillet 2014

Affaire Yukos suite: la CEDH et la privatisation de la justice

M. Khodorkovsky arrive à Berlin à sa libération de prison
Quel étrange concours de circonstances. Imaginez la situation. Une décision est rendue sur le fond de l'affaire en 2011, ne reconnaissant pas le caractère politique du procès contre l'entreprise de M. Khodorkovsky, Yukos, en Russie, mais reconnaît des violations de procédure et un manque de protection du droit de propriété. Pourtant, pas de peine prononcée, trouvez un arrangement. Pas d'arrangement, hier la Russie est condamée à une somme énorme. Hier, l'Argentine condamnée par un juge à New York dans une affaire contre un Fond d'investissement: elle n'avait pas négocié directement avec l'entreprise, donc le paiement est invalidé. Il y a quelques jours, la tribunal arbitral international condamne la Russie, toujours au profit des actionnaires Yukos, sur le fondement d'une Charte non ratifiée par la Russie. Quelle est cette tendance? Pourquoi faut-il à ce point mettre les Etats sur un pied d'égalité avec le business? Les Présidents doivent discuter avec les chefs d'entreprise. Comment la justice est subrepticement sortie du giron national?

lundi 10 mars 2014

Maïdan: le suicide politique de Khodorkovsky

Voir: http://www.pravda.com.ua/rus/news/2014/03/9/7018227/




Les larmes aux yeux, M. Khodorkovsky apparaît sur une Maïdan, qui, en réalité, n'a pas besoin de lui.

Les larmes aux yeux, M. Khodorkovsky explique que Yanukovych, sur ordre du Kremlin, a fait tirer sur la foule. Qu'il n'y a pas de fascistes sur Maïdan, mais des gens en quête de liberté. Qu'il ne faut pas croire à la propagande du Kremlin, qu'il la connait, qu'il a payé cher pour cela.
 
Passons outre la décision de la CEDH reconnaissant que le procès Khodorkovsky n'a pas de fondements politiques. C'est hors sujet, c'est du passé.
 
Mais cet homme, qui à sa sortie de prison se voulait une alternative politique pour la Russie, clamait l'amour de son pays et se voyait Penseur Libre des temps modernes. Pourquoi cet homme fait-il une prestation de mauvaise série B? Pourquoi se comporter comme un propagandiste de bas étage? Pourquoi ne pas appeler à une enquête internationale après les scandales qui touchent l'origine de ces mythiques 100 martyres par les snippers? Mythiques, car l'un a été retrouvé avec des papiers d'identités différents portant la même photo, un autre est tombé d'un pont dans un quartier éloigné de Maïdan ... Mais peu importe, là non plus n'est pas la question.
 
Pourquoi s'abaisser à ce point? Un silence médiatique trop long et l'impression d'être totalement sorti de la zone d'intérêt des médias? La nécessité de rentabiliser l'investissement qui a été fait sur sa personne, même de cette manière? La conviction qu'il ne pourra de toute manière jamais jouer un rôle politique majeur en Russie, problème de carrure? Alors pourquoi pas ...
 
Il est vraiment dommage de voir que pour certains, il est plus difficile d'être héros en liberté qu'en prison. N'est pas Mandela qui veut  ...
 
Comme l'écrivait Jean-Paul Sartre dans Le Diable et le Bon Dieu, "L'honneur de l'homme, ça se répare à la pointe du couteau. Mais moi, il m'a faite putain et je suis beaucoup plus difficile à raccommoder."

vendredi 27 décembre 2013

Bon climat d'investissement! Bonne année! Juste pour rire ...

Il est des choses importantes quand même. On ne peut pas se permettre de passer à côté. Surtout en cette fin d'année, il est fondamental de ne pas se tromper dans ses voeux. Imaginez, vous pouvez simplement souhaiter de la santé, du bonheur, voire de la réussite. C'est tellement banal ... et plus personne ne semble y croire. Envoyer ce type de voeux, c'est comme envoyer une carte pré imprimée. Vous dites clairement à votre correspondant que vous remplissez vos obligations, vous ne l'avez pas oublié et, ça, c'est le plus important. Mais vous n'allez certainement pas faire l'effort d'imaginer ce qui, à lui personnellement, pourrait lui faire plaisir l'année suivante. D'ailleurs, quelque chose pourrait-il vraiment lui faire plaisir?
 
Bref, parlons de choses sérieuses, entre gens sérieux. D'aucuns nous parlent du réchauffement climatique. Ca c'est un thème de fin d'année. Pas très original, mais toujours mieux que bonne santé. Donc le climat. Mais pas celui-là. Le climat d'investissement. Vous voyez, c'est déjà moins commun. Quoi que ...
 
Donc le climat d'investissement, ce nouveau barômètre du bien-être économique de tout Etat moderne qui se respecte, ne semblerait pas, finalement, exposé au danger du réchauffement en Russie. Mais rien ne sert de s'emballer trop tôt, ce qui serait bon pour les plantes vertes ou les animaux sauvages, ne l'est pas pour les hommes d'affaires. Toute ressemblance mise à part, il est très important de bien construire ses catégories.
 
Pourtant, ce n'est pas faute de faire des efforts. D'un côté, on rappelle que les off-shores ne sont plus une options bien vues, mais on vous relâche Khodorkovsky. Et Koudrine, le Monsieur Economie de notre belle Russie affirme que cela est bon pour le climat d'investissement. Mais quand on fait un prêt, sous forme d'achat d'obligations d'Etat, à l'Ukraine, c'est mauvais pour le climat. La décision est politique. La première aussi, soit dit en passant, très vite. Donc, le climat d'investissement, barômètre économique, est politique. C'est un peu l'histoire de l'âne ...
 
Pourquoi tous ces atermoiements? C'est pourtant simple de le réchauffer ce climat. Voici une petite recette:
  • vous libérer en masse les hommes d'affaires (quel dommage, l'amnestie des hommes d'affaires ne fut pas massive, il faut dire qu'ils avaient quand même commis un certain nombre d'infractions ...);
  • vous rayer de la carte du monde juridique le droit pénal des affaires (et les partisans existent, ceux de l'annulation du droit pénal aussi car pas d'infraction, pas de criminalité, c'est un point de vue ...);
  • vous réduisez au maximum l'impôt sur les sociétés, sur les bénéfices et sur tout ce qui concerne les affaires en général (le taux d'imposition est déjà ridiculement bas en Russie);
  • et vous évitez tout contrôle étatique (oups, le contrôle existe)
Autrement dit, vous créez un Paradis pour hommes d'affaires, le climat sera exceptionnel, mais pas pour tout le monde. Car gommée artificiellement, la criminalité existera quand même, car les individus, ceux qui ne sont pas des hommes d'affaires mais n'en sont pas moins des hommes, ne seront plus autant protégés, etc.
 
Et l'on arrive bien à la conclusion selon laquelle un âne borgne est cher. Ce climat n'est vivable que pour le bisness, pas pour la société ni pour l'Etat qui ne peut plus remplir ses fonctions de base.
 
Faisons donc fi de ce climat d'investissement et, Chers lecteurs, pour cette nouvelle année, je ne vous souhaiterai pas de la santé, de l'argent, du bonheur, de la réussite, d'autres l'ont déjà fait. Je vous souhaiterai de ne pas être trop sérieux, de rire lorsque vous aurez envie de pleurer, de rêver et de vous battre pour vos rêves, d'être enthousiastes et excessifs. Bref de passer une année pleine de vie.
 
Bonne année!

jeudi 26 décembre 2013

La Cour suprême va réviser le premier procès Yukos, mais Khodorkovsky va-t-il rentrer en Russie?

Voir: http://www.gazeta.ru/politics/2013/12/25_a_5819473.shtml

M. Khodorkovsky, lors de sa conférence de presse, avait déclaré ne pouvoir rentrer en Russie tant que la Cour suprême n'avait pas exécuté le décision de la CEDH concernant la première affaire Yukos, c'est-à-dire tant que l'action civile restait valide.
 
V. Lebedev, le président de la Cour suprême, vient de demander à la Cour de lancer la procédure de révision du procès, en se fondant sur l'apparition de circonstances de droit nouvelles, en l'occurence la décision de la CEDH, qui, rappelons-le, est entrée en vigueur en octobre.
 
Il ne s'agit pas de revenir sur la culpabilité de M. Khodorkovsky ni de P. Lebedev, il s'agit de l'action civile en compensation, annexe au procès pénal. La Cour avait alors condamné personnellement ces deux protagonistes à verser la coquette somme de 17 milliards de rouble en compensation des impayés d'impôts par la société Yukos. Or, la CEDH a souligné que la procédure était viciée, puisque selon les dispositions légales en vigueur à l'époque, seule la personne morale, Yukos, pouvait être condamnée à payer cette compensation.
 
Il est intéressant de noter le moment de la procédure de révision. Juste après la conférence de presse. Il est difficile de ne pas y voir une motivation politique. Rien à voir avec le fait que Poutine aurait un grand besoin des lumières de M. Khodorkovsky ou autres affabulations médiatiques du même genre. Il semble s'agir plutôt de mettre les cartes sur table et bas les masques.
 
S'il n'y a plus d'action civile en cours, M. Khodorkovsky n'a aucune raison, selon ses propres dires, de ne pas rentrer en Russie. Mais en a-t-il réellement envie?

lundi 23 décembre 2013

Les controverses de l'amnistie: entre attentes et faiblesses

La loi d'amnistie proposée par le Président russe V. Poutine et adoptée par la Douma en l'honneur des 20 ans de la Constitution russe commence à produire ses effets.
Ne pas lier la grâce de M. Khodorkovsky, mesure individuelle, à cette amnistie, mesure impersonnelle, serait une erreur. Ce processus se pose dans un projet politique d'ensemble, car il s'agit de mesures hautement politiques.
En France, historiquement, sous l'Ancien régime, le nouveau Roi lançait une grande amnistie lors des fêtes accompagnant le début de son règne. La monarchie se faisait ainsi peau neuve. Dans une période plus récente, on retiendra dans les années 50 une amnistie concernant les faits de collaboration pendant la Seconde Guerre Mondiale, dans les années 60 ce sont les faits liés à la guerre d'Algérie qui sont pardonnés. Mais à partir des années 80, les infractions suceptibles d'êtres amnistiées sont de plus en plus réduites. L'on en exclue tout d'abord les crimes et délits indélébiles, puis la classe politique se prononce même contre l'amnistie des infractions au Code de la route. Finalement en 2012, les deux candidats aux présidentielles annoncent qu'aucune loi d'amnistie ne sera adoptée lors de leur prise de fonction. La pratique monarchique semble avoir pris fin de facto.
En effet, l'amnistie revêt principalement deux fonction: favoriser la réconciliation nationale et rappeler le bon vouloir du Souverain, ce qui se rapproche très souvent du populisme. Comment analyser à travers ce prisme la loi d'amnistie qui vient d'être adoptée en Russie?
Elle semble totalement décalée. Décalée, car elle ne remplira pas le rôle de réconcialiation nationale et son côté populiste sera justement écrasé par ce premier caractère.
La réconciliation nationale, si réellement elle est nécessaire, ne sera pas le fait de cette loi. Certes, Maria Alekhina (Pussy Riot) a été mise à la gare la plus proche par les services pénitentiaires. Mais il y a peu de chance que cela appaise la société. Parallèlement, de grandes discussions creuses sont lancées autour de la possibilité juridique d'amnistier ou non l'ancien ministre Serdiukov impliqué dans des détournements de fonds à grande échelle. Et cela ne va certainement pas redorer l'image de l'Etat. Pour faire passer la pillule du pardon, M. Khodorkovsky a été libéré, mais par la grâce, autrement dit par une mesure individuelle, qui elle fut une grande réussite politique. L'on attend encore la libération des membres de Greenpeace, qui sait. En fait, dans ce projet d'amnistie, tout le monde se moque des inconnus qui pourront en bénéficier, toutes les discussions ont tournées autour de certaines affaires, comme Bolotnaya et Greenpeace par exemple. ce qui montre le côté totalement artificiel de la mesure.
D'une manière générale, il est possible de penser que le message politique lancé est celui de la fin d'une période. On tourne la page et on recommence. Pour autant, il n'est pas certain que ce message soit suivi par toutes les individualités remises en liberté, ni qu'il soit compris et accepté par la société.
L'on a déjà vu la publication sur Itar-Tass, juste au moment de la conférence de presse de Khodorkovsky en Allemagne, d'un appel de la veuve de l'ancien maire de Nefteiugansk, assassiné selon un certain nombre de personnes par le clan Yukos, demandant à M. Khodorkovsky de profiter de sa grâce pour se repentir de ses crimes.
Bref, l'effet politique bénéfique de la grâce peut être réduit tant à l'intérieur par les personnes qui ne sont pas prêtes à pardonner sans condition et à l'extérieur par une utilisation géopolitique de la décision. Par ailleurs, l'amnistie, qui ne pourra que faire des mécontants, car elle fonctionne par cétégories juridiques quand les attentes sont très concrètes, et risque de ternir le bénéfice politique qu'il eût été possible de tirer du recours à une grâce individuelle ciblée.
D'un manière générale, pour terminer, il n'est pas certain que le recours à l'amnistie, en temps de paix, soit très judicieux. Mais c'est une décision politique, voyons donc dans le temps les effets qu'elle produira. 

samedi 21 décembre 2013

Les mystères et les enjeux de la grâce de M. Khodorkovsky

 

Voir: http://rapsinews.ru/incident_news/20131220/270199307.html
http://www.gazeta.ru/politics/2013/12/20_a_5813037.shtml
 
Images intégrées 1



Le 19 décembre, après la conférence de presse, le Président russe V. Poutine annonce gracier très prochainement M. Khodorkovsky. La surprise est totale chez ses partisans et ses avocats, qui s'emballent en disant que Khodorkovsky n'a pas déposé une demande de grâce, procédure obligatoire pour pouvoir l'obtenir. Il faut d'urgence sauver l'image du héros national.
 
Le soir, le centre de communication de M. Khodorkovsky envoie un message disant que les avocats ne se prononceront plus publiquement tant qu'ils ne se seront pas concertés avec M. Khodorkovsky.
 
Le 20 décembre, l'oukase de grâce est publié sur le site officiel du Kremlin. Le même jour, M. Khodorkovsky est libéré, il obtient de l'ambassade d'Allemagne un visa et s'envole, sans photos de départ où on le verrait entouré de ses avocats et de la bulle libérale, dans un jet privé d'une compagnie allemande vers Berlin. A l'arrivée, l'attendent son avocat en Allemagne et l'ancien ministre allemand des affaires étrangères pour l'emmener vers un hotel.
 
Le soir, le centre de presse de M. Khodorkovsky publie un communiqué en son nom dans lequel il affirme avoir envoyé la demande de grâce au Président Poutine. En voici le texte en français:
 
"Chers amis,
Le 12 novembre, j'ai demandé au Président de la Fédération de Russie de me grâcier, du fait de la situation de ma famille, et j'ai été heureux que sa décision soit positive.
La question d'une reconnaissance de culpabilité n'a pas été évoquée.
Je voudrais remercier tous ceux qui ont suivi l'affaire Ioukos toutes ces années pour le soutien qu'ils ont apporté, à moi, à ma famille et à tous ceux qui ont été injustement condamnés et continuent d'être persécutés. J'attends avec impatience le moment où je pourrais seerer mes proches dans mes bras et serrer la main de tous mes amis et collègues.
Je pense en permanence à ceux qui continuent à être emprisonnés.
J'adresse des remerciements particuliers à M. Hans Dietrich Gensher pour son implication personnelle dans mon destin.
Avant tout, je vais payer ma dette à mes parents, ma femme et mes enfants, et j'attends avec impatience de les revoir.
C'est une occasion formidable de passer les fêtes de Noël ensemble, avec ma famille.
Je souhaite à tout le monde un joyeux Noël et une bonne année!
Mikhaïl Khodorkovski"
 
Et des rumeurs diverses et variées circulent. Il est allé en Allemagne retrouver sa mère pour la soigner, sa mère qui se retrouve dans la région de Moscou et a déjà fini ses soins en Allemagne. Il va partir ensuite vers la Suisse retrouver sa femme. Sa famille va venir le retrouver en Allemagne. Etc, etc, etc. Bref, personne ne sait rien, mais tout le monde en parle.
 
Et effectivement, cela dérange. De ne rien savoir. Ou plutôt de n'avoir rien su. Ni de la demande, ni du départ en Allemagne. Les supporters russes, certains en tout cas, se sentent floués. Ils s'adaptent, aujourd'hui déjà, et se réjouissent. Mais une certaine amertume pointe.
 
Platon Lebedev reste en prison, quand leurs destins étaient liés. Il ne sait pas s'il va demander ou non la grâce. Lui non plus n'était pas au courant des démarches de son ami et associé. mais il a bien consience de ne pas être la figure centrale de l'affaire Yukos, il se trouvait simplement à proximité dans le halo de lumière.
 
M. Khodorkovsky est parti directement de Russie, alors que ses porte-paroles déclaraient de nombreuses années durant qu'il ne quitterait jamais la Russie.
 
Il a écrit cette demande de grâce, qui vaut reconnaissance de culpabilité, alors qu'il devait sortir en août 2014 et l'ombre d'une 3e affaire Yukos, l'affaire des experts, ne semblait pas très réaliste, malgrè les allégations de certains.
 
Bref, quid du héros? Il reste un homme. Un homme qui a tenu 10 ans dans un système carcéral pas vraiment clément, sans être brisé. Un homme qui va passer les fêtes de Noel en famille. Bref, un homme humain, avec une force de caractère incomparable, quand les cimetières sont plein de héros.
 
Mais cela semble déplaire à certains. Alors les divagations commencent. Un ancien actionnaire de Yukos, A. Kondaourov, déclare que M. Khodorkovsky ne serait jamais parti sans même voir sa mère (comme si les frontières soviétiques infranchissables étaient restaurées), qu'il a dû être mis de force dans l'avion (par qui? les services allemands puisqu'il s'agit d'un jet privé d'une compagnie allemande?) ou qu'il doit être tellement malade qu'il nécessite des soins urgents en Allemagne (sur la photo, il a l'air plutôt bien portant et bien accueilli).
 
Autrement dit, l'homme dérange quand le héros intéresse. Pourtant, il serait possible de souligner sa résistance, sa force de caractère et de respecter cela. Cela aussi est admirable. Mais ils auraient préférés le voir sortir en vaiqueur en août et non presque prendre la fuite avant Noel. Car, inconsciemment, son départ est interprété par ces individus comme une fuite, comme un renoncement. Comme si M. Khodorkovsky leur été redevable du soutien qu'ils lui avaient apportés professionnellement. Heureusement, il existe des exceptions. On peut noter la réaction de E. Loukianova, une de ses avocates qui se réjouie réellement et sincèrement, humainement. Il est dommage que ces réactions ne soient pas plus répandues.
 
Au lieu de cela, chacun essaie d'interpréter la demande de grâce comme un acte qui n'entraîne pas la reconnaissance de culpabilité. C'est compréhensible. S'il s'agit d'une reconnaissance de culpabilité, où est le héros, en tout cas ce héros qu'ils voulaient? Pourquoi se sont-ils battus? C'est un désaveu qu'ils prennent pour eux personnellement.
 
Mais, ça c'est leur problème. Un homme est en liberté, et c'est une bonne chose. Point. 10 ans. La dette est payée. Et Poutine a fait un coup médiatique phénoménal. Car non seulement il a libéré, lui et non le clément Medvedev, la personne que les médias considéraient comme son ennemi personnel, mais il l'a fait en contournant manifestement une bonne partie de ses avocats et en coopération avec l'Allemagne. Et la bulle libérale ne sait trop comment réagir.
 
La prochaine conférence de presse de M. Khodorkovsky prévue demain 22 décembre donnera le ton concernant son avenir, autrement dit quel chemin se choisit-il?
 
 
 
 
 

mardi 22 octobre 2013

Prokhorov tenterait un rapprochement vers Khodorkovsky

Voir: http://www.vedomosti.ru/politics/news/17756621/prohorov-gotov-k-uhodu
http://izvestia.ru/news/559237

Grajdanskaya Platforma, le parti de M. Prokhorov est en perte de vitesse, de soutien et d'attrait. Comment renverser la tendance, son équipe a peut-être trouvé la solution: proposer à M. Khodorkovsky, à sa sortie de prison en août prochain, de participer à l'activité du parti.
 
Lors de la troisième assemblée du parti, une politique assez radicale de rotation des cadres a été envisagée. Ainsi, les organes de direction, centraux et régionaux, devraient entièrement se renouveler tous les 1,5 ans en moyenne. ce qui concernerait aussi la direction du parti, donc M. Prokhorov. L'idée est de montrer que le parti n'est pas un instrument au service d'un homme, mais d'un groupe politique actif.
 
Dans le même temps, un certain nombre de membres ont été exclu pour n'avoir pas suivi les consignes du parti ou pour n'avoir pas exécuter leurs obligations dans les temps impartis, et ceci indépendemment de leur victoire ou non aux dernières élections locales. Ainsi, le cas assez amusant de Elena Mikhaïlova, qui s'est faite élire à Novgorod, alors que le parti lui avait demandé de ne pas participer aux élections. Elle a perdu sa carte. Réaction d'autant plus absurde, que Prokhorov annonce vouloir préparer 200 à 300 candidats au nom du parti pour les prochaines élections locales...
 
La politique de Prokhorov est de moins en moins comprise par le public qu'il vise, les activistes voulant faire de la politique. Pour cela, le parti devient de moins en moins attractif et les analystes se demandent où il va réussir à trouver tous membres pour assurer la rotation envisagée.
 
Afin de renverser la vapeur, des membres dirigeants de Grajdanskaya Platforma envisagent sérieusement de proposer à M. Khodorkovsky de collaborer. La position de Prokhorov est à ce jour inconnue. Quoi qu'il en soit, cela reste une opération de communication qui aura peu d'effets concrets à court terme pour relancer le parti.

lundi 26 août 2013

Le département d'Etat américain valide le deuxième procès Yukos

Voir: http://www.snob.ru/profile/25335/blog/64115

Vladimir Pereverzin, figurant dans le deuxième procès de l'affaire Yukos, après avoir fini de purger sa peine, fait une demande de visa pour les Etats Unis... et se le voit refuser.

En effet, au moment du dépôt de son dossier, il lui est demandé de fournir une copie traduite en anglais du jugement rendu par la justice russe au sujet du deuxième procès Yukos. V. Pereverzin, certain du caractère politique de ce procès, comme l'affirment les partisans de Khodorkovsky, traduit donc les 240 pages du jugement. Et là, surprise, le document part pour expertise juridique à Washington et il en résulte un refus, car les Etats Unis considèrent V. Pereverzin comme ayant été légalement condamné par la justice russe.

Après la reconnaissance du caractère non politique du premier procès Yukos par la CEDH, le Département d'Etat américain vient, pour sa part, de légitimer le deuxième procès Yukos, procès donc fondé en droit.

vendredi 9 août 2013

L'affaire des experts "Khodorkovsky" va-t-elle remonter jusqu'à Medvedev ou l'indépendance de la justice dans les faits

Voir dans la presse russe: http://tvrain.ru/articles/sledovateli_kopajut_pod_dmitrija_medvedeva_ego_pomoschnika_mogut_doprosit_po_delu_o_liberalizatsii_uk-349594/
http://www.vedomosti.ru/politics/news/15016551/sledstvie-vyyasnyaet-prichinu-gumanizacii
http://www.vedomosti.ru/opinion/news/15057771/delo-gumanizatorov

Sur l'historique de l'affaire des experts, ou comment des "groupes" d'expertise sur l'humanisation du droit pénal ont été mis en place et utilisés pour déréguler le droit pénal économique et servir les intérêts de M. Khodorkovsky, voir notre analyse publiée ici le 10 juin : http://russiepolitics.blogspot.fr/2013/06/khodorkovsky-le-conseil-des-droits-de.html

Revenons rapidement sur cette affaire. Donc, en utilisant des financements anglo-saxons, des groupes d'experts bien choisis ont été mis en place sous la direction technique de E. Novikova et la direction "intellectuelle" de T. Morshchakova. Une affaire lancée par le Comité d'enquête qui remonte jusqu'au Conseil des droits de l'homme, puisque de nombreux experts en font partie ou se sont retrouvés en situation de dépendance par rapport au président, M. Fedotov, de cette organe étatique de conseil auprès du Président russe.
Alors que jusqu'à présent il s'agissait de s'interroger sur l'indépendance de ces experts, l'enquête touche maintenant de hauts fonctionnaires et des députés de la Douma elle-même. En effet, déjà à l'époque, le Comité d'enquête avait été surpris de voir l'organisation de "rencontres" au sein de la Douma avec des représentants uniquement du système américain, pour, soi-disant, comprendre l'expérience étrangère.
Aujourd'hui un nom, peu connu du grand public, mais qui n'en est pas moins le cardinal gris des réformes pénales depuis l'ère Eltsine, un personnage hautement influent qui a traversé les présidences sans quitter le pouvoir, M. Paleev, est appelé par les enquêteurs pour son énorme travail sur "l'humanisation du droit pénal". L'appellation est jolie, pourtant les buts et les techniques de mise en oeuvre le sont moins. Il s'agissait par exemple de l'annulation de la possibilité d'utiliser la détention provisoire en cas d'infractions économiques commises par les hommes d'affaires. Mesure salutaire ou résultat d'un travail de lobbying bien organisé? A vous de décider. Donc l'humanisation en question s'est traduite par une augmentation de la dérégulation du droit pénal des affaires et la volonté de la dépénalisation pure et simple du droit des affaires, dans la logique bien connue selon laquelle l'existence d'une incrimination juridique entraîne l'existence de la réalisation de l'infraction. Pas de textes, pas de fautes, c'est un certain point de vue. Mais qui est M. Paleev?
Il s'occupe à l'administration présidentielle des réformes pénales, il s'en occupait déjà sous la présidence Medvedev. Dès le début de sa carrière, il est très proche des milieux ultra libéraux de l'époque Eltsine, son discours est alors plus radical. Il a pris sous son aile, par exemple, le nouveau Code de procédure pénale russe, qui avait été préparé sous les auspices américains et présenté par l'ambassadeur des Etats Unis à Moscou. Avec le temps, son discours se systémise, se tempère, ce qui lui permet de traverser les présidences et de s'adapter aux exigences tout en gardant son cap. Et son activité trouve toute sa mesure avec les réformes conduites sous la période Medvedev. Comme on le souligne au Ministère de l'intérieur, rien n'est adopté en la matière sans son accord.
Le problème qui se pose est très simple. Il influence les structures, les individus, il fait donc une sorte de lobbying à très haut niveau tout en étant intégré dans les structures de pouvoir. Donc, quand le Comité d'enquête s'intéresse non pas une figurine mise en place par le grand stratège Medvedev, mais à une personnalité de cette ampleur, le clan libéral grince des dents et s'inquiète. C'est tout un système d'influence, de lobbying caché, qui risque d'être mis en péril.
La réaction, nous la voyons dans l'article, d'une grande qualité idéologique faute d'être journalistique, publié aujourd'hui dans Vedomosti, quotidien mis en place en Russie par The Financial Times et The Wall Street Journal. Si l'on passe sur le traitement de l'information et la critique ulcérée de l'institution du Comité d'enquête (organe alors créé dans le but d'affaiblir la Procuratura ...), certains éléments sont également intéressants. L'affaire des experts est une affaire d'Etat et le Comité d'enquête s'intéresse à la période où Paleev dirigeait le groupe de travail sur la modernisation de la législation pénal, période lors de laquelle il travaillait directement avec le Président Medvedev. Donc... donc la question qui est sur toute les lèvres est de savoir si Medvedev sera lui aussi entendu, à titre de témoin évidemment, dans cette affaire. Car si cette enquête bénéficie de l'assentiement du pouvoir pour que les enquêteurs soient en mesure de travailler indépendamment de la fonction de la personne entendue, tous ignorent à ce jour jusqu'où porte leur mandat. Mais ce qui particulièrement intéressant est la verve avec laquel l'auteur de la publication dans ce journal rattache tout à l'affaire Khodorkovsky. Il n'a donc pas le moindre doute sur le fait que la modernisation de la législation pénale est liée aux intérêts de l'affaire Khodorkovsky. Pour lui c'est une évidence.
Certains, anonymement, estiment que cela va encore permettre d'affaiblir le clan Medvedev, qu'il s'agit d'une revanche des conservateurs. C'est une manière de voir, et surtout de présenter, les choses. Pourtant il est important de savoir si la législation est modifiée dans l'intérêt général, pour une réelle "modernisation" (même si le terme ne veut rien dire en soi), ou bien si la législation est adapté en fonction d'intérêts sectoriels défendus par un lobbying actif qui a pris racine dans le corps même de l'Etat, voire s'il s'agit de la défense d'intérêts encore plus précis touchant la personne de M. Khodorkovsky qui n'a pas ménagé ses efforts ces dernières années. Dans l'un de ces deux derniers cas, doit-il exister une impunité ? C'est cela aussi l'indépendance de la justice.