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| Igor Liakhovets, policier qui dénonce une affaire politique |
Vous vous souvenez de l'affaire Golounov, ce journaliste inconnu interpellé en juin dernier pour traffic de drogue, pour lequel tout le gratin moscovite s'est indigné, mettant dans le même camp (de manière assez surprenante?) Navalny, Khodorkovsky, Simoniane ou Zakharova ? C'est un journaliste, il est des "nôtre", donc il est innocent, donc pression sur la justice, qui devient "indépendante" lorsqu'elle suit le tribunal médiatique d'une minorité influente. Le grand journaliste inconnu libéré quelques jours plus tard par les "libéraux", allant des pro-occidentaux à ceux qui s'affichent "patriotes", retourne à son anonymat professionnel. Mais l'affaire, lancée, continue contre des policiers, sans autre preuve que le témoignage de Golounov lui-même. Les têtes tombent, la bête fauve doit être rassasiée - au moins pour quelque temps, le goût du sang donne des ailes, grise. La justice pénale ne suit pas les règles de la justice médiatique, compulsive et subjective, elle oblige à certaines formalités, qui conduisent à sérieusement s'interroger sur l'intérêt pour l'Etat de s'oublier ainsi devant les rédacteurs en chef des Echos de Moscou ou autres libéraux au long cours. Le dossier étant vide, les policiers doivent avouer. Sinon, certains ont proposé de les aider "à se souvenir".





