Le Congrès des Etats-Unis vient d'adopter un Acte Rodchenkov contre le dopage. C'est assez amusant de nommer cet acte du nom de celui qui avait organisé le dopage en Russie, qui y était poursuivi, avant de se réfugier aux Etats-Unis ... pour être utilisé dans la lutte contre la Russie à travers le dopage. Mais nous ne sommes pas à une contradiction près, la fin justifie les moyens. Or, le Sénat américain vient à son tour, à l'unanimité et sans modification, d'adopter ce Rodchenkov anti-doping Act de 2019, prévoyant l'extraterritorialité de la compétence des juridictions américaines, des sanctions financières et pénales allant jusqu'à 10 ans de réclusion. Cette extraterritorialité et la priorité, qui est donnée à la justice américaine, ne sont pas sans inquiéter les instances olympiques, qui y voient non seulement une concurrence pouvant déstabiliser le système de lutte contre le dopage, mais également porter atteinte à leur capacité d'enquête. Pourtant, le législateur américain n'a pas modifié sa position. Tout est bon pour protéger le centre de la globalisation, autant que le dopage américain.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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mardi 17 novembre 2020
mardi 17 décembre 2019
René Fasel : la décision de l'AMA contre la Russie est politique
Puisque les médias occidentaux ne vous parleront certainement pas de cette interview de René Fasel, directeur de la Fédération internationale de hockey sur glace, dans laquelle il déclare sans ambages que la faiblesse fondamentale de la position de l'Agence mondiale antidopage est qu'elle est politique, en voici un extrait révélateur.
mardi 10 décembre 2019
JO : L'AMA poursuit son combat contre la Russie
Sans grande surprise, en fin de matinée ce 9 décembre, alors que le Format Normandie se tenait dans la soirée, l'Agence mondiale antidopage a interdit la Russie, ses athlètes et ses représentants de participer pendant 4 ans non seulement aux différents JO, mais également aux différents évènements sportifs majeurs. Au-delà de la violation patente de nombreux principes juridiques, cette décision est une sorte de déclaration de guerre. Mais cette fois-ci la Russie se défend et n'est pas prête à "s'excuser" d'être victime d'une vendetta internationale, comme le demande la vice-présidente de l'AMA, totalement hystérique.
mercredi 27 novembre 2019
Suspension olympique de la Russie : bis repetita, les mêmes causes entraînent les mêmes effets
A l'approche des JO de 2020, le disque rayé de la disqualification de la Russie se remet à tourner dans les rangs de l'Agence mondiale antidopage (AMA), cette fois-ci le CIO ne prendra pas le risque politique de défendre le bon sens, il n'en a plus la force. La Russie doit être suspendue pendant 4 ans, pour tous les évènements sportifs (pas seulement les JO); l'hymne, le drapeau et les officiels doivent rester dans le caniveau des relations internationales; seuls les sportifs choisis par les instances internationales auront la chance de participer à la grande fête atlantiste des JO - s'ils oublient leur pays. Si la Russie veut avoir une chance de ne pas définitivement disparaître de la scène sportive internationale, il est à espérer que sa réaction dépassera le cadre du formalisme juridique stérile, dans lequel elle s'était enfermée il y a 4 ans, avec les résultats désastreux que l'on voit aujourd'hui.
jeudi 3 mai 2018
Russie: le tribunal médiatique remis en cause par les professionnels
Ces derniers temps, toutes les accusations médiatiques portées par la presse et servant la campagne anti-russe atlantiste s'écroulent les unes après les autres dès que les professionnels ne peuvent plus détourner les yeux. Les enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ne cessent de se promener à Douma en Syrie, en vain. Ils n'ont pu non plus établir la provenance du produit qui est censé avoir temporairement touché les Skripal à Londre. Sans parler du revirement incroyable dans l'affaire du dopage russe, dont la "preuve" n'a pas été considérée comme établie par le Tribunal arbitral du sport.
mercredi 17 janvier 2018
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