Le jour de la fête nationale est, avant d'être un jour de fête, un symbole du combat pour la liberté. Il serait peut être bien venu de faire le point sur l'état de notre liberté alors que partout l'on ne parle que de droits de l'homme, que l'on focalise les droits de minorités comme si le fait d'être minoritaire enpêchait d'être humain. S'interroger sur soi, à l'heure où l'on nous impose de l'extérieur une idéologie destructrice.
A l'heure des droits de l'homme conquérants, le pays semble être à nouveau occupé par une étrange frénésie, qui n'a rien à voir avec les valeurs de la République, avec le respect de l'autre, avec la tolérance. Il n'y a pas de liberté quand celle de l'autre est niée.
A l'heure où l'alternative à l'idéologie dominante est interdite, je vous propose de relire ce poême d'Aragon. Certes écrit contre l'envahisseur allemand, il garde malheureusement toute son actualité. Quand la Patrie est en danger, c'est l'homme qui est visé. Aujourd'hui aussi.