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mardi 31 janvier 2012

Iakemenko prépare les manifestations pro-Poutine

Якеменко помитингует на прощание
Глава Росмолодежи Василий Якеменко в марте уйдет в отставку


Le président de l'organisation de jeunesse "Rosmolodioji" (Росмолодежи) et fondateur du mouvement des jeunes pro-Kremlin Nachi, V. Iakemenko, pourrait quitter ses fonctions à l'Administration présidentielle en mars après les élections. Il se préparerait à une carrière politique et fait dès à présent - non officiellement - partie du Front populaire de Poutine, mobilisant la jeunesse pour les manifestations de soutien à Vladimir Poutine, avant et surtout juste après les élections.

Dès l'automne dernier, le bruit courrait sur la possibilité de V. Iakemenko de quitter ses fonctions à l'Administration présidentielle. Toutefois, il affirmait rester en place aussi longtemps que V. Surkov le voudrait. Après le départ de Surkov et les vagues de manifestations, en accord avec le Kremlin, il prévoit démissionner après les présidentielles. C'est aussi une manière pour le Kremlin de faire plaisir à l'opposition en écartant à peu de frais des personnages qui ont particulièrement mauvaise réputation dans la société civile.

En attendant, jusqu'aux élections présidentielles, il travaille auprès du Front populaire de Poutine en tant que consultant. Il y prépare la mobilisation de la jeunesse en faveur de V. Poutine pour les manifestations de février et des premiers jours après les élections de mars.

Une source à l'Administration présidentielle confirme l'information selon laquelle des manifestations de masse sont prévues autour des élections pour affirmer leur soutien au vote Poutine et la validité des élections, contrant ainsi les manifestations populaires prévisibles. V. Iakemenko ne croit pas particulièrement en l'effectivité de ces manifestations organisées, la situation ayant changée, mais il s'en occupe sur demande de l'Administration. Par ailleurs, la question du financement de ces actions se pose, puisque le budget du pays ne prévoit rien en la matière.

Dans l'entourage de Iakemenko, on sous-entend la possibilité de transformer le mouvement Nachi en parti politique. Il possède un réseau, des gens qui lui sont personnellement attachés et l'expérience nécessaire. Par ailleurs, la prévision d'une libéralisation de la législation sur l'enregistrement des partis politiques donne des vocations.

La personnalité de Iakemenko est très controversée. Il est concerné par plusieurs scandales en matière d'escroquerie, d'activité criminelles et autres, mais pour l'instant rien n'a aboutie contre lui. Il est également particulièrement concerné par l'affaire Kachine (le journaliste battu et nommément menacé sur le site de Nachi). Si ce type de personne apparaît sur la scène politique, s'il y trouve une place, il ne peut le faire qu'avec l'accord du pouvoir. Il faut voir s'il ne s'agit pas d'une manière de brouiller le paysage politique et de durcir le mouvement.

A suivre ...

mercredi 7 décembre 2011

Les manifestations continuent ... les arrestations aussi!

Voir: http://www.gazeta.ru/politics/elections2011/2011/12/06_a_3861454.shtml
http://www.specletter.com/vybory-20112012/2011-12-07/ecshe-ne-maidan-no.html
http://www.specletter.com/news/2011-12-07/40780.html
http://www.kommersant.ru/doc/1832878?stamp=634588520786355766

Hier soir sur Triumfalnaya Plochad à Moscou - une place centrale où se déroule habituellement les manifestations non autorisées de l'opposition - face à la manifestation organisée par Nachi et Molodaya Guardia Edinaya Rossiya, se sont regroupées près de 1500 personnes pour protester contre les falsifications des résultats des élections législatives de dimanche. 569 personnes ont été arrêtées.

Alors que les jeunes activistes pro-kremlin manifestaient avec des ours en peluche et des tambours pour célébrer la victoire d'Edinaya Rossiya aux élections parlementaires de dimanche, des opposants, dont Nemtsov, se sont regroupés au cri de "Russie sans Poutine!" et "Honte!". A peine la manifestation commencée, les arrestations ont débutés, avec une surprenante violence. Les gens ont été chargés de force dans les fourgons, des journalistes aussi, certains ont été battus dans le fourgon par des policiers qui les maintenant de force sur le sol, sautaient à pieds joints dessus. Après avoir été libéré par d'autres policiers, le journaliste de Kommersant, par exemple, a été prévenu qu'il ne saurait pas le nom du policier qui l'a ainsi agressé et qu'il devrait plutôt dire merci d'avoir été libéré.

Même des députés, de Iabloko ou de Spravedlivaya Rossiya se sont retrouvés dans le fourgon, en compagnie d'opposants "durs" comme Limonov ou Nemtsov. Leur carte de députés ne les ont pas aidés.

Quand des journaliste se sont approchés des jeunes adolescentes Nachi qui tenaient les tambours en leur demandant si elles considéraient les élections "propres", elles regardaient ailleurs pour ne pas répondre. L'une d'entre elles s'est mise à crier hystériquement "Ne me touchez pas! Ne me touchez pas!".

Les forces de l'ordre se positionnaient entre les deux groupes de manifestants. Quand un journaliste a voulu passé le cordon vers les opposants, étrangement un policier l'a laissé passer. Quelques minutes plus tard il se fait bousculer par les forces de l'ordre en arrière, qui lui disent "Maintenant tu vas en prendre!".

Les policiers voulaient renvoyer les gens vers le métro. Ne se tenant plus, l'un d'entre eux a hurler dans le porte voix "Je me moque de qui est au pouvoir! Nachi ou les fachistes! Vous devez partir!".

Même Medvedev sur Twitter a critiqué le comportement de l'opposition en utilisant le mat, qui une langage ordurier venant des prisonniers. Ce n'est pas vraiment digne d'un chef d'Etat.

Si certains ont peur d'un retour vers 91, la population en est encore loin. Mais il y a une raz-le-bol général. Et une certaine hésitation sur la marche à suivre. L'honnêteté des élections est remise en cause par une grande partie de la population. La cote de confiance de Edinaya Rossiya est en chute. Mais le paysage politique a été efficacement désorganisé et la relève n'est pas encore prête. Pour l'instant les gens ont encore quelque chose à perdre et ne semblent pas prêt à jouer le tout pour le tout.

Toutefois, quand les urnes ne permettent plus d'exprimer la volonté populaire, elle s'exprime dans la rue. La museler n'est aujourd'hui plus possible. Soit les politiques vont le comprendre et pourront intégrer cette volonté dans les mécanismes constitutionnels prévus à cet effet, la rendant alors constructive, soit ils voudront la contenir en dehors du système, la rendant agressive et dangereuse pour le système. L'avenir le dira.

mercredi 19 octobre 2011

Le budget fédéral pourra bientôt financer "Nachi" ... un grand pas pour la société civile russe ...

Прямое финансирование «Наших»
Депутаты предлагают молодежным движениям регистрироваться ради получения господдержки


Un groupe de députés, appartenant à plusieurs fractions, a déposé à la Douma un projet de loi selon lequel les associations des jeunesses politiques pourraient percevoir un financement direct du budget fédéral, mais selon quels mécanismes et à quelles conditions, rien n’est encore précisé.

Les membres du comité de la Douma pour les affaires de la jeunesse, essentiellement composé de députés Edinaya Rossiya et d’anciens membres d’associations de jeunesse politique pro-pouvoirs, ont déposé un projet de loi pour le soutien des organisations sociales de jeunesse et d’enfance, avec, il semblerait, les signatures de la fraction communiste et de la fraction LDPR (le parti de Jirinovsky).

Les auteurs du projet expliquent leur inquiétude quant à la question du financement de ces associations, qui, en l’absence de mécanismes de collaboration avec le pouvoir, sont obligées de recourir à des financements étrangers, ce qui renforce le sentiment extrémiste.

Ainsi, les organisations enregistrées doivent avoir la possibilité de demander aux structures de pouvoir de tous les niveaux un soutien financier ou un apport matériel. Concrètement, pour pouvoir bénéficier d’un financement fédéral, les associations doivent compter au moins 500 membres et 200 en régions. Ces organisations devront organiser leur action en fonction des nécessités posées par la loi, ce qui ne concerne ni l’activité politique, ni la lutte conter les excès de pouvoir des fonctionnaires ou des forces de l’ordre.

Elles doivent s’occuper des questions sociales, du renforcement de la consience de la nécessité d’avoir un bon équilibre de vie, du renforcement du sentiment patriotique, de la morale, de la lutte contre l’extrémisme, des valeurs familiales ....

Les auteurs du projet considèrent également que la barrière d’âge minimal de 8 ans pour pouvoir participer à ces organisations viole les droits des enfants de moins de 7ans. Ils proposent donc d’ôter tout barrière d’âge.

Ce projet a un arrière-goût très désagréable d’enrôlement de la jeunesse, mécanismes très au point dans les pays totalitaires. Sans même parler des valeurs qui rappellent – en pire – « travail, famille, patrie ». L’effectivité est doublement garantie. La question quantitative des membres, tout d’abord, permet de limiter grandement le nombre des organisations pouvant bénéficier du financement public. Il n’y a donc pas de doute : le projet n’a pas pour but de stimuler le développement de la société civile. Ensuite la question de l’âge démontre la volonté très claire de manipulation mentale des jeunes. Un enfant de moins de 7 ans est très influençable et n’est pas apte à garder le recul nécessaire face à ce qu’il entend et voit. Bref ce projet de loi présente un danger réel pour la société civile et justement pour la morale publique. Son retrait est une question prioritaire d’odre public.