L'ACTUALITE RUSSE EN FRANCAIS MISE AU POINT PAR RUSSIE POLITICS SUR Facebook ET Twitter!
Affichage des articles dont le libellé est victime. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est victime. Afficher tous les articles

mardi 3 mai 2016

Odessa: ni oublier, ni pardonner au nom de la dignité

La révolution de la "dignité", le 2 mai 2014, Odessa

Hier 2 mai, Odessa commémorait les deux ans de la tragédie de la Maison des syndicats (voir ici notre article), où 50 personnes périrent brûlées, gazées, achevées une balle dans la tête, plus de 250 furent blessées et une ville mise à genoux par les milices néo-nazies du nouveau régime pro-européen. Un des responsables de ce massacre, A. Parouby, est aujourd'hui à la tête du Parlement ukrainien. Mais les habitants, malgré menaces et pressions, sont sortis dans la rue au cri de "Nous nous souvenons, nous ne pardonnons pas". 

lundi 6 octobre 2014

Donetsk et le renoncement de la Croix Rouge Internationale



Bombardements à Donetsk (nws.su)

 
 
Décidément, cette guerre civile ukrainienne aura fait tomber beaucoup de masques. Et certains dont on se serait bien passé, certains auxquels on s'était attaché, envers et contre tout. Juste pour pouvoir croire, encore un peu. Et celui de la Croix Rouge Internationale, institution respectable s'il en est, n'a pu résister au conflit.

Suite à la mort à Donetsk d'un de ses membres, en conséquence d'un bombardement du centre de la ville par l'armée ukrainienne, alors que chacun continue à affirmer - de plus en plus fort pour couvrir le bruit du canon - que  le cessez-le-feu est respecté, la Croix rouge plie bagages d'Ukraine. Comment pourrait-il en être autrement? Il faudrait alors reconnaître les crimes commis volontairement par Kiev et non seulement par un bataillon isolé, qui doit payer pour les autres.
 
Ainsi, ne pouvant assurer la sécurité de ses membres, en période de "paix", la Croix Rouge rentre à la maison, à Genève. C'est quand même moins dangereux. Pendant ce temps, les civils, qui eux aussi habitent à Donetsk, et ne peuvent "rentrer" à Genève, continuent à mourir. Dans l'indifférence générale. De toute manière l'Ukraine est médiatiquement finie, l'Etat Islamique a pris le relai. Donc mourez en silence s'il vous plait, on retire les témoins.

vendredi 19 octobre 2012

Projet de loi: libération anticipée et renforcement du rôle processuel de la victime

Voir: http://pravo.ru/news/view/78780/

La question de la participation, ou plutôt du degrè de participation, de la victime au procès pénal est une question toujours sensible. D'une part, elle doit avoir les moyens de défendre ses intérêts et d'obtenir réparation des dommages qui lui ont été causé (en général dans le cadre d'une action civile), d'autre part la question purement pénale (responsabilité et peine de la personne interpelée) se place sous l'angle de la défense de l'intérêt public et le rôle de la victime ne peut être que minime.
 
La Douma examine en ce moment un projet concernant le renforcement du rôle de la victime dans la procédure de libération anticipée. En gros, quand une personne a exécuté la moitié de sa peine d'emprisonnement, si sa bonne conduite est reconnue par les autorités pénitentiaires, il peut faire une demande de libération anticipée qui sera examinée par le juge. A ce jour, la victime ne participe pas à cette procédure. Et la question s'est posée de savoir comment l'intégrer, comment représenter ses intérêts. Un premier projet de loi, écarté, proposait d'ajouter en condition supplémentaire, le remboursement en tout ou partie du préjudice causé à la victime. Mais les députés ont trouvé la démarche par trop mercantile: un condamné ayant de l'argent ayant plus de chance de sortir qu'un condamné pauvre. Toutefois, cela permettait également d'apprécier la volonté du condamné de compenser le préjudice causé, donc sa bonne foi.
 
Un nouveau projet de loi s'organise autour de l'information de la victime de la demande de libération anticipée faite par le condamné, de la possibilité reconnue à la victime de s'exprimer sur la question, soit lors de l'audience par vidéo-conférence pour éviter le déplacement, parfois à l'autre bout du pays, ou en l'absence de moyens techniques, par courrier adressé au juge.
 
Cette idée peut être appréciée différemment. Il est évident que la victime, sur le plan humain, est intéressée à question de la libération, ou non, de la personne qui lui a porté préjudice. Mais au-delà de l'appréciation de la compensation du préjudice, quel peut être son rôle? Le juge ne peut évidemment pas faire entièrement reposer sa décision sur la position de la victime. Le rôle du juge est d'apprécier objectivement la situation, non seulement au regard de la compensation du préjudice, mais du danger social présenté par le condamné et donc de son repentir, de sa conduite. La personnalité du condamné est un élément important. Toutefois, l'appréciation faite par la victime peut évoluer depuis la condamnation, notamment en voyant le repentir du condamné. Mais, à l'inverse, si la victime s'oppose à la libération anticipée, alors que le condamné rempli tous les critères, il serait bon qu'elle argumente également sa position, afin d'éviter l'arbitraire. Bref, que le juge tienne compte de la position de victime, pourquoi pas, mais qu'il ne fasse que la retranscrire, serait une erreur.