Rostislav Ishchenko, ancien analyste еt conseiller ukrainien réfugié en Russie où il écrit maintenant pour l'agence d'information RIA Novosti, vient de sortir un article plus que surprenant. Analysant la politique russe, sur fond de conflit en Ukraine, il tire l'étrange conclusion que la politique du patriotisme aujourd'hui en Russie produirait le Maïdan d'hier à Kiev. Son argumentation est fort intéressante, même si cela sent l'article de commande. Une certaine manipulation intellectuelle, parfois naïve, fait sourire et est révélatrice du malaise d'une partie de la population russe qui se sent libérale, comprend qu'elle ne peut pas ne pas aimer son pays (l'on n'est plus dans les années 90), mais qui ne partage pas la politique menée qui tend à compliquer son quotidien et génère une haine viscérale pour les patriotes, dont I. Strelkov est devenu pour eux l'homme à abattre. Alors ils se cherchent des explications alambiquées et des excuses crédibles. Voyons un peu le texte avant de l'analyser.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
vendredi 10 juillet 2015
mardi 7 juillet 2015
Odessa l'américaine, merci Saakachvili!

Odessa a une histoire plutôt bien remplie, pleine de charme et de péripéties. Ses calembours sont presque aussi connus que ses bandits. Mais pour en faire une colonie américaine, il a fallu un gouvernement nationaliste à Kiev. Ironie du sort.
lundi 6 juillet 2015
La Grèce remet en cause le bien-fondé d'une UE néolibérale
Les résultats du référendum sont tombés hier soir: à plus de 60%, le peuple grec s'est prononcé contre la politique d'austérité que les instances européennes veulent continuer à lui faire avaler en guise de cure de jouvence. Pour autant, nous ne connaissons pas encore le véritable résultat de ce référendum. Je ne parle pas des chiffres. Je parle des enjeux politiques.
samedi 4 juillet 2015
Ukraine: combien le retrait de Chirokino va-t-il coûter?
A la surprise générale, l'armée de Novorossia a abandonné ses positions à Chirokino, village à proximité de Mariupole. La zone, qui était déjà totalement dépeuplée en raison de l'intensité des combats, a été officiellement déclarée zone démilitarisée. S'agit-il réellement d'une volonté marquée par les combattants de Novorossia de respecter les accords de Minsk ou serait-ce un acte stratégique? En attendant, Kiev se gargarise de son haut fait d'arme et la propagande bat son plein.
vendredi 3 juillet 2015
Ukraine: il est temps pour l'UE et la Russie de défendre ensemble des intérêts qu'elles ont en commun
Contre les accords de Minsk et sans tenir compte des propositions des représentants des républiques populaires de Donetsk et Lugansk, le Président ukrainien refuse d'introduire un statut spécial pour le Donbass dans la Constitution. L'UE et la Russie devraient en tirer, ensemble, les conclusions qui s'imposent.
mercredi 1 juillet 2015
La Finlande interdit la Russie d'assemblée parlementaire de l'OSCE
S. Narychkine, visage de l'ennemi public en Europe
Le président du Parlement russe, S. Narychkine, et l'intégralité de la délégation russe, se voient interdits de séjour en Finlande à l'occasion de la session d'été de l'assemblée parlementaire de l'OSCE en raison des sanctions prises par l'UE. Rappelons que l'OSCE est un organe indépendant de l'UE. De fait, l'UE a réussi à exclure la Russie, membre fondateur de cette organisation, sans que des sanctions supplémentaires ne soient nécessaires. Même si la décision est légalement contestable, elle reste dans la ligne directe de la politique européenne contemporaine.
mardi 30 juin 2015
Comment comprendre la politique internationale russe aujourd'hui: entre fermeté et normalisation
La position russe à l'international est parfois surprenante. On voit accorder une réduction sur le prix du gaz à l'Ukraine tout en rappelant avec fermeté que la souveraineté russe dépendra de son potentiel nucléaire. A côté de cela, l'on entend le Président ukrainien Poroshenko, alors que son Gouvernement demande des remises, affirmer que cette Russie voisine est le pays agresseur dans cette guerre civile qui n'en finit pas. Quand l'OTAN parle de la menace russe pour justifier l'envoie de chars américains dans les pays baltes, Obama et Poutine ont une discussion téléphonique "constructive". Drôle d'époque. C'est peut être ce que pensait aussi nos ancêtres. En tout cas, à chaque époque sa politique et ses hommes, la politique russe aujourd'hui est le fruit de ces contingences.
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