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mardi 29 novembre 2022

Guerre du gaz : la Russie se développe vers l'Orient, que restera-t-il de l'Europe ?


Pendant que l'UE conduit les pays européens sur la voie de la récession et de la paupérisation, notamment en tentant d'imposer selon les exigences du Trésor américain un prix maximal à l'importation de gaz russe, la Russie développe ses partenariats stratégiques en matière énergétique avec la Chine et le Kazakhstan. Il est urgent pour nos pays de mettre un terme à cette politique atlantiste suicidaire !

vendredi 25 novembre 2022

Plafonnement des prix du gaz russe : les pays européens rechignent à se suicider


Sur injonction américaine, l'UE continue à vouloir imposer aux pays européens un plafond au prix du gaz et du pétrole russes. Manifestement, le jeu du marché, si cher aux pays soi-disant libéraux dont nous faisons partie, n'est pas si sacré que cela dans le monde atlantiste, surtout lorsqu'il s'agit d'affaiblir les Etats européens, déjà totalement soumis politiquement, et de les rendre encore plus dépendants des décisions atlantistes. La Russie a encore répété ne pas vendre du gaz aux pays pratiquant le plafonnement. Mais les pays européens ont du mal à faire le dernier pas et à sacrifier ce qui reste de leur économie nationale au dieu Atlan. Pourtant, tous les cultes exigent des sacrifices réguliers, ne serait-ce que pour calmer la colère des dieux.

lundi 29 août 2022

Billet du jour : Le système libéral est mort, paix à notre âme


Macron ne s'est pas correctement exprimé : ce n'est pas la fin de l'abondance, c'est la fin d'un monde. Celui du libéralisme à visage humain. Déjà fortement remis en cause avec la gouvernance globale covidienne, le système libéral vient d'être enterré par Macron, puis par Borrell, après les nombreuses déclarations surréalistes de différents politiciens européens. La page du 20e siècle est tournée. Celle qui s'ouvre est peu ragoûtante ... Et ne pouvant ouvertement assumer ce choix idéologique impopulaire, le conflit en Ukraine est instrumentalisé, la Russie est démonisée.

mercredi 15 juin 2022

Medvedev doute de l'existence de l'Ukraine comme pays d'ici deux ans


Kiev demande aux Etats-Unis de faire entrer plusieurs milliards de dollars de livraison de gaz dans le cadre du programme Lend-Lease, réanimé par Biden, qui a permis le contrôle de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale. Dans son canal Telegram, qui a déjà surpris par la virulence de ses propos, Medvedev déclare douter de l'existence de l'Ukraine comme pays d'ici deux ans, quand il faudra payer. En effet, la question se pose.  

mardi 29 mars 2022

Etats-Unis / Russie : l'Europe se constitue prisonnier de la guerre du gaz


Le combat pour le marché énergétique européen a toujours été très fort entre les Etats-Unis et la Russie. L'intérêt des pays européens était justement de garder un équilibre entre les différentes puissances, afin de préserver une certaine indépendance. C'est cet équilibre que l'UE a brisé en suivant le diktat américain de sortie à n'importe quel prix du gaz russe, Russie qui en attendant, en contre-partie des sanctions adoptées contre elle, ressortant plus de la piraterie que du droit, exige un paiement en roubles, ce qui rendrait ces sanctions justement inutiles.

vendredi 4 mars 2022

Guerre du gaz : l'Europe prend les Européens en otage


Alors que Frans Timmermans annonce le retour au mythe de l'indépendance totale de l'Europe face au gaz russe et aux énergies fossiles, ce même gaz russe n'est soudainement plus pompé et ne passe plus par les gazoducs de Gazprom en Allemagne et en Pologne. Les populations auraient-elles été concertées sur l'interruption idéologique de fourniture en gaz ? Certes, l'intervention militaire russe en Ukraine semble permettre tous les excès, mais peut-être pourrait-on encore penser à l'intérêt des Européens - si cela n'est pas déplacé, bien sûr ?

vendredi 20 novembre 2020

Nord Stream 2 : l'Allemagne se tourne vers les Etats-Unis contre la Russie


Depuis cet été, la furie américaine se déchaîne contre le projet de gazoduc russo-européen Nord Stream 2. Sanctions américaines contre les entreprises européennes partenaires, coalition médiatique de médias engagés contre un "projet climaticide" pour ne pas dire que la ligne est simplement pro-globaliste et anti-russe. Maintenant, les députés allemands ont rejeté à une majorité écrasante la résolution de soutien au gazoduc. La morale de l'histoire est aussi simple que banale : il est extrêmement difficile de porter un projet économiquement globaliste, en se positionnant pour la défense des intérêts souverains des Etats. Car il est impossible de différencier la globalisation économique de la globalisation (soumission) politique - tout a un prix.

mardi 25 juillet 2017

Nouvelles sanctions américaines et la nécessaire clarification idéologique en Russie



Le Congrès américain entend légiférer sur les sanctions contre la Russie, la plaçant au même titre que la Corée du Nord ou l'Iran dans la liste des dangers premiers pour les Etats Unis, et limitant ainsi la possibilité pour Trump de négocier en tête à tête avec son homologue russe. Pourtant, Trump est-il réellement opposé à reprendre le contrôle du marché énergétique européen et à affaiblir son concurrent russe? Ou comment les sanctions américaines servent deux buts: économique, tout d'abord, avec le marché énergétique européen et géopolitique, ensuite, par la dissociation de l'oligarchie énergétique russe de la politique internationale menée par le Kremlin. Dans les deux cas, la Maison Blanche applaudit.

mercredi 6 janvier 2016

Le maire de la ville ukrainienne de Guenitchesk demande de l'aide à la Russie

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Alexandre Tulupov, héros du jour, maire de Guenitchesk

La Russie, pour des raisons raisons humanitaires, est venue en aide aux habitants de la région de Kherson, où les 25 000 habitants de la ville de Guenitchesk et des alentours se trouvaient sans gaz avec des températures de -25°.  

mardi 25 août 2015

L'UE veut régler les problèmes de sa politique énergétique aux frais de Gazprom


La question de la sécurité énergétique de l'UE est comme un vieux serpent de mer qui n'en finit pas tourner en rond. L'UE est énergétiquement dépendante. Elle a beau diversifier son approvisionnement, elle reste dépendante. Et en grande partie de la Russie. Elle pourrait acheter ailleurs, mais ce serait plus cher. Quant aux pays de l'Est, toute leur infrastructure est adaptée depuis la période soviétique. 

L'UE a beau s'énerver et menacer, elle ne peut rien contre l'histoire et la géologie. Mais est-ce à Gazprom de payer la facture?

mardi 30 juin 2015

Comment comprendre la politique internationale russe aujourd'hui: entre fermeté et normalisation

Путин определил залог суверенитета России
La position russe à l'international est parfois surprenante. On voit accorder une réduction sur le prix du gaz à l'Ukraine tout en rappelant avec fermeté que la souveraineté russe dépendra de son potentiel nucléaire. A côté de cela, l'on entend le Président ukrainien Poroshenko, alors que son Gouvernement demande des remises, affirmer que cette Russie voisine est le pays agresseur dans cette guerre civile qui n'en finit pas. Quand l'OTAN parle de la menace russe pour justifier l'envoie de chars américains dans les pays baltes, Obama et Poutine ont une discussion téléphonique "constructive". Drôle d'époque. C'est peut être ce que pensait aussi nos ancêtres. En tout cas, à chaque époque sa politique et ses hommes, la politique russe aujourd'hui est le fruit de ces contingences. 

lundi 29 septembre 2014

Ukraine: le vide du politique et l'approche de l'hiver ... social

Poroshenko et Yatseniuk: Qui donne le baiser de Judas?
 
Juste avant les négociations de Berlin sur le gaz entre Gazprom et l'Ukraine, Yatseniuk accuse depuis New York la Russie de faire du chantage à l'Ukraine pour la faire geler et geler toute l'Europe cet hiver. Alors que l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine devait entrer en vigueur fin 2015, délai permettant une transition normale des règlementations du marché avec la Russie et la zone de libre-échange de la CEI, Poroshenko annonce qu'il n'en sera rien et cet accord prendra toute sa force juridique au 1er novembre de cette année. Bref, l'Ukraine joue l'escalade en période pré-électorale et joue son va-tout politique dans une situation désespérée, menée par des hommes qui ne s'intéressent pas au sort du pays et des gens.

vendredi 8 août 2014

Sanctions ukrainiennes contre la Russie: couper le transit du gaz vers l'Europe

Le Premier ministre ukrainien Arseniy Iatseniouk.

Le Premier ministre ukrainien ne manque pas d'imagination en matière de perspective de développement pour l'Ukraine. Ayant à coeur de ne pas laisser son pays en arrière de la scène internationale, il a décidé, peut-être pas seul d'ailleurs, que l'Ukaine devait également adopter des sanctions contre la Russie.

Qu'à cela ne tienne, soyons fous! Outre les mesures personnelles ou sectorielles, soit 172 particuliers et 65 entreprises essentiellement russes, Yatseniuk décide de couper le transit du gaz russe envers l'UE.

Il reconnait que cela pourrait avoir des conséquences néfastes pour l'Ukraine, "Dans le pire des scénarios, l’Ukraine pourra subir des pertes, non seulement à cause des sanctions mais aussi à cause de la politique agressive du Kremlin, de sept milliards de dollars dès la première année", selon les dires de Yatséniuk.

Ces mesures adoptées par le Conseil des ministres doivent encore être votées par la Rada mardi.

Il est intéressant que ces mots, retransmis par l'AFP, ne posent absolument pas la question des incidences sur l'économie européenne, "alors que près de moitié du gaz russe consommé en Europe transite par le territoire ukrainien" comme l'écrit également Libération reprennat l'AFP.

Alors posons les questions: où la France va-t-elle trouver, c'est-à-dire acheter plus cher l'énergie dont les habitants et les entreprises ont un besoin journalier, l'hiver s'approchant? A quel prix? Qui va payer la différence? Comment les entreprises vont-elles supporter le surcoût? Et les familles? Quelle incidence cela pourra-t-il avoir sur la récession économique? Sur le budget des ménages? Sur le taux de chômage? etc. 

Et surtout au nom de quoi l'Ukraine prend-elle l'Europe en otage dans le silence général?

De son côté, l'OTAN est prêt à renforcer sa coopération avec l'Ukraine pour lui permettre de se défendre contre cette mythique agression russe. Posez-vous juste une question: à qui profite le crime?

Sans commentaires ...

vendredi 30 mai 2014

Comment la doctrine militaire américaine conforte le conflit en Ukraine ou jouons au pocker menteur

Барак Обама
Lors de son discours à l'Académie militaire de West Point, le Président Obama a indiqué assez clairement sa position, celle des Etats Unis, en matière d'interventionisme et de défense de ses intérêts stratégiques: la fin justifie les moyens.
Sur la scène internationale, les Etats Unis doivent toujours être le leader qui entraîne les autres avec lui. Pour autant, lorsque les intérêts fondamentaux des Etats Unis sont en jeu, ils peuvent intervenir seuls, voire militairement si cela est nécessaire et même si l'opinion internationale est importante, rien n'est supérieur à la défense des intérêts américains, des ressortissants à l'étranger et des intérêts économiques des Etats Unis. Mais que l'on se rassure, les Etats Unis ont les moyens qui lui permettent de former l'opinion publique et d'influer sur les autres pays, lui permettant donc d'obtenir leur soutien. La conclusion logique ne se fait pas attendre: ces moyens ont permis d'isoler la Russie en amenant les pays européens et le G7 a soutenir la politique de sanctions économiques, politique donc bien prise dans l'intérêt exclusif des Etats Unis, comme le sous-entend le Président, et qui n'a rien à voir avec l'Ukraine, mais avec le non-alignement de la Russie.
Le manque de tact d'un tel discours est effarant et a été relevé dans la presse américaine, mais parfois de manière étonnante. Celle-ci y a vu un discours contre productif, qui a surtout réussi à énerver plusieurs des alliés des Etats Unis, allant de Singapour à la France. Il est vrai qu'annoncer aussi directement que la politique américaine repose sur la manipulation des autres puissances pour les amener à servir et défendre les intérêts des Etats Unis, il fallait oser le faire. Et savoir que de toute manière, à part quelques montées de salives, il n'y aura aucune conséquence. Ensuite, ce qui est surprenant, c'est la critique presqu'uniforme reprochant au Président de trop se lier les mains en matière d'interventionnisme. Bref, pourquoi se réduire à se point les possibilités d'intervention unilatérale? Pourquoi ne pouvoir intervenir unilatéralement si des intérêts supérieurs, qui n'engagent pas forcément les intérêts vitaux des américains, sont en jeu? Bref, se pourrait-il que l'Amérique n'aille plus de part le monde défendre la démocratie les armes à la main? Choking! Enfin, la dernière grande critique concerne le style du discours. Un discours général, sans rien de concret alors qu'il s'adresse a des militaires. Par exemple, il ne parle plus du renouvellement des relations entre la Russie et les Etats Unis, mais de la nécessité de brider, voire de dompter, la Russie et la Chine qui se conduisent de manière de plus en plus agressive, mais sans pour autant dire comment y parvenir. Traduction: le Russie et la Chine ne se plient plus aux règles du jeu en se mettant à servir leurs intérêts propres, ce qui en fait des concurrents dangereux à détruire. Mais par quels moyens, la question reste ouverte.
Dans ce contexte, l'Ukraine est une opportunité à ne pas lâcher. Et il faut remettre de l'huile sur le feu régulièrement, sans trop se salir les mains. Et les déclarations plus que surprenantes de la porte-parole du Département d'Etat, J. Psaki, qui ne sait pas, ne veut pas avoir, ne comprend pas, reprend uniquement les sources officielles ukrainiennes ont un sens alors: en donnant carte blanche au pouvoir ukrainien actuel, en refusant a piori toute investigation objective, tout autant que la condamnation des violences contre les populations civiles, qui se réfugient maintenant dans les sous-sols, les Etats Unis poussent le pouvoir ukrainien, qui se croit tout permis, à commettre l'irréparable, à mettre en place un chaos qu'il ne peut gérer seul ... et que les Etats Unis vont aider à entretenir et contenir, dans l'espoir de pousser en même temps la Russie à la faute. Dans tous les cas, en contrôlant la zone ukrainienne, les Etats Unis contrôlent le transit du gaz russe vers l'Europe. Joli coup, non? Et dans ce cas, peu importent les frontières de l'Ukraine, seul compte le trajet d'acheminement, les entreprises qui le contrôlent, le point de sortie etc. De ce côté là, tout ne se passe pas trop mal. Les personnes sont placées. Donc le conflit peut continuer.
La doctrine est très simple: on est les leader, on le reste, on détruit ce qui dérange et ne s'aligne pas. Comme l'argent c'est le pouvoir, l'énergie - c'est le pouvoir. On va la contrôler. Et de cette manière, on va isoler la Russie, en contrôlant sa frontière énergétique avec l'UE, avant que ses accords avec la Chine ne soient efficaces. C'est un coup de pcsker menteur, mais parfois ça peut marcher. L'inconnu restant le seuil critique d'alignement des pays européens.

lundi 28 avril 2014

Y a-t-il un lien entre le Traité transatlantique et les sanctions contre la Russie?

Voir: http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/04/25/31002-20140425ARTFIG00296-traite-transatlantique-le-dessous-des-cartes-par-jean-michel-quatrepoint.php
http://itar-tass.com/politika/1149616

Aujourd'hui, le Conseil de l'Union européenne composé des 28 représentants des pays membres de l'UE va se prononcer sur de nouvelles sanctions à l'égard de la Russie. Et cela tombe très bien pour les Etats Unis, qui en sont à l'origine.
 
Il s'agit toujours du deuxième stade, qui dure, qui dure, le troisième faisant quand même trop peur: l'Europe n'est pas encore tout à fait prête à se suicider économiquement, politiquement et socialement pour les beaux yeux de notre "partenaire" outre Atlantique. Donc, en attendant un véritable embargo économique sur la Russie qui permettrait de définitivement destabiliser l'économie européenne, la liste des personnes infréquentables va être élargie et toucher ce business qui a l'outrecuidance de ne pas condamner la dictature poutinienne et d'être encore en Russie. Plus concrètement, on verra dans la journée à quel point les cartes s'ouvrent sur la dépendance énergétique européenne.
 
Les mesures ont été bien préparées et le suspens est intenable de savoir si le Conseil de l'UE, organes politique et indépendant, va les adopter ou pas ces sanctions. Mais avant la décision finale, n'oublions pas la mise en scène démocratique légitimant a posteriori le processus: les débats, les discussions, les applaudissements et enfin le vote. Camarades, la victoire est proche! Oups...
 
Ainsi, l'Europe continue à se distancier d'avec la Russie. Cette Russie qui ne cesse de continuer le dialogue. Et oui, les russes sont tenaces et les américains commencent à perdre patience. Il faut absolument couper l'Europe de la Russie pour qu'elle soit totalement sous domination américaine: vive le gaz de schiste! En attendant, si l'été est proche, il faudra bien passer l'hiver et se chauffer. Donc, l'Allemagne discute avec la Russie sur la question ukrainienne, enfin sur la question du transit du gaz par l'Ukraine, dont l'UE est dépendante et ils devraient se réunir. Mais après cette conversation téléphonique, elle prend bien la peine de condamner la position russe en Ukraine, au cas où. C'était la semaine dernière. En fin de semain, Kerry s'énerve, Obama s'énerve, les secrétaires de presses affirment et assurent la responsabilité de la Russie et pour preuve, regardez internet. Même les journalistes américains s'étonnent lors de la conférence de presse à la Maison Blanche. Question d'un journaliste: et les services de renseignement américains qui peuvent surveiller n'importe qui et n'importe quoi  n'ont pas d'informations autres que celles venant d'internet ou du Gouvernement ukrainien, qui est partie prenante donc pas objectif? Comment pouvez-vous donc affirmer que la Russie est responsable de ce qui se passe dans l'Est? Réponse officielle: On en est sûr. Point. Et pas d'autres arguments. Bref, pas de dates pour la réunion UE/Ukraine/ Russie sur la question du gaz: il faut attendre l'autorisation.
 
En attendant on prend des mesures contre la Russie, c'est non seulement autorisé mais demandé. Et les négociations du Traité transatlantique avancent merveilleusement. Les Etats Unis ont besoin d'une Europe faible, ils l'ont aidé à s'élargir jusqu'à la nausée, ils l'aident à couper les ponts avec la Russie, ôtant ainsi à l'UE toute chance de pouvoir prétendre à être une puissance au moins régionale, voire entrer en concurrence avec les USA. Mais pourquoi l'Europe suit-elle?
 
Parce que l'Europe, à l'intérieur, est sous domination allemande et l'Allemagne voit un intérêt à ce traité pour le développement de son industrie en dehors de l'UE moribonde, avec le renforcement de la dérégulation, l'affaiblissement des normes sociales qui lui coûtent trop cher et la possibilité d'entrer sur le marché américain voire asiatique. C'est la position particulièrement bien argumentée de l'économiste J.-M. Quatrepoint. Donc, menée par l'Allemagne, aujourd'hui largement américanophile, l'UE s'éloigne de son seul véritable allié dans la région, la Russie.
 
Et tous les efforts des Etats Unis, à chaque fois à l'origine de sanctions, qui les touchent beaucoup moins, visent à faire comprendre également à la Russie qu'elle a perdue l'Europe, ce qui l'affaiblirait également en retour, car se tourner uniquement vers l'Orient ne permettrait pas de compenser les pertes, non seulement économiques, mais surtout en terme d'image.
 
Donc le combat continue. Et pendant ce temps-là, en Ukraine ...

mardi 15 avril 2014

L'impasse ukrainienne: comment sortir de la crise?

Voir: http://itar-tass.com/mezhdunarodnaya-panorama/1121167
http://itar-tass.com/mezhdunarodnaya-panorama/1121205
http://www.gazeta.ru/politics/2014/04/15_a_5993289.shtml
http://www.kp.ru/daily/26219.5/3102827/
http://itar-tass.com/politika/1111982
http://www.vesti.ru/doc.html?id=1478898
http://ria.ru/world/20140414/1003907371.html

Президент США Барак Обама


La situation en Ukraine est dans une impasse. Pour les pays européens, qui ne peuvent se permettre d'appliquer les sanctions qu'ils adoptent. Pour les Etats Unis, qui poussent l'Ukraine dans une guerre contre son peuple, donc une guerre qu'elle ne peut que perdre. Pour la Russie, qui se voit entra$iner dans une guerre économique dont elle se passerait bien. Mais surtout, si l'on s'en souvient encore, pour l'Ukraine elle-même, dont les dirigeants commencent à être mis à mal par un retour de manifestation à Maïdan, de gens qui ne veulent pas d'un suicide collectif, de gens qui veulent simplement vivre mieux, en tout cas le voulait.
 
Les méthodes post-modernes de gestion des conflits montrent leur limites. Quand la situation dérape pour un groupe au pouvoir, il veut recourir aux forces armées, donc à la force pour rétablir la situation. Et c'est ce que fait le nouveau pouvoir à Kiev contre la révolte des populations dans l'Est et le Sud. Il envoie des chars contre des gens qui veulent être respectés dans leur pays, l'Ukraine, quelle que soit leur appartenance ethnique, leur langue. Pour cela ils demandent un referendum permettant la modification de la Constitution pour y instituer une fédération ukrainienne, donnant la possibilité à ses composantes de garantir ses droits et de gérer son développement économique, donc son budget. Pour cela ils prennent les bâtiments officiels, ayant ainsi un moyen de pression sur un pouvoir qu'ils ne considèrent pas comme légitime ni légal. Pour cela, ils sont qualifiés de dangereux terroristes qu'il faut liquider. Bref, contre une population à bout de nerfs, dans un pays au bord du crash économique, du défaut de paiement, le nouveau pouvoir n'est occupé que de lui-même et de ses nouveaux oligarques qui ont pris la place des anciens. Ce contre quoi combattait Maïdan dans les premiers jours, ceux du soulèvement populaire non professionnalisé, non récupéré, non radicalisé.
 
Mais les radicaux ont pris le pouvoir, les mesures sociales consistent en une politique d'austérité extrême pour satisfaire les conditions du FMI et de l'UE afin qu'ils puissent envisager une forme d'aide à l'économie ukrainienne. Le plus important étant évidemment la lustration de la justice, la réduction de l'Etat, dans ce contexte de falled state. La révolution s'enlise, les réformes n'arrivent pas, les élections seront quasiement impossibles à organiser en mai, le pouvoir devient contesté ouvertement par la population, quelle que soit la région, car les gens n'ont plus d'argent, la hausse des prix est effarante et les revenus fondent. Donc le pouvoir révolutionnaire ne peut acquérir cette légitimité qui fait oublier le coup d'Etat. Si les tanfs sont envoyés dans l'Est, ils ne pourront patrouiller dans Kiev, quand les ukrainiens feront leur révolution sociale, quand ils n'auront plus rien à perdre. En attendant, les candidats d'opposition, de l'Est, sont battus par les radicaux à Kiev même. Est-ce pour cela qu'il fallait détruire le pays?
 
D'autant plus que l'attitude de l'Europe est on ne peut plus ridicule. Elle adopte des sanctions contre les dirigeants russes, mais sur invitation de l'UNESCO toute la délégation russe, composée essentiellement de personnalités soumises à sanction, le président de la Douma en tête, ont pu sans problèmes traverser la frontière et séjourner à Paris. Explication: ce n'était pas une visite officielle, mais une visite de travail dans le cadre d'une accord culturel. Pour autant, toujours à la suite des Etats Unis, de nouvelles personnalités pourraient être soumises à sanction à partir de jeudi. On parle notamment de Setchine, qui dirige Rosneft, mais tout va bien: après consultation de la compagnie américaine ExxonMobile ces sanctions n'empêcheront pas la compagnie russe de fonctionner, ce qui est quand même fondamental pour le business et leur coopération.
 
Pourtant, rappelons-le, il existe aussi l'Ukraine, son économie, son impossibilité à payer son gaz et pourtant ses besoins énergétiques qui sont là, qui peuvent avoir, comme déjà par le passé, un impact plus que désagréable pour certains pays européens, notamment la France. En ce sens, V. Poutine a envoyé une lettre personnalisée aux 18 chefs d'Etats concernés par le transit du gaz en Ukraine, leur proposant de se réunir pour trouver une solution à la crise économique en Ukraine, rappelant également que la Russie, ces dernières années, a déjà subventionner l'économie ukrainienne pour plus de 35 milliards de dollars. Et, surprise, une réponse arrive. Des Etats Unis. A qui la lettre n'a pas été adressée, puisque la Russie ne lui livre pas de gaz par l'intermédiaire de l'Ukraine, donc qui ne rique rien en matière d'approvisionnement énergétique. C'est pourquoi d'ailleurs ils répondent virulemment à la Russie d'arrêter son chantage énergétique. Et pour continuer dans le théatre de l'absurde, en Conseil des ministres, le lendemain, V. Poutine plaisante en soulignant que même s'ils en ont l'habitude, il n'est pas bien de lire de courrier des autres. ce qui provoque également une réponse officielle du Département d'Etat, dont manifestement le niveau de compétence est en chute libre. Bref, les Etats européens, pour confirmer la valeur de leur courage politique ont peur d'entrer en discussion directe avec la Russie et, comme l'affirme C. Ashton, qui n'était pas non plus concernée, c'est la Commission européenne qui reprend les rènes et va réfléchier à formuler une réponse commune à la Russie. Pour l'instant, la Commission continue à réfléchir ...
 
Donc, quand la Russie suit les contrats qu'elle a signé en 2009, qui sont valables jusqu'en 2020, avec l'Ukraine, contrats pour lesquels Timoshenko avait été accusée d'avoir outrepassé ses fonctions et porté atteinte aux intérêts du pays, accusations qui viennent justement d'être levée par la jsutice ukrainienne car politiques - donc tout va bien- la Russie exerce donc une pression intolérable. Quand les Etats Unis envoient en voyage secret, sous un faux passeport, le directeur de la CIA à Kiev, que tout à coup Turchinov décide de faire la guerre à son propre peuple, ça se qualifie comment?
 
La crise en Ukraine prendra fin quand les politiques ukrainiens s'occuperont enfin des intérêts de leur pays, et le temps est compté avant que la population ne se lasse vraiment.

jeudi 14 février 2013

Poutine veut mettre un terme au pillage énergétique

Voir: http://www.rg.ru/2013/02/14/putin.html

Hier, lors de la réunion du Conseil auprès du Président sur les questions de stratégie énergétique, V. Poutine a mené une réunion musclée, soulevant trois problèmes majeurs: celui du non-paiement de l'élergie électrique, celui des réserves d'hydrocarbures et celui de la transparence des entreprises d'état.
 
Le système d'énergie électrique fonctionne sur la base d'une cascade d'intermédiaires. Et la dette totale, le non paiement, a augmenté de plus de 60% l'année dernière. Pourtant, les grandes compagnies ne se pressent pas à intervenir devant les tribunaux, les enquêtes internes s'éternisent, des plaintes ne sont pas déposées. Ce qui a eu le don d'exaspérer le Président. Quand le ministre de l'intérieur dit que dans un grand nombre d'affaires ils se trouvent bloquer car il n'y a pas de "victime", Poutine explose et affirme alors que si ces compagnies qui ne perçoivent pas leur dû ne sont pas des victimes, elles sont alors co-auteurs ou complices de l'infraction.
 
Cela concerne plusieurs compagnies intermédiaires importantes comme OGK-2, Energostream, MRSK du Caucase du nord. En ce qui concerne Energostream, la situation est catastrophique. 6 affaires pénales ont été ouvertes, mais il est impossible de joindre la direction, qui se promène on ne sait pas très bien où. Quant aux autres, pas de victimes, officiellement du moins.
 
Autre exemple, Rusydro. Le Président a ordonné de faire la lumière sur le pillage de la compagnie, qui ne participe même pas en tant que victime au procès. Et cela est incompréhensible. Pour toute explication, le dirigeant de la compagnie a signifié .... qu'ils n'avaient pas reçu d'invitation officielle à le faire (sic).
 
Sur les autres points, le Président propose de moderniser le cadre réglementaire. Lever le secret concernant les réserves d'hydrocarbures. Augmenter la transparence des entreprises d'état sans ajouter de barrières administratives. Diversifier le réseau d'exportation du gaz. Il s'agit d'inscrire la Russie dans la nouvelle répartition des forces géostratégiques, comme un pays incontournable et moderne.
 
Autrement dit, on assiste aujourd'hui à une prise de consience et à l'affirmation d'une volonté politique marquée. Le temps du pillage d'Etat est fini, ce qui entraîne la nécessité d'une lutte réelle contre la corruption et les corrompus. Beaucoup d'intérêts sont en jeu, c'est contre tout un système para-étatique qu'il faut lutter. Et§ cela se voit aujourd'hui dans de très nombreux domaines, qu'il s'agisse de la privatisation des biens d'Etat, de l'armement ou de la science, le combat est réel. Mais pour mener la "guerre", il faut pouvoir s'appuyer sur des forces saines. Espérons qu'elles seront suffisamment fortes pour faire contrepoids et permettre à la Russie de sortir de cette logique suicidaire des années 90.
 
Pour être démocratique, un Etat doit être fort, donc il doit être sain. C'est le seul moyen qu'il ait pour pouvoir satisfaire les intérêts de la population. Et là est le but de toute démocratie, même si l'on a tendance à vouloir l'oublier dans cette époque de crise modiale des modèles politico-économiques, des modèles du vouloir vivre ensemble.