Il n'y a aucun doute, l'opposition biélorusse, avec Svetlana Tikhanovskaya, a un leader d'une qualité exceptionnelle. En tout cas, parfaitement dans l'air du temps. Alors qu'elle demande aux chefs d'Etat étrangers de ne pas reconnaître sa défaite électorale, prévue par les estimations de vote, qu'elle demande le départ de Loukachenko, Svetlana Tikhanovskaya ne prévoit pas de se présenter en cas d'organisation de nouvelles élections. Autrement dit, elle n'est pas là pour proposer un autre cours pour la Biélorussie, elle est là pour détruire. De quel leader de l'opposition parle-t-on ? A chaque nouveau Maïdan, la qualité des marionnettes est en chute, finalement Tikhanovskaya n'est là que pour conduire la Biélorussie sur la voie de la colonisation directe. Elle doit en parler aujourd'hui avec le vice-secrétaire d'Etat américain.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
lundi 24 août 2020
vendredi 21 août 2020
Navalny dans le coma : son aura politique reprend des couleurs
Le 20 août au matin, Alexeï Navalny, l'opposant russe chéri des médias et des politiques du "Monde libre", s'est trouvé mal dans l'avion qui le ramenait de Tomsk à Moscou. Hospitalisé en urgence à Omsk, dans un état critique, il est depuis dans le coma. Les médecins font des analyses pour comprendre l'origine, pour l'instant le diagnostic n'a pas été trouvé, il leur faut encore environ deux jours. Pour autant, toute la bonne société d'opposition russe parle d'un empoisonnement volontaire par le Kremlin, version reprise par les médias étrangers, Macron et Merkel déjà prêts à le soigner et à offrir un statut de réfugier politique à toute la petite famille. Un opposant à environ 2%, dont les statiques ne sont en général pas encore en âge de voter ... A qui profite le crime ?
mercredi 19 août 2020
Ingérence : l'UE décide de financer directement la société civile en Biélorussie
Les instances européennes, à la suite de leur réunion d'urgence au sujet de la crise en Biélorussie, confirment, non revendiquent l'ingérence extérieure contre Loukachenko : la commission européenne délivre 53 millions d'euros directement à la société civile, en contournant les instances étatiques biélorusses. Autrement dit, l'UE a ouvertement pris la voie de l'ingérence dans les affaires internes d'un pays souverain. Une fois n'est pas coutume et l'on sait comment ça se termine pour ces pays. Et surtout pour les peuples ... Le tout sous couvert de "lutte contre le Covid". Puisque la lutte contre le Covid est idologique, c'est logique que les ONG "soignent" les gens ... Nous sommes face à la première tentative de "révolution covidée".
dimanche 16 août 2020
Biélorussie : Loukachenko résiste et annonce le soutien de la Russie
Les révolutions sont un phénomène à la fois anti-démocratique et anti-politique. Anti-démocratique, car elles doivent permettre à une minorité de prendre le pouvoir contre une majorité. Et anti-politique, car, en conséquence de ce qui vient d'être écrit, elles impliquent obligatoirement le recours à la rue et à la force, en contournant les mécanismes politiques prévus de passation du pouvoir. La tentative de révolution en Biélorussie n'échappe pas à la règle. Mais elle intervient après le Maîdan ukrainien, les recettes ne prennent plus aussi facilement et la Russie a enfin exprimé sa position officielle, en soutien à Loukachenko.
vendredi 14 août 2020
Les manifestations en Biélorussie : les éléments démontrant l'ingérence étrangère
Les manifestations de contestation de l'élection de Loukachenko en Biélorussie sont présentées, sans aucun recul ni aucune tentative d'analyse, comme "la révolte spontanée d'un peuple contre le tyran". Si le score de 80% fait effectivement sourire, si l'existence d'une fatigue de la population face à l'éternelle présidence Loukachenko doit objectivement exister, l'ampleur des manifestations n'a rien de naturel, ni de spontané, c'est un processus qui a été préparé depuis des années (et je le sais pour certains aspects personnellement) et largement coordonné dans sa phase de réalisation. Car ces tristes parodies de révolution populaire, auxquelles nous assistons ces dernières années, ne sont in fine que des tentatives plus ou moins fructueuses de renversement d'un pouvoir non-aligné pour mettre le pays - et ses ressources - sous tutelle globaliste. La démocratie et les droits de l'homme (j'entends et les droits et les hommes) n'y sont strictement pour rien. Et concrètement dans cette crise biélorusse, plusieurs éléments apparaissent laissant percer l'organisation volontaire.
mercredi 12 août 2020
Souveraineté sanitaire ou globalisation : la Russie enregistre son vaccin contre le coronavirus
Alors que la 3e phase de test commence le 12 août, la Russie vient d'enregistrer son vaccin contre le Covid, prenant de court les grands labos. L'utilité en soi d'un vaccin contre un virus dont la dangerosité réelle, je parle sur le plan sanitaire et non pas politique, est largement discutée, reste discutable. Son véritable intérêt est ailleurs : préserver la souveraineté sanitaire du pays, maîtriser la santé publique. En lisant les réactions ulcérées en Occident, l'on peut dire que le coup a porté. Sans oublier l'aspect commercial de la chose, car le Covid est une excellente affaire pour certains. L'essentiel étant qu'il reste, comme annoncé, véritablement sur la base du volontariat.
mardi 11 août 2020
Elections présidentielles en Biélorussie : l'étrange jeu de la Russie
Le 9 août, se sont tenues les élections présidentielles en Biélorussie. Avec un taux de participation de 84,05%, le président sortant Loukachenko a été réélu avec 80,23% des voix. Que les Occidentaux contestent ces élections, c'est dans l'ordre des choses. Mais que certaines forces en Russie entrent dans le jeu de l'Occident, c'est au minimum jouer contre les intérêts nationaux. Or, le comportement des médias systémiques russes, qui ont largement participé au processus de déstabilisation, montre que ces forces existent. Avoir un second Maïdan à Minsk cette fois, avec toutes les conséquences connues en termes de sécurité aux frontières et de relations bilatérales avec la Russie, va à l'encontre des intérêts de la Russie. D'étranges processus se développent en Russie, qui laissent perplexes.
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