La mort d'Alexeï Navalny, devenu opposant professionnel après avoir été escroc, est intervenue justement le premier jour de la Conférence de Munich, alors qu'il était incarcéré dans une colonie pénitentiaire de la région de Yamalo-Nénétsie, dans le nord de l'Oural. Son poids politique ne cessait de baisser en Russie, bien avant son interpellation, l'Occident a ainsi obtenu - et au bon moment - sa victime sacrificielle. Pourtant, Navalny n'est pas l'Archiduc, sa mort ne produira aucune onde de choc en Russie et elle ne sortira pas les pays atlantistes de leur impasse face à la Russie. C'est n'est, au-delà du décès d'un être humain, qu'un événement médiatique et non politique.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
mardi 20 février 2024
mardi 20 avril 2021
Il ne reste que la Russie à ne pas souhaiter la mort de Navalny
En Occident, chacun semble attendre, voire espérer, la mort de Navalny. Humainement, il provoque la pitié, ainsi manipulé, ayant perdu le contrôle de sa vie, mais il a fait son choix et, soyons honnêtes, Navalny ne présente un intérêt pour ses curateurs qu'en mauvaise santé ou, encore mieux, mort. Les Etats-Unis, le Conseil de l'Europe, la Grande-Bretagne, etc., toutes ces composantes de l'Atlantisme menacent la Russie ... et si Navalny mourrait ... ce serait terrrrible pour elle. Calme face à cette énième mise en scène de "l'opposant numéro Un à Poutine" dans les chancelleries occidentales, la Russie rappelle que cela s'appelle de l'ingérence et qu'elle n'a pas l'intention de réagir aux menaces de la Maison Blanche.
lundi 1 mars 2021
Affaire Navalny : la cour d'appel de Moscou rejette l'ingérence européenne
La cour d'appel de Moscou vient de publier le texte intégral de la décision confirmant la transformation de la peine de sursis de Navalny en peine réelle. Comme beaucoup de commentateurs fantasment à grande vitesse, trouvent "humoristique" la justice russe qui aurait, selon eux, condamné Navalny alors qu'il était hospitalisé, remettons les choses à leur place avec des extraits de cette décision pour éviter que de fausses informations, volontairement ou involontairement, ne continuent à se propager: la période d'hospitalisation n'est pas prise en compte, les violations des conditions du sursis sont systématiques, établies et non contestées par la défense, la défense qui n'a pas non plus contesté en justice l'avis de recherche. Quant à la décision de la CEDH, elle n'est pas une instance suprême des justices nationales, son injonction politique à libérer Navalny est assimilée à une ingérence inacceptable. Que nos amis journalistes n'hésitent pas à lire le texte de la décision avant de la commenter ...
mardi 23 février 2021
L'UE à terre, prise dans l'étau du combat entre les Etats-Unis et la Russie
Prise entre les Etats-Unis et la Russie, l'Union européenne est en déroute sur tous les fronts. Alors qu'elle suit aveuglément les Américains dans la politique des sanctions contre la Russie, maintenant sur l'affaire Navalny, essayant sans convaincre de sauver la face, les Etats-Unis adoptent des sanctions, car l'Europe refuse de stopper le gazoduc North Stream II, malgré les nombreuses menaces américaines. Discréditée à l'Est comme à l'Ouest, l'UE n'est plus qu'une parodie de puissance perdue jamais atteinte, mais toujours fantasmée.
lundi 22 février 2021
Affaire Navalny : la Russie met en danger la légitimité de ce pouvoir globaliste
En restant fermement ancrée dans le cadre de l'état de droit et en refusant de faire céder la justice nationale face à la politique internationale dans l'affaire Navalny, la Russie a mis l'UE et les Etats-Unis dans une situation particulièrement délicate, voire dangereuse pour eux : un pouvoir n'existe, que tant qu'il est obéi. En niant la légitimité de ces pôles à décider de questions relevant de la souveraineté nationale, c'est la légitimité du monde global qui a été mis en cause, par la remise en cause de son pouvoir. Car à la différence du Roi de la planète du Petit Prince, ce monarque global, faute de ne pouvoir être universel, n'a pas su se contenter de donner des ordres raisonnables : "Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner, reprit le roi. L'autorité repose d'abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d'aller se jeter à la mer, il fera la révolution. J'ai le droit d'exiger l'obéissance parce que mes ordres sont raisonnables.". Il a demandé à la Russie de se noyer, elle lui propose de sauter à l'eau le premier.
jeudi 18 février 2021
La CEDH exige la libération de Navalny : n'est-il pas temps pour l'Europe de se libérer de la CEDH ?
Sans motivation juridique et en violation du droit national, la CEDH vient d'exiger la libération immédiate de Navalny, simplement parce qu'il le demande, simplement parce que c'est Navalny et que le droit n'a ici rien à faire. Il est le nouveau héros du "monde libre", à chaque époque ses héros. Mais les héros ne se jugent pas à l'aune des lois humaines, la Russie a commis un crime de lèse-majesté. Il était quand même difficile pour cette instance de régulation idéologique à prétention juridictionnelle de se discréditer encore plus, mais il faut bien lui reconnaître, et la persévérance, et la constance en ce sens.
mercredi 10 février 2021
Navalny : Les Etats-Unis font pression sur l'Europe pour qu'elle adopte des sanctions contre la Russie
Les relations russo-européennes se dégradent de jour en jour avec l'arrivée des Démocrates à la Maison Blanche, puisqu'ils ont besoin de pousser les pays européens, soumis à l'UE, au divorce consommé avec la Russie, afin de maîtriser complètement le territoire et les ressources. Après l'échec pitoyable de la visite de Borrell à Moscou, la pression a été renforcée lors d'une vidéo-conférence entre les membres de l'équipe de Navalny, les Etats-Unis, le Canada, l'Ukraine et l'UE pour discuter des modalités de sanctions à adopter contre une trentaine de Russes, proches du Président Poutine. L'UE traînant un peu trop sur ce dossier, il a fallu la secouer. Pendant ce temps, la Russie met au point, finalement, sa législation pour incriminer l'incitation de puissances étrangères à adopter des sanctions contre son pays et lance un mandat d'arrêt international contre Volkov, l'un organisateurs au nom de Navalny, de cette tentative de déstabilisation de l'ordre intérieur du pays. L'Europe ayant manifestement perdu le contrôle de la situation, autant que d'elle-même, jusqu'où ira-t-elle ?
lundi 8 février 2021
La Russie expulse trois diplomates européens ayant participé aux manifestations pro-Navalny
Les relations russo-européennes continuent, sans grande surprise, à se dégrader au rythme des provocations occidentales autour de Navalny et des réactions de la Russie, dont la patience est épuisée. Aux dernières nouvelles, trois diplomates européens venant d'Allemagne, de Pologne et de Suède, ayant activement participé aux manifestations à Saint-Pétersbourg et Moscou en soutien à Navalny le 23 janvier, en violation de leurs obligations statutaires diplomatiques, ont été déclarés persona non grata par la Russie et doivent quitter le territoire. Les dirigeants européens, Merkel et Macron en tête, jouent un concert de jeunes vierges sur le retour effarées : mais comment, mais pourquoi, d'ailleurs cela prouve que la Russie n'est plus un état de droit. Et ils sont sérieux dans leur absurdité. Ont-ils d'ailleurs seulement le choix ? Triste spectacle que ces marionnettes répétant un texte qu'ils n'ont pas écrit.
mercredi 3 février 2021
L'audience de Navalny, comme la presse main stream ne vous la présentera pas
L'audience hier de Navalny devant le tribunal à Moscou, devant statuer sur les violations de sa liberté conditionnelle invoquées par le Service fédéral russe d'exécution des peines, qui demandait la transformation de sa peine conditionnelle en prison ferme, a fait beaucoup de bruit. Et tel était le but. Une vingtaine de diplomates "du monde libre" dans la salle, Navalny transformant l'audience en show de bas étage et, devant bien répondre aux questions, reconnaissant avoir souvent violé ses obligations ... car il avait mieux à faire. Condamné à 2 ans et 8 mois de prison ferme en raison du temps déjà passé en assignation à domicile à l'époque, il sera dirigé vers son lieu de détention. Le cirque international continue, Navalny présente à nouveau, enfin, un intérêt : il peut jouer le rôle de la victime, faute d'avoir pu remplir celui du dirigeant alternatif.
lundi 1 février 2021
Russie : des manifestations pro-Navalny sur le modèle biélorusse
Ce dimanche, des manifestations surfant sur la vague Navalny ont été organisées dans plusieurs villes de Russie ce 31 janvier, mais tournées contre le pouvoir en Russie. "Pour le nouveau Tsar, un nouveau 1917", c'est bien d'un appel à renverser le régime constitutionnel dont il s'agit - et en effet, un février en appelle un autre, une nouvelle tentative d'offrir le pays. Si la présence était réelle, l'on est loin, très loin, d'un soulèvement populaire. A Moscou, dans une ville de plus de 15 millions d'habitants, l'on compte de 2 à 8 000 manifestants. Ce qui est en revanche remarquable, c'est l'importation de la technologie développée pour la Biélorussie et une condamnation internationale de la Russie, qui n'accepte pas de s'écraser, mais défend sa souveraineté. Le combat entre dans une phase décisive.
jeudi 28 janvier 2021
Quand le monde globaliste se met à la merci d'un grain de sable comme Navalny
Le pion Navalny reste au centre de l'intensification du conflit entre le monde globaliste et la Russie. Après son interpellation à l'aéroport, la communauté internationale, sans grande surprise, fait monter la pression sur le mode déjà classique du "Libérez le prisonnier politique!". Les déclarations politiques s'enchaînent, les coalitions se renforcent, notamment autour du G7 et de l'UE, ce qui finalement est bien le but : utiliser Navalny pour déstabiliser la situation politique intérieure, tout en faisant un chantage international à la Russie, qui si elle veut continuer à faire partie de la gouvernance globale, doit renoncer. A elle-même. La Russie a opposé un ferme refus et ainsi l'opération Navalny est à double tranchant pour le monde globaliste : avec son mouvement de recul, la Russie met en danger la globalité même de ce monde - et donc sa puissance. D'arme globaliste, Navalny peut ainsi devenir, sans le vouloir, le grain de sable qui risque de gripper la mécanique.
lundi 18 janvier 2021
Russie : Navalny interpellé à Moscou, la bonne conscience internationale s'emballe
Hier soir, Alexeï Navalny a atterri à Moscou et, comme annoncé par le Service fédéral russe d'exécution des peines, a été interpellé à l'aéroport pour violations multiples des conditions de son sursis. Immédiatement, les Etats-Unis et plusieurs de leurs Etats satellites, dont la France, exigent la libération du "prisonnier politique" - condamné pour escroquerie et détournement de fonds. N'étant plus utile en Allemagne, il a été retourné en Russie, où désormais le seul intérêt qu'il présente pour ses sponsors, vu son incapacité à organiser des mouvements de masse, c'est en qualité de victime. Mort ou vif. En a-t-il seulement conscience ?
jeudi 14 janvier 2021
La Russie reprend la main dans l'affaire Navalny
La nouvelle année nous apporte le nouvel épisode du feuilleton Navalny. Dans cette énième saison, notre héros, Navalny, toujours en Allemagne mais très bien portant après un soi-disant empoisonnement à une arme chimique de guerre (d'où le héros), le novichok, déclare rentrer en Russie et continuer son combat du Bien contre le Mal. Mais cela après que le Service fédéral d'exécution des peines, lassé des vacances sans fin, se soit adressé à la justice pour transformer la peine de prison conditionnelle en incarcération. Héros luttant contre le "régime" ou corrompu aux ordres de ses maîtres, le suspens est intenable, ne ratez pas la reprise dimanche avec l'épisode spécial de rentrée : "Le retour de Liocha, Pobeda!".
vendredi 23 octobre 2020
Navalny et la valse des sanctions : tout ça pour ça ?
Comme un grand coup de bâton dans l'eau, avant qu'il n'y ait un retour de bâton, toute l'affaire Navalny, parfaitement mise en scène, quoi que sans grande originalité, aboutit ... à l'adoption de sanctions. Par l'UE et la Grande-Bretagne en attendant les Etats-Unis, où quelques sénateurs sont à la manoeuvre pendant que Trump garde le silence sur "l'empoisonnement", pour le plus grand désespoir de Navalny, qui le déclare à la télé américaine. Et évidemment, à ce jour, aucun élément demandé par la Russie concernant les analyses réalisées sur Navalny ne lui a été fourni. C'est plus facile. Quand Peskov affirme que le pouvoir est en possession de preuves de l'étroite collaboration de Navalny avec la CIA, l'évolution ubuesque des événements ne fait que le confirmer. Bref, tout ça pour ça : comme tout le monde a peur d'un véritable conflit, mais qu'il faut bien montrer des muscles (sans prendre de risque), alors on adopte des sanctions. Les murs aussi, aujourd'hui, sont virtuels. Quelques sanctions de plus ou de moins, ça ne change plus rien, simplement la pièce de théâtre continue, devant des spectateurs de plus en plus désabusés.
lundi 12 octobre 2020
Khabarovsk, de Fourgal à Navalny : l'impasse de la politique globaliste en Russie aussi
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"Europe adopte des sanctions" |
Après l'arrestation du gouverneur LDPR en exercice de la région de Khabarovsk (Extrême-Orient), Sergueï Fourgal, des manifestations sont organisées quasiment tous les jours dans différentes villes de la région, essentiellement à Khabarovsk, qui en est le centre administratif. Ainsi, depuis le 11 juillet des manifestations s'enchaînent, exprimant au départ plus un ras-le-bol autour du slogan "rendez-nous notre gouverneur", que des revendications précises. Ce sentiment de rejet du Centre fédéral n'a pu être contrôlé par l'expédition sur place par V. Poutine du député LDPR Degtariev en guise de remplaçant, dont la carrure politique est à peine suffisante pour les intrigues de couloir et les photos collectives derrière Jirinovsky, mais pas pour la gestion d'une crise politique profonde. Et comme tout mouvement de contestation, aujourd'hui, semble avoir pour vocation à être récupéré faute de leader politique réel dans l'opposition modérée, Khabarovsk ne fait pas exception et des demandes de sanctions contre la Russie au nom de "Saint-Navalny" font leur apparition, en même temps que des tentes sur mode Maïdan devant le siège de l'exécutif local. Et pendant ce temps, l'on s'inquiète de savoir combien de personnes ont été contaminées par le Covid lors de ces manifestations, interdites sur ce fondement, renforçant encore l'exaspération de la population. Le décalage entre le danger que présente ces deux "périls" et l'attention qui leur est portée n'est pas rassurante. Décidément, c'est le bon sens qui est masqué dans ces crises.
jeudi 8 octobre 2020
Navalny : quand la France et l'Allemagne font perdre sa patience légendaire à la Russie
La France et l'Allemagne prennent la direction d'une ligue régionale contre la Russie. Et le cirque autour de cet étrange empoisonnement de Navalny prend tout son sens : l'important est d'avoir un prétexte, pour ensuite pouvoir l'exploiter. Ce qui est plus inquiétant, est que l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ait "trouvé" du Novitchok dans les échantillons de Navalny. Les médecins russes étant clairs sur le sujet, soit une infime dose a été injectée à Navalny déjà en Allemagne et en milieu clos (puisqu'il n'y a aucune victime collatérale), soit l'OIAC falsifie ses résultats. Pendant ce temps, Paris et Berlin accusent et menacent Moscou, avec la hargne du fanatisme. C'est-à-dire en criant d'autant plus fort que l'on ne veut pas avoir à répondre à des questions dérangeantes. De son côté, la Russie siffle la fin du jeu : non, il n'est plus possible de faire comme si de rien n'était.
vendredi 2 octobre 2020
Navalny et son "Poutine m'a tuer" : une des dimensions de l'offensive globaliste
Il aurait pu l'écrire avec son sang sur la paroi des WC de l'avion, "Poutine m'a tuer", mais comme il est vivant et sans séquelles, Navalny s'est contenté d'une déclaration tonitruante à la presse allemande. Et puisqu'il le dit, puisqu'il suit à la lettre le discours des politiciens occidentaux qui ont tant besoin d'une victime sacrificielle - mais bien vivante pour faire durer le plaisir, puisque du coup la presse le reprend en choeur sans même émettre de doute, ça veut dire que c'est "vrai". C'est Poutine, le grand, le méchant, l'horrible Poutine. De toute manière, tout ce beau monde ne semble connaître personne d'autre en Russie. Le tribunal politico-médiatique a tranché, maintenant l'UE demande une enquête "indépendante" à la Russie, c'est-à-dire une enquête qui doit confirmer que c'est bien Poutine le coupable. Sinon, l'enquête ne serait pas indépendante. Bref, le feuilleton est fait pour durer et la Russie dénonce avec justesse une attaque coordonnées menée par les Etats étrangers.
mercredi 23 septembre 2020
Série Navalny, nouvel épisode : "l'opposant ressuscité"
Navalny est sorti de l'hôpital allemand. Encore mieux que Skripal! 32 jours et sur pied, avec une chance de rétablissement complet selon les médecins. Sans aucun dégât collatéral, à part des relations internationales déjà moribondes. Décidément, le novichok s'évente de plus en plus. C'est certainement la raison pour laquelle les laboratoires français, allemands et autres ne répondent pas à la demande de la Russie de coopération. Car si Navalny a été empoisonné, il serait intéressant de savoir comment et où il a pu ingurgiter le poison, manifestement en milieu stérile et très bien dosé, pour qu'il n'y ait aucune victime. Mais la Russie ne reçoit aucune réponse ...
vendredi 18 septembre 2020
UE / Russie : les six principes du renouveau de la guerre froide
Hier, le Parlement européen a voté à une majorité écrasante une résolution, qui ressemble à s'y méprendre à une déclaration de guerre froide. Sans parler du fait qu'en même temps, il ne reconnaît pas les élections en Biélorussie (rappelons que la Biélorussie ne fait pas partie de l'UE), le point essentiel vient dans la seconde résolution : renforcer l'isolement de la Russie, sauf si elle change de "régime", financer les dissidents, les médias et les ONG, pour préparer la "Russie démocratique". L'excuse : Navalny. Ce qui montre bien, en passant, que toute cette affaire, regroupée en deux résolutions européennes discutées en même temps, est liée. La Biélorussie a bien servi de modèle pour préparer rien moins qu'une tentative de renversement de l'ordre constitutionnel en Russie. Et l'UE le déclare ouvertement. En tout cas, c'est finalement une excellente nouvelle, car les cartes sont baissées et les groupes néolibéraux globalistes en Russie voient l'échec cuisant de leur politique de compromis-sion. Les leçons sont à tirer et pas uniquement en discours. Avant que le spectre de février 1917 ne plane une troisième fois sur le pays.
mardi 15 septembre 2020
Navalny, un Yushchenko pour la Russie
Le novichok est décidément un produit miraculeux : Navalny, rajeuni et avec un capital politique tout neuf de martyre, s'est découvert "une mission", rien de moins. Ca y est, il a été touché par la grâce et va revenir en Russie porter la bonne parole. Il est vrai que La Charité, où il a été hospitalisé, s'y prête : ce fut le passage chanceux de la Révolution orange ukrainienne de 2004 et manifestement le scénario tente d'être répété.