Le Conseil de l'Europe vient d'être lancé pour que les pays membres présentent leurs derniers hommages au monde global et que, in fine, ils déclarent la guerre à la Russie, puisqu'ils sont sommés de créer un Tribunal pénal international devant enquêter sur les "crimes" soi-disant commis par la Russie en Ukraine (et uniquement eux), afin de donner une apparence civilisée à la condamnation politique des grands responsables politiques et militaires russes. Ils veulent tuer la Russie en touchant Poutine. C'est le scénario yougoslave, adapté aux circonstances, même si la situation est loin d'être aussi simple. La Russie, elle aussi, a commencé à monter des dossiers et à établir des structures pour juger les crimes commis par l'armée ukrainienne. Ainsi, une phase juridico-politique s'ajoute à la dimension militaire, alors que le conflit commence à se diffuser.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
vendredi 29 avril 2022
mardi 12 avril 2022
Création d'un crime de guerre : De Racak à Boutcha, la mécanique se met en marche encore une fois
Macron l'a dit, la France a envoyé des gendarmes en Ukraine, formellement pour enquêter sur les crimes soi-disant commis par l'armée russe après "l'occupation". Le discours politico-médiatique français oublie simplement de dire, qu'en réalité, ils agissent avec l'organisation intergouvernementale initiée par les Etats-Unis, l'International Commission on Missing Persons, qui a été très active dans les Balkans et travaille notamment sur les charniers lors des conflits. L'on se souvient effectivement du faux charnier de Racak et de son rôle légitimant l'intervention de l'OTAN en Yougoslavie. Leur présence en Ukraine ne présage rien de bon.


