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mardi 26 août 2025

Déglobalisation : la Russie en passe de dénoncer la Convention européenne pour la prévention de la torture


La Russie continue à lentement sortir des chaînes juridiques de la globalisation et le Gouvernement demande de dénoncer encore une convention du Conseil de l'Europe, dont la Russie est sortie. Il s'agit cette fois-ci de la Convention européenne pour la prévention de la torture, qui intéresse de toute manière peu les organes européens sauf dans les cas politisés. N'oublions pas que, de toute manière, la législation nationale existe et est prédominante.

vendredi 11 avril 2025

Le Monde global parie sur la chute de Poutine, pour que la Russie se condamne elle-même


Le Monde global a besoin de condamner Vladimir Poutine et les responsables russes. Leur crime de lèse-majesté est pour eux établi : on ne peut défier le Monde global sans être puni. Si les condamnations médiatiques pleuvent grâce à des "médias" de poche, si les condamnations politiques s'enchaînent grâce à des élites occidentales totalement globalisées, les Atlantistes n'arrivent pas à franchir la barrière juridique. Car il n'existe pas de fondement juridique pour "juger" les autorités russes dans un tribunal international, sans l'accord de la Russie. Les élites globalistes viennent de déclarer attendre la chute de Poutine. Il reste qu'un pas à faire pour penser, qu'ils vont sérieusement y travailler ...

mercredi 12 février 2025

Déglobalisation : la Géorgie sort de l'APCE au nom de la souveraineté nationale


La ligne politique des instances globalistes face à l'institution électorale est finalement assez simple : si le résultat obtenu n'est pas satisfaisant, il faut revoter ; si l'on risque de ne pas obtenir le résultat attendu, il ne faut pas voter. C'est exactement ce que le Conseil de l'Europe, organe de la "post-démocratie" globale, vient de dire à la Géorgie, en lui imposant de revoter au niveau national et de ne pas organiser d'élections locales. La Géorgie a décidé, en réponse, de sortir de l'APCE.

mercredi 11 janvier 2023

Souveraineté vs. globalisation : Poutine demande la dénonciation de la Convention pénale sur la corruption du Conseil de l'Europe



Ce 9 janvier 2023, Poutine a déposé un projet de loi de dénonciation de la Convention pénale sur la corruption, en vigueur au sein du Conseil de l'Europe. N'ayons aucun doute, rapidement des voix vont s'élever pour affirmer que la Russie cesse de lutter contre la corruption. Comme s'il ne pouvait y avoir de salut en dehors des instances européennes, pourtant bien corrompues, comme l'expérience le montre chaque jour un peu plus. Et personne ne rappellera que c'est le Conseil de l'Europe lui-même, qui a exclu la Russie de GRECO en mettant en place un mécanisme discriminatoire, afin de ne pas perdre à l'égard de la Russie le levier de contrôle global de la "lutte contre la corruption". Alors revenons un peu sur les faits juridiques et l'instrumentalisation globaliste de la "lutte contre la corruption".

vendredi 14 octobre 2022

Billet de modélisation : La stratégie d'encerclement politico-juridique, développée par le monde global contre la Russie en soutien à la dimension militaire ukrainienne


L'impression d'une entrée en guerre de l'Europe contre la Russie se précise. Cette guerre n'est pas réalisée, pour l'instant, sous la forme d'une confrontation militaire directe, même si le discours européen monte dangereusement en puissance, mais elle se dirige juridiquement pour une contestation de l'étaticité de la Russie. Et pour cela, le discours médiatique de l'ennemi, centré sur Poutine entraînant une Russie, devenue "terroriste" lorsqu'elle se défend, s'accentue dans un espace médiatique, qui ne supporte plus la nuance. Une stratégie à trois niveaux se met en place contre la Russie. Analyse :

vendredi 29 avril 2022

La guerre des Tribunaux pénaux internationaux : pour l'Ukraine et pour ... la Russie


Le Conseil de l'Europe vient d'être lancé pour que les pays membres présentent leurs derniers hommages au monde global et que, in fine, ils déclarent la guerre à la Russie, puisqu'ils sont sommés de créer un Tribunal pénal international devant enquêter sur les "crimes" soi-disant commis par la Russie en Ukraine (et uniquement eux), afin de donner une apparence civilisée à la condamnation politique des grands responsables politiques et militaires russes. Ils veulent tuer la Russie en touchant Poutine. C'est le scénario yougoslave, adapté aux circonstances, même si la situation est loin d'être aussi simple. La Russie, elle aussi, a commencé à monter des dossiers et à établir des structures pour juger les crimes commis par l'armée ukrainienne. Ainsi, une phase juridico-politique s'ajoute à la dimension militaire, alors que le conflit commence à se diffuser.

mardi 9 novembre 2021

La Russie ne voit à ce jour aucun sens à la réunion du Format Normandie


Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, décline avec fermeté la proposition française d'une nouvelle réunion du Format Normandie, alors que l'activité de l'armée ukrainienne s'intensifie dans le Donbass et que ni la France, ni l'Allemagne ne réagissent aux propositions russes. Si le clan atlantiste a besoin d'une légitimation, même formelle, même indirecte, par la Russie de ce qui se passe, celle-ci n'a pas l'intention de jouer ce rôle ici.

vendredi 14 mai 2021

Crimée : Le Conseil de l'Europe continue son escalade russophobe


Le rattachement de la Crimée à la Russie suite au coup d'Etat ukrainien de 2014 n'a toujours pas été digéré par les Atlantistes, il reste leur plus grande défaite. Au-delà des gémissements des marionnettres de Kiev, les organes de gouvernance globale tentent de faire pression pour appuyer l'injonction américaine : la Russie doit "rendre" la Crimée à l'Ukraine, contre la volonté de ces habitants, qui se sont démocratiquement prononcés par référendum pour revenir en Russie. Après des tentatives échouées à l'ONU, le Conseil des ministres du Conseil de l'Europe, une organisation théoriquement paneuropéenne, mais à dominante atlantiste, vient de "dénoncer" une aggravation de la situation en Crimée depuis son rattachement. La Russie estime que cela, en dehors de toute réalité, constitue une atteinte à son intégrité territoriale et remet en cause l'autorité de l'institution. La situation continue à se détériorer, logiquement, puisqu'aucun élément nouveau ne permet d'en inverser la tendance, puisque ces organes in fine ne font que remplir leur rôle. Le temps du choix est arrivé.

mardi 2 mars 2021

Le Conseil de l'Europe et la Russie - c'est l'amour vache


Alors que le ton ne cesse de se durcir entre les instances européennes, quelles qu'elles soient, et la Russie, ce qui est finalement la reconnaissance de la montée en puissance de la Russie sur la scène internationale et d'une certaine divergence avec le monde global, la question de l'intérêt de la participation de la Russie au Conseil de l'Europe divise les élites russes de manière assez habituelle entre globalistes et étatistes autour de la stratégie à adopter : participer pour participer ou imposer sa vision stratégique.

mardi 26 janvier 2021

La délégation russe à nouveau en question à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe



Alors que suite au rattachement de la Crimée à la Russie, dans la foulée de la guerre civile ukrainienne, les pouvoirs de la délégation russe avaient été suspendus plusieurs années et rendus à l'été 2019, l'absence de cotisation pesant lourd sur le budget de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), la présidente de la délégation ukrainienne vient à nouveau de contester les pouvoirs de la délégation russe. Cette question doit être tranchée jeudi. La constance de la rhétorique anti-russe, le soutien inconditionnel apporté à tout opposant radical, montre bien l'instrumentalisation idéologique d'une plateforme, dont la raison d'être n'a aucun rapport ni avec l'Europe, ni avec la démocratie.

jeudi 30 janvier 2020

Réforme constitutionnelle russe : le Conseil de l'Europe aux prises avec la souveraineté des Etats



Le débat sur la réforme constitutionnelle russe est arrivé jusqu'au Conseil de l'Europe, qui, comme nous l'avions sans difficulté prévu, s'est indigné de ce qu'un Etat membre ose encore penser à garantir sa souveraineté, sans pour autant savoir comment s'y prendre. Ici aussi l'Ukraine a été utile pour faussement soulever la question de la supériorité de la Constitution sur le droit international, "originalité"  décriée qui est pourtant historiquement le lot des Constitutions, au moins en Europe occidentale. La balle est renvoyée à la Commission de Venise, qui va devoir se prononcer, finalement sur le droit des Etat à être souverain. L'enjeu est simple : dans ce monde global, il faut réussir à fixer formellement la fin de la supériorité formelle du droit national - les instances européennes vont-elles oser le pas?

jeudi 27 juin 2019

Que le retour de la Russie au Conseil de l'Europe ne soit pas une victoire à la Pyrrhus



La Russie est pleinement revenue au sein du Conseil de l'Europe, ses droits ont été entièrement rétablis dans tous les organes. La victoire est réelle. A ce moment précis. Or, la vie politique ne s'arrête pas ici et beaucoup de questions se posent quant au prix à payer, la position de l'institution étant loin d'oublier la Crimée, le Donbass, Sentsov, le lobby LGBT, les marins etc. En revenant, la Russie reprend de facto les discussions sur toutes ces questions. Comme la résolution le précise. L'on est en droit de se demander si la participation dans ces organisations est réellement dans l'intérêt d'un pays qui se veut souverain, tant qu'il ne maîtrise pas le processus. Quelques réflexions à contre-courant.

mercredi 23 janvier 2019

La Russie et le Conseil de l'Europe : le mythe de la "justice" européenne



La décision de la Russie de ne pas s'abaisser à revenir dans l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), en l'absence d'une restauration pleine et entière de ses droits, provoque de nombreux remous. Symboliquement, la question est plus que sensible : comment la Russie, ce pays - éternellement - en "transition démocratique" ose-t-il remettre en cause cette tutelle, sans laquelle évidemment il ne peut que s'effondrer ? Car en plus de l'APCE, quasiment inconnue du grand public, il existe la très médiatisée Cour européenne des droits de l'homme, qui oeuvre à la transmission des "valeurs européennes occidentales" vers cette Europe de l'Est, décidément infréquentable. Comme l'a affirmé le Secrétaire général du Conseil de l'Europe, M. Jagland, ce serait terrible pour les citoyens russes ... Si l'on oublie la communication un instant, ces "pauvres citoyens" s'en redraient-ils seulement compte ? Pas certain si l'on regarde froidement les données : la justice de droit commun en Russie a pris, en 2017, plus de 26 millions de décisions, quand la CEDH a pris 1 156 arrêts ... Nous sommes dans un rapport de 0,000044.

mercredi 10 octobre 2018

Russie / Ukraine: l'abdication du Conseil de l'Europe


Cette image peut parfaitement résumer la situation au Conseil de l'Europe, qui vient d'abdiquer face à un conflit qui le dépasse, s'échouant sur les gants en plastique de ce député ukrainien, qui prend en otage une assemblée dépassée, hystérique et fatiguée. Pour s'être engouffré dans la longue file des organes internationaux atlantistes antirusses, le Conseil de l'Europe renie le principe de sa création après-guerre et met son existence en jeu, ce que ces politiciens de pacotilles ne comprennent même pas. Ici aussi le show ayant remplacé la politique. Et Thoborn Jaglang est renvoyé aux calandes grecques avec ses arguments rationnels: l'éviction de la Russie met en danger la légitimité du Conseil de l'Europe. Trop subtile de nos jours. Trop évident.

vendredi 21 septembre 2018

La Russie réfléchit sérieusement à sortir du Conseil de l'Europe



Depuis le rattachement de la Crimée à la Russie suite au renversement de pouvoir en Ukraine et à la guerre civile qui en a découlée, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a suspendu le droit de vote de la Russie, qui se retrouve de facto observatrice d'un procès qui la concerne. La crise s'enlisant, comme toutes les crises d'aujourd'hui, selon les paroles de la présidente de la Chambre haute du Parlement russe Valentina Matvienko, la Russie commence à sérieusement réfléchir à quitter cette organisation. Ce qui, finalement, entraînerait la fin d'une structure qui, de toute manière, s'est dévoyée.

mercredi 24 janvier 2018

Le Conseil de l'Europe aura-t-il la force de "digérer" son conflit avec la Russie?



La crise ukrainienne a montré les faiblesses du Conseil de l'Europe, organe international essentiellement orienté vers l'idéologisation des pays de l'espace post-soviétique, pudiquement appelée "démocratisation". Indépendamment de la CEDH, dont le cas est spécifique, l'Assemblée parlementaire s'est radicalisée avec le temps au point de devenir contre-productive avec la mise à l'écart de la Russie. Aujourd'hui, c'est non seulement la légitimité de cette institution qui se pose, mais aussi ses capacités de fonctionnement, si elle ne trouve pas la force de dépasser sa politisation pour revenir à une politique plus rationnelle.

vendredi 26 juin 2015

Crimée: l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe décrète la guerre totale

Ищу Блаватника Алексея Леонардовича. Дата рождения 05.01.1979 г. Он из Донецка. Последний раз был в Полтаве в марте 2015 г. в больнице. Возможно сейчас тоже в больнице, у него проблемы с сердцем. Помогите, пожалуйста, найти человека.
Alexeï, originaire de Donetsk a disparu à Poltava en mars 2015. 

L'APCE vient d'adopter une résolution sur les personnes portées disparues lors du conflit en Ukraine, dont le premier article nous permet de comprendre pourquoi la délégation russe a été exclue de cette Assemblée: 
"L’Assemblée parlementaire est extrêmement préoccupée par le nombre croissant de cas de personnes portées disparues signalés dans les zones d’opérations militaires de certaines parties des régions ukrainiennes de Donetsk et Lougansk, ainsi que dans la Crimée occupée.
Par ailleurs, les chiffres avancées ne correspondent à aucune évaluation jusque là faite, soit par les ukrainiens, soit par les combattants. Revenons sur cette constation de guerre entre les institutions européennes et la Russie.

jeudi 29 janvier 2015

Pourquoi l'Occident cherche le conflit avec la Russie?

V. Nuland

Ces derniers jours, une vague très bien coordonnée d'attaques vient de se produire contre la Russie, sur la scène des déclarations politiques. Que ce soit des Etats Unis, de l'UE ou d'Ukraine, chacun veut faire de la Russie un agresseur. L'Occident est-il à ce point affaibli pour tenter de regrouper ses forces face à un ennemi commun?

vendredi 14 novembre 2014

Moment de vérité: la CEDH va-t-elle reconnaître la responsabilité de Kiev?

Глашатай Турчинова разболтал в эфире тайный план обстрелов Донбасса

L'impunité ne peut pas durer éternellement. Enfin, espérons-le. Déjà 7 recours viennent d'être déposés par des réfugiés ukrainiens qui ont tout perdu, et leurs biens et leurs proches. En cela, ils accusent non pas les chars russes, les soldats russes ni les combattants du Donbass. Ils accusent le pouvoir ukrainien. Comment la CEDH va-t-elle réagir? Le moment de vérité sur l'indépendance de la justice européenne est arrivé.

mercredi 4 juin 2014

Un dialogue est-il encore possible entre la Russie et cet étrange Occident ?

Représentant de l'Ukraine au Conseil de sécurité de l'ONU
L'aggravation du conflit en Ukraine a obligé les Etats et les instances internationales à se positionner, certainement plus qu'ils ne l'auraient souhaité. Dans les premiers temps de Maïdan, il était de bon ton de soutenir "le peuple" contre le pouvoir corrompu des oligarques. Ensuite, on a pu fermer les yeux sur les "dérives" afin de continuer le combat contre le pouvoir des oligarques. Tous les moyens sont bon, le recours aux mouvements extrémistes notamment. Maintenant le pouvoir est revenu aux oligarques, certes d'autres, et les exactions s'intensifient avec la participation des groupes extrémistes armés.
Pendant un certain, il fut possible de cacher la montée d'un nationalisme radical injecté à dose régulière dans la population, un nationalisme qui faute de contenu positif clairement identifié peut plus facilement se définir par défaut. Donc, contre la Russie. Difficile historiquement de faire la part du russe et de l'ukrainien, qu'à cela ne tienne, il suffit de réécrire l'histoire. Réhabilitons Bandera, pas si fasciste que cela, seulement nationaliste un peu impétueux, rien de grave. De toute manière ça ne dit rien à la plupart des européens, ne parlons même pas des américains. Et nos bons peuples occidentaux ont finalement bien appris la nouvelle leçon: pas si fasciste que cela et d'ailleurs l'extrémisme n'est pas si présent que cela en Ukraine. S'ils apprennent si vite, nos bons peuples, c'est parce qu'ils oublient tout aussi vite.
Et l'occasion est prête pour réactiver le conflit contre la Russie via l'Ukraine dans l'intérêt des Etats Unis et avec la docile parrticipation de l'UE. Surtout que l'UE compte des Etats de l'Est qui n'en finissent pas de régler leurs complexes historiques. Pour l'UE, c'est réglé. Dans la foulée, l'institution on ne peut plus politique qu'est le Conseil de l'Europe, je dirais presque l'organe idéologique européen, s'est avec plaisir positionné dès le début du conflit : sanctions prises contre cette Russie qui dérange les européens post-modernes et enfin elle n'a plus le droit de vote au Parlement, elle ne peut plus participer dans les organes de direction et ne peut plus présider le groupe démocrate. Bref, on se retrouve entre soi, on peut faire de grandes déclarations anti-russes et défendre "nos" valeurs.
Jusque là tout va bien. Mais la situation se durcie de plus en plus en Ukraine. Massacre à Odessa, à Mariupole, à Slaviansk, à Donetsk etc etc etc. Des civils et des bâtiments civils sont pris pour cible. Des zones d'habitation sont touchées chaque jour. Des réfugiés affluent de plus en plus vers la Russie. Le postionnement devient difficile à tenir: la Russie est fautive. De quoi? Peu importe. Quand elle demande une enquête sur les snippers, biens connus de Mme Ashton, c'est uniquement le pouvoir de Kiev, impliqué, qui mène l'enquête. Sans aboutir pour l'instant. Quand la Russie demande une enquête sur le massacre d'Odessa, idem. Sauf que là, les preuves potentielles sont détruites en plus par l'ouverture immédiate du bâtiment au public. Suivez le guide, déposez ce que vous voulez et prenez ce qui vous intéresse dans la boutique souvenir. Quand la Russie demande pour la énième fois au Conseil de sécurité de l'ONU d'intervenir pour que Kiev retire son armée, qu'il ne massacre plus son peuple, les Etats Unis l'accusent d'hypocrisie.
Dans ce contexte où les médias sont totalement contrôlés, où les portes-paroles américains reprennent sans vérification les communiqués officiels ukrainiens, les médias occidentaux font silence ou diffusent la ligne du Parti, comment maintenir un dialogue et quel dialogue? Donc pour maintenir le cautionnement total des faits et crimes du gouvernement ukrainien, l'Occident à dû faire tomber le masque. Il lui est donc tant important de porter des coups à la Russie que cet étrange Occident, autrefois porteur des valeurs d'humanisme, de respect de l'autre, de pluralisme, cet Occident qui portait aux nues la Liberté, a d'un geste d'un seul tout jeté à terre, tout piétiné. Que reste-t-il? Le silence autour du sang qui coule? Car certains seraient plus humains que d'autres? Car certains auraient le droit de vivre et d'autres l'obligation corrélative de mourrir, en silence s'il vous plait.
A. Pushkov, qui préside la délégation russe à l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe estime que pour l'instant tout dialogue est impossible. Car il n'est pas possible de discuter avec des gens qui ne veulent pas vous entendre, qui ne veulent pas savoir. Les réponses de cette chère J. Psaki, porte parole du Département d'Etat américain, sont devenues légendaires.  
Le problème est que l'information passe, peu, difficilement, mais un blocus informatif total est aujourd'hui impossible. Il devient difficile de continuer à dire que les journalistes disparaissent tout seul ou sont en réalité des espions, que les gens se brûlent tout seul, se finissent au gaz et ensuite se tirent des balles dans la tête (Odessa), que les combattants attaquent eux-mêmes les bâtiments civils avec des avions qu'ils n'ont pas (Slaviansk et Lugansk), que les manifestants se tirent dessus tout seuls sous le regard placide des forces de l'ordre, qui, elles détiennent les armes (Mariupole).
Le culte de l'absurde a des limites. Mais d'un côté Kiev est allé trop loin, ce qui se passe ressort du crime de guerre. Hier encore, des membres de la Garde nationale ont tué tous les blessés d'un hôpital à Krasny Liman. Le mythe selon lequel les terroristes attaquent la population ne fonctionne plus. Toujours à Krasny Liman, hier, un groupe de Secteur droit est entré dans le village. Ils ont donné deux heures aux habitants pour leur livrer les terroristes. Evidemment personne n'a rien fait. Ils sont alors revenus, ont menacé les habitants de les tuer, ont forcé la porte de leur maison et leur ont pris les passeports. Ensuite les combats ont repris.
Quand le discours devient de plus en plus éloigné de la réalité, les réactions se crispent et se radicalisent. L'agressivité que l'on voit dans les échanges "diplomatiques", toute la charge émotionnelle, est encore décuplée dans les réseaux sociaux, où les participants ne sont pas des diplomates de carrière. Pour rétablir le discours entre la Russie et ses interlocuteurs, il faudra beaucoup de temps - pour oublier et enterrer le conflit - ou un choc permettant une prise de consience de masse. La Russie ne veut pas de la guerre froide que lui proposent les Etats Unis, mais pourra-t-elle l'éviter?