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lundi 14 septembre 2020

Billet : pourquoi la contestation en France est inacceptable quand elle est soutenue en Biélorussie ?


Autant les manifestations globalistes en Biélorussie sont applaudies, surmédiatisées et encouragées autant les Gilets Jaunes sont dénigrés, évités et condamnés. Etrange ? Non, les uns luttent pour le monde global, les autres en sont fatigués. Donc, la première opposition est étiquetée "démocratique", la seconde n'a pas sa place. Un monde global doit conquérir les territoires qui échappent encore à sa tutelle, sinon il ne peut être global. Un monde global doit contraindre les corps faute de convaincre les esprits, car il ne peut être que totalitaire. Donc silence, sinon on a une énième vague et tout le monde retourne à la maison.

lundi 10 février 2020

Gilets jaunes : ces cahiers de doléances que personne n'a l'intention de lire



Au début de la crise, le Gouvernement a lancé de grandes vagues de consultations, qui outre la campagne nationale de Macron, se sont concrétisées en diverses mesures, sans évidemment aucune portée politique, mais qui devaient permettre de gagner du temps et d'évacuer le surplus de vapeur dans la partie "tranquille" de la population. En jouant sur les associations d'idées révolutionnaires - les Gilets Jaunes se voulant révolutionnaires, mais sans prendre le pouvoir - Macron a transposé sur le plan de l'imitation un mécansme politique. Ainsi, la population a pu écrire des cahiers de doléances - que personne n'a jamais lu. Et pourquoi les élites prendraient-elles le temps de les lire, alors qu'elles sont en place justement pour réaliser cette politique, si les Gilets Jaunes, finalement, ne veulent pas prendre le pouvoir ?

mardi 25 juin 2019

Billet jaune : si Macron, les Gilets Jaunes sont des manifestants et même des êtres humains



La dernière interview de Macron dans la presse anglo-saxonne ne va pas calmer la crise qui secoue la France, dont le mouvement des Gilets Jaunes n'est que le sommet visible de l'iceberg. L'on apprend ainsi que les Gilets Jaunes, ne vous y méprenez pas, ne sont pas vraiment des manifestants. Avec un peu de chance, dans quelque temps, nous apprendrons qu'ils ne sont pas vraiment des êtres humains non plus. Le droit de l'ennemi peut - et doit - donc s'appliquer à ceux qui contestent le fonctionnement d'un système, dans lequel la classe moyenne a de moins en moins de place.

lundi 17 juin 2019

Billet d'humeur : ne parlez pas des Gilets Jaunes, ce n'est pas déontologique - sauf pour les critiquer



Un jeune technicien du son a perdu son emploi, car il a osé parler au ministre de l'Intérieur des Gilets Jaunes victimes des violences policières. Il paraît que ce n'est pas déontologique. Aurait-il également été viré s'il avait félicité Castaner pour sa gestion des manifestations ? Non, nous pouvons en être sûrs. Les dérives totalitaires, avec le soutien actif d'une partie de la population, rappellent les heures sombres de la République.

mardi 4 juin 2019

Billet d'humour : Crime de lèse-Macron ou le sermon Jaune qui ne plaît pas au préfet de l'Eure



Chers amis, l'on ne plaisante pas avec le corps sacré du Monarque, même s'il est républicain et surtout s'il est impopulaire. Alors, quand un curé a le toupet de rappeler les traditions des prêtres ouvriers, de mettre l'Eglise du coté des faibles et non des puissants, et cela en poussant l'inconvenance jusqu'à se moquer du Souverain, non, c'en est trop, Monsieur le préfet, digne représentant non plus de l'Etat, mais du Monarque chahuté, en appelle à la justice. Celle des hommes, beaucoup plus conciliante que celle de Dieu. Pour qu'elle aille chercher ce curé irrévérencieux chez lui. Pendez-le haut et court, chers amis, qu'il serve d'exemple!

vendredi 3 mai 2019

Le scandale de la fausse attaque de la Pitié-Salpêtrière : pourquoi le régime de Macron dénigre à ce point les Français ?



La Pitié-Salpêtrière attaquée par une horde jaune barbare, mettant en péril le travail du service de réanimation, volant du matériel médical et dégradant les lieux. La Pitié-Salpêtrière sauvée par de valeureux chevaliers sans peur et sans reproche. Voici le fantasme de tout un Gouvernement, voici l'image que leurs élites ont des blessures du peuple français, voici toute la considération qu'ils nous portent. Ici, la presse écrite ne suit plus, cela va trop loin.

mardi 23 avril 2019

Information biaisée : "Ne vous suicidez pas!", l'autre appel des Gilets Jaunes aux forces de l'ordre


source

Une enquête judiciaire a été ouverte retrouver les personnes qui ont crié à la police, "suicidez-vous" et qui ont tagué des mots haineux contre la police. S'il est normal que la machine judiciaire se mette en route, la place accordée à cet évènement, somme toute marginal dans le mouvement des Gilets Jaunes, démontre un parti pris auquel se raccroche avec rage un système polico-médiatique qui refuse d'entendre les demandes sociales soutenues par une large majorité de la population. Au-moins ce mouvement aura permis aux policiers d'attirer l'attention des médias et des politiques sur un véritable problème, dont ils se moquaient comme de leur première layette, tant qu'il ne pouvait être politiquement instrumentalisé. Il est urgent que les policiers eux-mêmes réagissent, ils ne sont pas des marionnettes.

mercredi 10 avril 2019

Comment Macron a évité le Débat pour garder le même cours politique



Sans grande surprise, le show privatisé par Macron du pseudo-débat national n'a débouché sur rien, le cours politique n'est pas infléchi, les institutions de la République ne sont pas réhabilitées, les impôts des citoyens permettront en tout cas de payer cette campagne de comm. Et lorsque le Sénat veut inviter une délégation de Gilets Jaunes et Eric Drouet, le Gouvernement n'énerve, s'indigne, tape du poing sur la table : depuis quand le petit peuple sert-il à autre chose qu'à valider l'accès démocratique aux fonctions gouvernantes ?

mardi 9 avril 2019

Billet en Macronie : l'affaire Legay et le procureur de la République bananière



Il y a vraiment quelque chose de pourri dans notre bonne veille République ! Le mépris institutionnel dont Geneviève Legay est l'objet, femme de 73 ans blessée lors d'une manifestation des Gilets Jaunes à Nice le 23 mars, est révélateur d'une crise politique profonde dans le système macronien, qui contamine toutes les institutions républicaines, détruit l'éthique policière, tente de mettre à bas la justice. Du "l'on ne va pas manifester lorsqu'on est faible" à la reconnaissance forcée de l'implication d'un policier, tout a été fait pour minimiser l'affaire Legay, pour qu'il n'y ait pas d'affaire Legay. Même confier l'enquête à la compagne du commissaire impliqué. Que reste-t-il de l'Etat de droit ? La République macronienne est une République bananière.

dimanche 24 mars 2019

Billet jaune en passant : Eh bien non, Macron n'aura pas fait son coup d'Etat militaire



L'on nous annonçait l'armée, l'ordre, la force contre ce peuple jaune, qui perturbe depuis trop longtemps le shopping du week-end sans se résoudre à prendre le pouvoir. Nous n'avons eu que des dérapages hargneux de certains individus, qui confondent milice et police. Bien loin de l'ordre républicain, qui implique l'Etat, l'exercice du pouvoir. Ce pouvoir, tant fantasmé, dont tous ont peur.  

lundi 18 mars 2019

Acte 18 des Gilets Jaunes : quelle violence dérange le plus ?

D'un côté des magasins, de l'autre des vies saccagées, mutilées. Des espoirs gazés, matraqués. Finalement quelle violence est la plus médiatisée ? Contre quelle violence le pouvoir attend-il une réaction d'indignation de la société ? De ces questions découlent les priorités étiques de notre société, qui s'inquiète manifestement beaucoup plus pour les capitaux que pour les hommes. C'est simplement un constat.

mercredi 13 février 2019

Gilets Jaunes : de l'incitation à la violence par le Gouvernement



Si tu ne peux ni détruire, ni contrôler ce qui risque de te porter atteinte, il est alors nécessaire de totalement brouiller les cartes, pousser le système à sa tension maximale - en tentant de ne pas perdre le contrôle de la déstabilisation, pour que les repères habituels ne soient plus pertinents. C'est ce qui semble se passer dans la gestion par le Gouvernement de la crise des Gilets Jaunes, mouvement qui remet en question l'efficacité du système politico-idéologique dans lequel nous vivons. Ce Gouvernement utilise dangereusement la violence comme instrument de pouvoir, l'entretient, voire la provoque, jouant au "chaos contrôlable". Et se retrouve dans cette impasse stratégique pour un pouvoir néolibéral (globaliste et antiétatiste), de devoir utiliser les moyens étatiques pour se maintenir et continuer à déréguler l'Etat. D'où ce besoin de fracture entre les forces de l'ordre et la société. Et la communication étrange qui entoure les dérives brutales de policiers totalement dépassés et instrumentalisés dans un jeu qui les dépasse. A la fois, incités et montrés du doigt.

lundi 11 février 2019

Billet d'humeur : puisque l'on vous dit que les Gilets Jaunes sont des monstres !



On vous avait bien dit qu'il fallait se méfier des Gilets Jaunes. Regardez, ils brûlent tout sur leur passage, les voitures, les veilles baraques de campagne de la Macronie et ça se confirme, ce sont des salauds d'antisémites. Il faut vraiment être des Gaulois réfractaires pour ne pas le voir, pour ne pas croire la Vérité distillées par nos Chefs. 

Ou quand ces élites parvenues ont peur de ce qui pourrait être et mettent en scène leur fantasme - pour conjurer leur peur.

mercredi 6 février 2019

Macron ou la tentation puérile du contrôle total de la parole : la parodie dictatoriale



Notre cher Président nous abreuve à l'écoeurement de ses sorties médiatiques, plus profondes les unes que les autres, sans oublier que sa Grande tournée post-électorale s'y prête, faisant pâlir de jalousie le fantôme de Khrouchtchev. Entre monopole de l'écran, tentation de surveillance des journalistes et fantasmagorie complotiste anti-russe, la gouvernance en mode Macron nous présente un mélange malsain de puérilité, logiquement accompagné par une image de soi pour le moins surévaluée. Bref, une statue virtuelle géante d'un gamin capricieux.  Plus sérieusement, tout se prête à une parodie de tentation dictatoriale, car même pour être dictateur il faut de la carrure. Et un Etat.

vendredi 25 janvier 2019

Une loi anticasseurs ou quand la "démocratie" ne supporte pas la contestation



Une nouvelle loi anticasseurs est en discussion et a de grandes chances d'être adoptée. Car elle est nécessaire. Pour le système idéologique actuellement gouvernant, qui doit bien se défendre contre ceux qui le contestent. Ne soyons pas naïfs, il ne s'agit pas des "casseurs" en tant que tels, personne n'a abrogé le Code pénal, mais des "casseurs de système". Le problème est bien : comment gérer des manifestants qui ne défendent pas la lutte contre de réchauffement climatique en bouffant des OGM, les droits des femmes - et leur droit à porter les burkinis, etc. ? 

dimanche 13 janvier 2019

Gilets Jaunes : la mise politique en détention provisoire de Christophe Dettinger



Christophe Dettinger, après s'être rendu à la police et avoir regretté publiquement les coups portés aux forces de l'ordre qui tabassaient des Gilets Jaunes à terre, le gazage et les grenades de désencerclement n'ayant pas été suffisants pour faire reculer la foule, il a été immédiatement placé en détention provisoire par décision du tribunal correctionnel. Si juridiquement la décision est plus que surprenante et semble emporter un renversement du principe de liberté au profit de celui de la répression, stratégiquement elle s'explique tout à fait : au-delà des grands discours bisounours d'un monde merveilleux sans violence, historiquement seule la violence a jamais permis d'inverser un cours politique. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle est réhabilitée pour les forces de l'ordre,  non pas pour défendre l'Etat, mais le cours politique anti-étatique radicalisé par le régime de Macron.

mardi 8 janvier 2019

Gilets Jaunes : la campagne des Cents Fleurs de Macron ouvre le nouveau Temps des troubles



La révélation d'une France qui dérange, car ne s'inscrit plus dans le paysage idéologique post-moderne globaliste, cristallise les tensions entre une élite hors-sol et les aspirations d'une population de vivre normalement. Mais pas d'une normalité à la Hollande, bien au contraire, revenir vers un mode de vie humain et traditionnel, entre des êtres équilibrés, avec leurs défauts, mais se comprenant. Et en cela, les Gilets Jaunes reçoivent leur premier soutien officiel, celui de l'Italie, qui a ouvert la voie. La caricature de "Grand Débat National", campagne des Cents Fleurs de Mao, s'accompagne en toute logique d'une répression qui s'intensifie et est annoncée. Le virage anti-républicain du régime Macron est acté.

jeudi 3 janvier 2019

Eric Drouet et les Gilets Jaunes actent la fin du post-modernisme : belle victoire!



Eric Drouet et les Gilets Jaunes ont acté, hier soir, la chute du post-modernisme, de cette fausse gouvernance en souplesse qui maîtrise et monopolise le symbole, tout en laissant l'illusion de la liberté et de la pluralité. Il n'y a de victimes que les nôtres, le reste passe sous la matraque. Est-ce réellement la vision de la "démocratie" qui vous convient ?

mercredi 2 janvier 2019

Billet jaune : Quand l'élite a remplacé sa capacité d'empathie par des hashtags, vive le cynisme!



La crise des Gilets Jaunes, qui dure depuis plusieurs semaines, a mis en lumière la rupture consommée entre les élites, et la minorité sociale qui les soutient, et la population. S'il est facile de mettre en scène sa compassion pour les souffrances lointaines ou les tragédies ponctuelles, la douleur quotidienne d'une vie mise en difficulté par le positionnement idéologique d'une minorité ne provoque aucune empathie dans l'élite et la minorité sociale qui la soutient. Quand la capacité d'empathie a été remplacée par les hashtags, il ne reste que le cynisme.

dimanche 23 décembre 2018

Vous aviez adoré Navalny? Pourquoi n'aimez-vous pas Drouet?



L'un des leaders des Gilets Jaunes, Eric Drouet, qui avait alors appelé à aller à l'Elysée suite à "l'invitation" de Macron, a appelé l'Acte VI à manifester à Montmartre. Il s'est fait arrêter hier ... car la manifestation n'était pas autorisée. La presse reste sur le sujet d'une neutralité toute partisane, les organismes internationaux se taisent, les ONG de défense des droits de l'homme sont trop occupées et la CEDH est simplement absente. C'est vrai, ce n'est pas un Navalny pour s'opposer à Macron et défendre Drouet. Pour parodier La Fontaine, selon que vous serez atlantiste ou souverainiste, les jugements de cour vous rendrons blanc ou noir. Bref, Drouet ne défend pas la "bonne cause". Il n'a que le peuple avec lui.