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mardi 18 mai 2021

L'hypocrisie gouvernante a un prix - c'est nous qui le payons


A force de cumuler les territoires perdus de la République, c'est la République française que l'on perd.  A force de dénigrer l'autorité, c'est l'Etat qui dépérit, lentement et sûrement, pour arriver aujourd'hui en phase d'agonie. Des tribunes s'enchaînent, des militaires aux policiers, même des magistrats, relèvent la tête, tous condamnés par leur hiérarchie, qui les accuse - sans ironie - d'affaiblir l'institution. Une manifestation de policiers s'organise ... et le ministre de l'Intérieur déclare y participer ... au lieu de donner les moyens d'une restauration de l'autorité de l'Etat. Car c'est bien le dilemme de ce système pourrissant postmoderne : l'Etat et sa force ne doivent exister uniquement que pour défendre ... ce qui le détruit - et paradoxalement pouvoir écraser ce qui conteste la voie idéologique choisie. Donc toute l'illusion du soutien aux forces de l'ordre, à l'autorité de l'Etat, doit être mise en place, pour que surtout rien ne change fondamentalement.

vendredi 6 novembre 2020

La dystopie macronienne : de la "sécurité globale " à la "surveillance globale"


Alors que les regards sont tournés vers l'Outre-Atlantique et les cerveaux confinés ad vitam, d'étranges textes de loi se discutent à l'Assemblée nationale. La majorité présidentielle a déposé une proposition de loi "relative à la sécurité globale", qui affirme à juste titre son affiliation - globaliste. En quelques articles, le sens de la police municipale est modifié pour en faire de facto un échelon de maillage répressif, le rôle et les compétences des organes de sécurité privés sont renforcés et les étrangers peuvent y participer s'ils maîtrisent la langue française, la surveillance technologique est généralisée, de la prévention à l'intervention, transmettant en temps réel les données et les forces de l'ordre doivent  être protégées d'un regard "malveillant". Ce magma futuriste se développe en l'absence d'une quelconque volonté politique de maintenir l'ordre sur l'ensemble du territoire français, sans soutenir les forces de l'ordre lors de leurs interventions dans les "territoires perdus de la République", après avoir déshumanisé la police tout en diminuant le seuil de légitimité du recours à la violence contre la population. Ce n'est certainement pas ce nouveau texte qui va résoudre les problèmes de sécurité en France, mais il va en revanche contribuer à réaliser ce "nouveau monde" inhumain et global.

lundi 8 juin 2020

Floyd-Traoré ou le dangereux fantasme d'un monde sans police



Un monde sans police n'existe pas, car la police est une fonction avant d'être un organe. Cette fonction de protection de l'ordre public doit donc être assurée et peut l'être par différents corps :  privatisée, elle ressort de groupes sociaux comme les communautés ethniques ou les groupes religieux,  de groupes économiques comme les multinationales, les entreprises, les petits seigneurs locaux - elle ne protègera que certains intérêts alors et non pas la société dans son ensemble; gardée entre les mains de l'Etat, afin d'éviter les dérives raciales, les fragmentations de la société, une police de classe, bref l'avènement du néoféodalisme, elle est seule apte à prendre en charge l'intérêt de la société, donc de chacun. Quand la ville de Minneapolis annonce démanteler sa police, elle ne fait que transférer la fonction de maintien de l'ordre. Mais vers qui ? Elle ne le sait pas encore. S'il existe des problèmes indéniables dans la police, il faut y réfléchir sans jeter le bébé avec l'eau du bain. D'autant plus que les problèmes de racisme dénoncés dans la police ne peuvent exister qu'en raison d'une société communautarisée à l'extrême, démontrant l'impossible vivre-ensemble de ces groupes hétérogènes que nos bobos en mal d'existence veulent nous vendre comme le nec plus ultra du paradis progressiste. Démenteler la police ne fera pas disparaître la cirminalité, mais à qui téléphonerez-vous pour vous protéger ? A votre voisin ? Au chef de clan ? C'est le retour à la loi du plus fort, où il vous faudra faire allégeance à un maître. C'est le monde de la servitude et de la violence.

mardi 2 juin 2020

Ces faux policiers arrêtés puis remis en liberté à Paris : combien de mises en scène ?



Le site d'informations Actu 17 a signalé une information intéressante - à plus d'un point de vue. Ainsi, trois faux policiers dans de véritables uniformes ont été arrêtés à Paris, alors qu'ils préparaient le tournage d'une fausse interpellation musclée à caractère raciste visant à discréditer la police. C'était le 31 mai. Puis, le 1er juin, ils sont ... remis en liberté, avec le "réalisateur" et les figurants. J'avoue ne pas comprendre. Il n'y a pas eu d'infraction, pas d'usurpation de fonction ? On ne cherche pas qui est derrière? Ou bien face à l'écrasante vague gauhiste-globaliste, qui attaque violemment l'Etat et ses institutions, les policiers n'ont pas eu le choix, il fallait les relâcher. A moins qu'il n'y ait eu plusieurs mises en scène ...  Il est vrai que cela tombe bien au moment où la proposition de loi Ciotti visant à interdire la diffusion d'images de policiers est largement discutée - et contestée. Deux scénarios qui, dans tous les cas, ne sont pas très positifs ...

mercredi 16 octobre 2019

CRS contre Pompiers ou quand la Macronie se réfugie derrière les forces de l'ordre



L'opposition des pompiers et des forces de l'ordre est un très mauvais signal lancé par le pouvoir : celui de son impossibilité à résoudre les crises sociales. Et peu importe finalement qu'il s'agisse d'une incapacité idéologique ou d'un manque de savoir faire politique, le résultat est le même : la Macronie se cache, peureuse et prétentieuse, derrière les forces de l'ordre. Enfonçant la société française dans la voie dangereuse de la fracture.

mardi 23 avril 2019

Information biaisée : "Ne vous suicidez pas!", l'autre appel des Gilets Jaunes aux forces de l'ordre


source

Une enquête judiciaire a été ouverte retrouver les personnes qui ont crié à la police, "suicidez-vous" et qui ont tagué des mots haineux contre la police. S'il est normal que la machine judiciaire se mette en route, la place accordée à cet évènement, somme toute marginal dans le mouvement des Gilets Jaunes, démontre un parti pris auquel se raccroche avec rage un système polico-médiatique qui refuse d'entendre les demandes sociales soutenues par une large majorité de la population. Au-moins ce mouvement aura permis aux policiers d'attirer l'attention des médias et des politiques sur un véritable problème, dont ils se moquaient comme de leur première layette, tant qu'il ne pouvait être politiquement instrumentalisé. Il est urgent que les policiers eux-mêmes réagissent, ils ne sont pas des marionnettes.

lundi 25 février 2013

Poste de police à louer

Voir: http://pravo.ru/news/view/82961/

Une enquête est ouverte à l'encontre du directeur du service de logistique d'un poste de police dans l'Oblast de Sverdlovsk. Il faut dire que son idée était originale.

De mars 2010 à novembre 2011, il a loué une partie du poste de police à un entrepreneur local, pour un loyer mensuel de 5 à 7 000 roubles (soit environ 110 à 180 euros). Ce qui lui a permis de récolter illégalement une somme de 140 000 roubles.

Evidemment, c'est illégale. Evidemment les locaux du poste de police sont la propriété de la collectivité locale. Evidemment un enquête est ouverte puisque ses compétences en logistique ne lui permettent pas de conclure ce type d'accords.
 
Il semble que chez les petits chefs locaux, la notion de bien public se perde. Si c'est public, c'est à tout le monde, donc c'est aussi à moi...

jeudi 23 août 2012

Les volontaires d'une "milice religieuse": de la justice à la vengeance?

Voir: http://www.gazeta.ru/social/2012/08/22/4734697.shtml

L'affaire Pussy Riot, et plus que le procès, leur action même et la manière dont et les forces publiques et la société réagit, semble avoir ouvert la boîte de Pandorre en élargissant le champ du possible. S'il est socialement acceptable d'entrer dans une église pour y faire un concert punk contre l'Eglise (l'orientation anti-religieuse plus que politique s'est confirmée avec le mouvement de soutien en Ukraine, où les jeunes femmes de ce mouvement Femen ont abattu à coup de hache une grande croix en bois le jour du jugement), il devient alors socialement acceptable de mettre sur pied une sorte de milice religieuse, composée de volontaires, pour protéger les édifices religieux. Pourtant, dans les deux cas, cela va à l'encontre des règles de droit. Cela va à l'encontre des intérêts sociaux. Les démarches sont aussi irrationnelles et destructrices. Mais dans les deux cas significatives.
Tout d'abord les faits. A Moscou et dans la région de Moscou, dans le cadre de l'organisation "Russie sacrée" (Сватая Pусь), des patrouilles de nuit dans les rues de Moscou et de sa région, composées de 5 à 7 volontaires, peuvent être organisées pour veiller au bon ordre "religieux". Autrement dit à ce qu'auncun acte de vandalisme ne touche les églises, monastères et autres lieux de l'Eglise, qu'aucune atteinte aux convictions religieuses des croyants ne soit perpétrée. Dans ces cas, ils "prendront les mesures nécessaires". Insistant sur le côté préventif de leur action, disant simplement vouloir dans ces cas remettre les "malfaiteurs" entre les mains de la police. Puisque, selon eux, aucun acte de vandalisme ne touche les lieux de culte juifs ou musulmans, la religion orthodoxe doit également apprendre à se faire respecter.
Si la hiérarchie ecclésiastique soutient du bout des lèvres ce mouvement, la police est plus perplexe. Les faits d'atteintes aux lieux de culte sont très rares et une aide particulière en ce domaine ne semble pas nécessaire. D'autant plus qu'un tel mouvement fondé sur l'appartenance ethnique ou religieuse risque plus d'aggraver la situation que de l'améliorer. Les forces de l'ordre rappellent, à juste titre, que les citoyens, individuellement ou dans le  cadre d'une organisation sociale, ne peuvent prendre de mesures de contrainte physique contre une autre personne, elles peuvent prévenir les forces de l'ordre mais pas intercepter l'individu en question.
Mais que signifie l'annonce médiatisée de ce mouvement de milice religieuse?
Tout d'abord, en ce qui concerne la médiatisation, cela démontre la volonté de contrebalancer la communication positive autour du groupe punk, dont l'appellation est maintenant une marque déposée. Il s'agit ainsi d'une guerre de communication. Puisque les médias libéraux diffusent en boucle des arguments, des prises de position, des déclarations en soutient, ils veulent montrer qu'il existe une autre part de la société qui considère ces actions comme socialement dangereuses et pas du tout artistiques. Et puisque les médias reprennent l'information, le coup porte.
Ensuite, cela démontre que des deux côtés la démarche atteint un niveau d'hystérie dangereux et la réflexion est tombée dans l'irrationnel. Le bruit médiatique autour de l'affaire Pussy Riot a artificiellement gonflé leur danger social, ce qui les met personnellement en difficulté. Sans oublier les actions collatérales qui sont menées dans le même sens. Pour une partie des croyants, le danger est réel, profond, les touche dans ce qu'il y a de plus profond et de moins rationnel, leur Foi. La réaction devient elle-même irrationnelle. Il faut des milices populaires, il faut se défendre contre un danger que l'on ne voit pas, qui est donc partout, car on ne peut le saisir. Chacun est suspect. Et voici les milices. C'est une escalade de l'hystérie. Qui peut avoir, elle, des conséquences importantes en matière d'ordre public.
Enfin, cela montre le sentiment de d'échec des structures étatiques en ce qui concerne le maintien de l'ordre public. Sentiment partagé par les deux parties, pour des raisons différentes. En ce sens, ici aussi, les extrêmes se rejoignent. Les partisans de l'art punk ne voient en l'action de Pussy Riot qu'un acte artistique anti-pouvoir, ce qui leur confère l'aura des prisonniers politiques, en oubliant rapidement les aspects religieux. Et leur rage se déverse contre le système, surtout judiciaire, qu'ils rejettent en bloc. Puisqu'avant le jugement, il était déjà analysé que si le juge prend une décision favorable au groupe, ce sera un aveu de faiblesse et un bon motif pour continuer, et si le juge condamne c'est parce que la décision est politique et ce sera un bon motif pour continuer. Donc, le système, pour ce clan est délégitimé en bloc, quelle que soit la décision judiciaire et avant celle-ci. Pour les partisans de l'Eglise, c'est une déligitimation manifeste de l'efficacité des forces de police à maintenir l'ordre public. Le jugement est quand même particulièrement fort, deux ans de prison ce n'est pas une plaisanterie. Ils ne pouvaient quand même pas attendre la peine de mort! Donc, malgrè un jugement sévère, leur sentiment d'insécurité reste très présent. cela montre, en premier lieu, que, à leurs yeux, la police ne peut pas empêcher les atteintes aux lieux de culte orthodoxe, elle ne peut que fixer les faits. En second lieu, toujours pour eux, le jugement ne sera pas dissuasif d'autres actions. Donc le rôle de la justice est également remis en cause. Puisque tout jugement, s'il doit écarter momentanément une personne socialement dangereuse, n'a de sens que s'il joue un rôle dissuasif. Mais pour cela, le fonctionnement tant de la police que de la justice doit être prévisible, c'est-à-dire systémique. Et cet aspect fait défaut.
Maintenant refermer la boîte de Pandorre ne sera pas une action facile et elle ne pourra se faire que dans l'établissement d'un nouveau consensus social.

vendredi 6 juillet 2012

"Magnitsky" devient une marque de fabrique

Voir: http://pravo.ru/news/view/74701/

La discussion du projet de loi sur le financement étranger des associations ayant une activité politique continue à s'enrichir, comme nous le voyons depuis quelques jours.

Après l'Assemblée parlementaire européenne, il s'agit bien du Congrès des Etats-Unis. Lors d'une audition prévue en août et après une réunion à huis clos avec l'opposition russe, la fameuse liste va pouvoir être élargie. Aux juges qui rendent des décisions de justice contre les représentants de l'opposition, aux policiers qui interviennent lors des manifestations, aux députés qui votent des textes de lois condamnés par l'opposition etc. Et bien sûr, il ne faut pas oublier le président de la Commission centrale électorale Tchurov et le directeur du Comité d'enquête Bastrykine. L'un pour ses tours de magie, l'autre pour des perquisitions qui dérangent, sans oublier son goût pour les promenade en forêt, même si la situation ici est loin d'être claire.

Le projet de loi est contestable, car imparfait dans sa rédaction.
Des policiers outrepassent leurs pouvoirs et recourrent trop facilement à la force.
Les juges rendent dans certains cas des décisions de justice dont l'équité laisse perplexe.
Les députés défendent la logique de leur clan lors des opérations de vote.

Certes.
Mais. Auncune démarche systémique de porposition de réforme du système n'apparaît chez les opposants. Leur démarche est non seulement anti-pouvoir, mais anti-Etat. Et là est le danger.

L'adoption d'un acte normatif interne est un acte de souveraineté interne qui ne concerne en aucun cas les autres Etats, sauf s'ils sont prêts à reconnaître un droit d'ingérence dans leur propre sphère de soveraineté. Je doute que les Etats Unis en aient l'intention. Mais j'entend déjà les cris: enfin! les Etats Unis sont une démocratie! Comment peut-on comparer???
On peut et on doit. Avec tous ses défauts, la Russie n'est pas la Corée du Nord, et ce raccourci un peu trop facile sert surtout à masquer une réalité et politique et juridique beaucoup plus complexe. On doit, car n'importe quelle démocratie n'est pas exempte de reproche. Et s'il est facile de critiquer, il est beaucoup plus délicat non seulement d'entendre la critique, mais également d'en tenir compte.
Or laisser un Etat tiers s'introduire dans la procédure législative créé un dangereux précédent: on en revient à la loi du plus fort. celui qui a la force sur la scène internationale pour directement, cette fois, influencer sur la législation interne d'un pays (il ne s'agit plus de tables rondes, rapports ou autres mécanismes habituels d'experts internationaux), pourra le faire, les autres devront subir. Et attention de ne pas déplaire au Monarque tout puissant, Sa volonté souveraine vous sanctionnera quand vous déplairez sans qu'il ne soit nécessaire d'argumenter, sans droits de la défense, sans procédure contradictoire, vous serez condamner. Au nom de quoi? De quelle droit? De quelle légitimité? Du droit du plus fort. On en arrive à l'anachie par la négation du droit.

La sanction de policiers qui outrepassent leurs droits et de juges qui ne rendent pas de "bons" jugements ressort de la même logique. Un jugement est "bon" quand il est rendu confrmément au droit ou quand il plaît aux parties - ou à l'une d'entre elle? Sans autre fondement que la reconnaissance par soi-même de prendre des sanctions contre des personnes qui ne sont pas de votre juridiction, se met en place une justice politique parallèle expéditive. Ne plaît pas: sanctionné. Un seul point de vue est entendu, l'autre étant a priori inacceptable. Pas d'enquête réelle possible puisque de toute manière, et ce n'est pas le but, et aucun fondement juridique ne le permet. Ce n'est ni de la justice, ni de la démocratie. C'est l'utilisation des moyens démocratiques à des fins politiques. C'est donc une atteinte aux valeurs démocratiques, puisqu'elles ne peuvent être, dans cette logique, qu'unilatérales. Mais d'où vient ce monopole de la bonne conscience?

Quant aux députés, dans quel pays un député est-il sanctionné pour avoir suivi des consignes de vote de son parti? Soyons sérieux.

Je sais, je me répète, mais vraiment il est regrettable que les représentants de l'opposition ne veulent pas faire de politique dans leur pays! Il est certainement plus intéressant de s'occuper de géopolitique que de régler les problèmes d'accès à une médecine réellement gratuite et de qualité, que de s'occuper des questions de frais communaux qui étranglent une partie de la population etc.


mercredi 28 mars 2012

Prokuratura contre Comité d'enquête: un nouveau front

L'échec patent de la réforme de la police avec le scandale provoqué par de nouvelles affaires de violences policières ayant provoqué la mort d'individus relance la question de la surveillance de la police.

Lutte contre la corruption? C'est toute la procédure d'attestation qu'il faudrait repasser, mais personne n'est prêt pour cela. Et la corruption est l'affaire de la Prokuratura. Ce qu'à confirmé, il y a quelques jours, le Président Medvedev.

Mais le Comité d'enquête ne peut laisser passer l'affaire. Sur demande d'associations de défense des droits de l'homme qui veulent la mise en place d'un contrôle de l'activité des policiers, il propose de mettre en place une structure spéciale, une sorte de police des polices qui en serait chargée (voir ici).

Dans la guerre d'influence entre la Prokuratura et le Comité d'enquête, un nouvel os est lancé. Nous verrons bien qui le rattrapera.

mardi 13 mars 2012

Les forces de l'ordre ne sont plus en alerte

Расслабиться!


Le régime d'alerte entré en vigueur le 1er mars pour tout le temps des élections présidentielles a pris fin le 12 mars.

Selon les données officielles pour Moscou, dans la capitale 36 500 personnes ont veillé au bon ordre, dont 16 000 policiers et 14 000 volontaires civils. Des bureaux d'alerte spéciaux ont été mis en place, pour réagir à tout débordement. Pour toute la Russie, environ 440 000 personnes ont veillé au maintien de l'ordre lors des élections présidentielles, dont 380 000 agents des forces de l'odre.

La peur d'une révolution orange était bien présente à l'esprit des décideurs. Les mouvements de rues, pourtant très calmes et plutôt bon enfant inquiétaient. Il est toujours difficile de prévoir comment une foule peut réagir.

Mais la dernière manifestation du 10 mars marque la fin des grands mouvements de masse, au moins pour l'instant. La mobilisation est en baisse, les gens attendent des propositions concrètes qui n'arrivent toujours pas. Les projets de loi réformant le système politique russe sont à l'examen à la Douma. La société civile doit trouver un autre moyen d'action, plus constructif, pour maintenir une pression sur l'Etat, pression constante qui est un mode normal de fonctionnement et permet réellement de conrebalancer les intérêts.


lundi 27 juin 2011

La police devient un modèle pour le ministère de l'intérieur

МВД переведут на полицейские правила
Президент взялся за правоохранительный сектор государственной службы


Le Président Medvedev a déposé à la Douma un projet de loi en fin de semaine dernière visant à appliquer à tous les fonctionnaires du ministère de l'intérieur les nouvelles dispositions s'appliquant au personnel de police.

Le personnel du ministère de l'intérieur est principalement soumis à un règlement de 1992, même si des modifications ont été apportées par les lois de 2003 sur la fonction publique et de 2005 sur le service public civil.

Selon le projet de loi, donc, ne peuvent entrer au ministère de l'intérieur des personnes ayant un casier judiciaire, les ressortaissants d'un autre Etat... Le refus d'apporter une aide médicale par un fonctionnaire est considéré comme une faute de service. Les membres du ministère ne peuvent appartenir à un parti politique. Ils sont obligés de référer à leur supérieur direct de tout acte de corruption, mais rien ne dit comment ils doivent réagir en cas d'inaction de leur supérieur.