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vendredi 25 novembre 2016

Le Parlement européen acculé à renier la liberté de la presse



La radicalisation de la rhétorique dans les structures de l'Union européenne est plus un aveu de faiblesse institutionnelle que de vigueur de l'institution. Il est possible d'accuser la Russie de tous les maux, de voir "la main du Kremlin" derrière la montée de l'euroscepticisme malgré la propagande médiatique soutenant à tour de bras la route pavée d'or ouverte par l'UE. C'est une possibilité. C'est le choix des faibles, de ceux qui ne sont pas capables de reconnaître leurs erreurs. en d'autres termes, en adoptant la résolution appelant à lutter contre la guerre de l'information menée par la Russie et l'état islamique contre l'UE, le Parlement européen a enterré l'illusion même d'un projet européen commun.

jeudi 17 décembre 2015

Nikita Mikhalkov censuré: silence sur le Monde russe

Résultat de recherche d'images pour "бесогон"

Il est courant dans les médias occidentaux de parler, d'insister, de pointer, de chercher la censure en Russie. Mais quand elle est là, quand elle apparaît justement où personne ne l'attend, personne n'est la pour la recueillir. Pour en informer le bon citoyen français, qui serait alors tellement rassuré sur l'efficacité de l'autocensure en France. Qui peut ainsi continuer à baigner dans une onde équilibrée d'harmonie. 

Alors, quand la censure apparaît en Russie là où on ne veut pas la voir, et bien c'est simple, on en parle pas.

Et pour cause. Il s'agit du refus de la chaîne publique d'information continue Rossya 24 de diffuser le programme du plus que célèbre réalisateur Nikita Mikhalkov, "Bessogon TV". Programme d'auteur que la chaîne  a toujours diffusé.

Sauf celui-là. Pourquoi? Pour deux raisons: il montre l'hypocrisie patriotique des milieux néolibéraux qui réellement contrôlent les grands médias en Russie et exige la reconnaissance de l'existence du monde russe et des russes en Russie.

Manifestement, c'en est trop pour une chaîne fédérale. Etatique. Une chaîne "du Kremlin"?

jeudi 19 mars 2015

Un soldat ukrainien ivre écrase une fillette de 8 ans à Konstantinovka: dégât collatéral?

Où sont les journalistes occidentaux? Où sont les experts pour crier à l'infamie? Ils ont manifestement autre chose à faire lorsqu'un enfant de 8 ans meurt simplement parce qu'un militaire ukrainien ivre lance son blindé léger sur le trottoir où passe une femme et deux enfants. La petite Pauline ne se relèvera pas. Les médias se taisent. Son crime est d'avoir été tuée par un soldat ukrainien et qu'il soit impossible de l'imputer à un combattant de Novorossia, elle ne mérite donc pas l'attention des rédactions occidentales. Elle n'a pas le droit d'être une victime, elle n'est qu'un dégât collatéral au grand processus de démocratisation du pays engagé par les Etats Unis, l'UE ... et l'OTAN.

mercredi 24 septembre 2014

Projet de limitation de la participation financière étrangère dans les médias russes

Kiosque à journaux, Moscou
 
Tirant les conséquences de la guerre d'information qui se livre aujourd'hui, ouvertement, entre la Russie et les Etats Unis, les députés russes ont décidé de reprendre doucement la main sur les médias nationaux. Ainsi, la participation au capital des personnes physiques et morales étrangères sera limitée à 20% du capital. Ce qui a provoqué la montée au filet des médias dits "libéraux", autrement dit des médias largement financés de l'étranger. Et pour cause, en fait, une grande partie d'entre eux sont off-shore et veulent le rester.

jeudi 10 juillet 2014

Pourquoi les médias sont-ils si méchants avec J. Psaki?

 
 
La porte-parole du Département d'Etat, J. Psaki, montrant son soutien à l'Ukraine
 
Les médias russes ne sont pas tendres avec J. Psaki, la porte -parole du Département d'Etat américain, c'est vrai. Et d'ailleurs, elle affirme être la victime d'une machine de propagande pro-kremlin, n'y être pour ien, voire n'être pas au courant des raisons. Mais qu'elle se rassure, Gazeta.ru prend sa défense et veut se démarquer de ces médias "pro-kremlins" qui ont un sens de l'humour que l'on n'accepte plus aujourd'hui. Il semblerait que la tolérance à l'humour soit proportionnelle à la compétence. Et ici, elle se rapproche du niveau zéro. Je parle de la tolérance, bien sûr. Alors voici quelques éléments croustillants pour se mettre de bonne humeur.
 

jeudi 10 janvier 2013

Médias et idéologie: qui croire? Suite de l'affaire Depardieu

Dans mon dernier post, j'ai repris une citation d'un journal belge, Le Soir, qui citait des chiffres de Eurostat sur les européens qui prenaient la nationalité russe. Certains lecteurs m'ont signalé que les informations de ce journal était fausse, en effet, ils ont inversé les données, puisqu'il s'agit des russes ayant pris la nationalité de pays européens. Si certains l'ont fait avec bonne foi et délicatesse, d'autres lecteurs sont partis en combat contre un parti pris idéologique qui fausse l'analyse. Et c'est vrai, tout parti pris idéologique fausse l'analyse. Pourtant, des questions se posent ...
 
Cette information, sur les quelques 4000 français en possession d'un passeport russe, pour la plupart vivant avec femme et enfants en Russie où ils ont leur travail, vient au départ de ... TF1 (voir ici http://videos.tf1.fr/jt-we/le-20-heures-du-6-decembre-2012-7752846.html de la 6e minute à 7.55 minutes). On peut dire beaucoup de choses sur TF1, mais difficilement accuser la chaîne d'être un mallion de la propagande russe pro-poutine en France ...

Alors qu'en est-il des médias? On peut relancer la question avec la publication "démentie" du raiting "démenti" sur les personnes les plus puissantes dans The Foreign Policy. Donc, Poutine arrive en première place. Mais en fait en deuxième puisque la première est laissée vacante. Les Echos de Moscou lancent l'info. Reprise par les médias russes, quelle surprise, surtout de la part d'un journal aussi peu pro-russe. La machine médiatique s'emballe. Et là, coup de théatre, il ne s'agit plus du raiting fait par le célèbre journal, mais par le célèbre directeur du groupe de consultants Eurasia Group (voir les détails de l'évolition médiatique ici http://www.politonline.ru/rssArticle/16789215.html). Mais en fait, ce n'est pas un raiting, mais une plaisanterie. Il faut souligner que tant The Foreign Policy que Eurasia Group sont mondialement connus pour leur sens de l'humour ...

Conclusion évidente: la Russie est devenue l'enjeu majeur des plaisanteries, comme en des temps plus reculés, les belges faisaient la une des plaisanteries françaises.

Autre conclusion: Traiter de l'information sur la Russie devient un enjeu de communication politique de premier ordre.

Alors questions: Pourquoi provoquer une rupture idéologique dans les médias sur la question russe? Pourquoi des médias et des groupes reconnus doivent-ils se discréditer, en minimisant ou en reniant leurs écrits? Quand l'Eurasia Group fournit ses analyses dans la région et sur la région, quelle est la place de "plaisanterie" et quelle est la place d'analyse objective? A quel moment la surinformation aura-t-elle réussie à discréditer l'information?

jeudi 27 octobre 2011

Appel d'offre: 3,5 millions de roubles pour suivre les médias russes en temps réel

Минюст, возможно, станет еще одним ведомством, контролирующим деятельность СМИ
Михаил АСКЕТОВ


Le ministère de la justice a publié un appel d'offre de 3,5 millions de roubles pour effectuer un monitoring de l'information délivrée par les masses médias et les blogs, essentiellement en ce qui concerne l'appréciation du Président et du Premier ministre et ensuite, seulement, pour les informations liées à la criminalité, la législation, l'exécution des normes ...

Le ministère de la justice a établie une liste de 284 masses médias qui devront obligatoirement être suivis, sans oublier près de 5000 sources d'informations, dont les 500 blogs les plus suivis.

Les informations négatives concernant le pouvoir et les organes publics seront marquées en rouge, les appréciations positives en vert et neutres en gris.

Il est pour l'instant difficile de dire en quoi tout ce système est nécessaire au ministère de la justice. Selon la législation, le ministère de la justice a en charge la préparation et la réalisation de la politique étatique, les questions de régulations juridiques et de contrôle dans les domaines de l'avocature, du notariat, de l'exécution des peines pénales, de l'enregistrement des organisations non commerciales, de l'enregistrement des actes civils, de l'exécution des actes judiciaires et de la lutte contre la corruption. Il n'y a donc aucun lien entre ses fonctions prévues par la législation et la défense de l'image des organes étatiques dans les médias.

En principe, le monitoring et le contrôle des médias entre dans la sphère de compétences d'autres institutions, comme l'agence fédérale pour l'impression et les médias. En ce qui concerne la surveillance de l'extrémisme, notamment dans les médias, cela ressort de la Procuratura, du Comité d'enquête, du ministère de l'intérieur et du FSB.

Quant à l'appréciation par les médias de l'activité des représentants de l'Etat, cela ressort de la compétence des services de presse du Président et du Premier ministre.

La démarche du ministère de la justice n'a aucun sens. Il semble qu'il s'agisse simplement d'un moyen de s'approprier 3,5 millions de roubles du budget. Et comme le souligne l'article, il est difficile de déterminer ce qui est pire pour la société civile, le fait que de l'argent public soit une fois de plus détourné ou la mise en place d'un contrôle qui n'a aucun sens?