L'Occident et l'Internationale des droit-de-l'hommistes semblent particulièrement aimer les prisonniers russes ... tant qu'ils sont en Russie. L'absolu de la liberté d'expression, sans responsabilité possible, s'arrête irrémédiablement aux frontières russes. Comme l'illustre le cas (pathologique) de Pavlensky, prisonnier politique sous Poutine, malade criminel sous Macron, voire agent de Poutine en France. Comme il faut renouveler l'objet de la compassion, la France a choisi de nouvelles "victimes", un groupe de jeunes anarchistes armés, qui viennent d'être condamnés à des peines lourdes. Comme ils sont encore en Russie, leur condamnation par la justice est injuste. C'est évident.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
lundi 17 février 2020
jeudi 13 février 2020
Le vote par internet et les errements de la démocratie
Le vote est au fondement du système démocratique, car il est le moyen technique qui permet de matérialiser les décisions individuelles qui vont donner corps à l'expression de la volonté nationale. Techniquement, il peut se réaliser de différentes manières (à main levée, à bulletin secret, à distance, etc), l'essentiel est que la manière dont il est mis en oeuvre permette de respecter, et la sincérité du choix, et son indépendance. Or, sous couvert du culte de la "révolution technologique" et d'une société "en pleine évolution", la question du vote électronique par internet, pour nos sociétés smartphonisées, est régulièrement montré comme le summum de la (post)démocratie. Chemin qui serait inéluctable. Mais est-il souhaitable ? Cette question du vote électronique, puis par internet se pose dans de nombreux pays occidentaux, notamment en 2019 au Québec. Il a été intégré dans plusieurs cantons en Suisse, a été tenté ponctuellement aux dernières législatives en Russie sans grand succès (ni enthousiasme de la population). La question se pose avec sérieux en Belgique.
mercredi 12 février 2020
Quand BFM reconnaît officiellement la dissidence en France ... et donc l'autoritarisme
Dans un article au titre quelque peu surprenant, en France, pays dont le régime politique se veut démocratique, BFM légitime dans le discours journalistique courant le terme de "dissident". Or, ce terme a été popularisé en Occident lors de la guerre froide avec l'apparition de la catégorie des "dissidents soviétiques", ceux qui s'opposaient à la ligne officielle du Parti, catégorie qui n'était censée pas exister dans les pays du Bloc de l'Ouest. Macron invite à l'Elysée les députés de sa majorité ... et les "dissidents".
mardi 11 février 2020
Billet du jour : journalistes russes, ne plaisantez pas avec l'Etat social - les manageurs n'ont aucun humour
Lorsqu'en pleine furie néolibérale, la Russie déclare l'Etat social, c'est bien, mais il faut l'assumer. Non seulement en l'inscrivant dans la Constitution, mais en le réalisant. Autrement que formellement par quelques chiffres et pourcentages. Dans la réalité du soutien social apporté aux gens. Ce décalage entre le discours et la réalité a provoqué un fou rire de la présentatrice sur la chaîne publique Rossiya. Heureusement, pas en direct. Maintenant malaise ... le Roi est-il nu ?
lundi 10 février 2020
Gilets jaunes : ces cahiers de doléances que personne n'a l'intention de lire
Au début de la crise, le Gouvernement a lancé de grandes vagues de consultations, qui outre la campagne nationale de Macron, se sont concrétisées en diverses mesures, sans évidemment aucune portée politique, mais qui devaient permettre de gagner du temps et d'évacuer le surplus de vapeur dans la partie "tranquille" de la population. En jouant sur les associations d'idées révolutionnaires - les Gilets Jaunes se voulant révolutionnaires, mais sans prendre le pouvoir - Macron a transposé sur le plan de l'imitation un mécansme politique. Ainsi, la population a pu écrire des cahiers de doléances - que personne n'a jamais lu. Et pourquoi les élites prendraient-elles le temps de les lire, alors qu'elles sont en place justement pour réaliser cette politique, si les Gilets Jaunes, finalement, ne veulent pas prendre le pouvoir ?
vendredi 7 février 2020
Réélections en Thuringe ou quand l'Allemagne n'assume plus le vote populaire
Les élections en Allemagne dans le land de Thuringe n'ont pas donné les bons résultats, puisque le président y a été élu, certes avec le soutien de Merkel, mais grâce aux voix de l'AfD, qui a le mauvais goût de n'être pas pro-migrants. Ne vous inquiétez pas, les électeurs seront appelés à voter à nouveau. Et le processus pourra se répéter tant que les "bons" résultats, ne seront décrétés démocratiques par Angela Merkel - car conformes à sa volonté, et non pas parce que faisant suite à des élections libres permettant d'exprimer la volonté populaire. Finalement, lorsque la position de ces élites globalisées sera définitivement inconciliable avec celle des peuples, alors les élections seront déclarées inutiles, et pourront être remplacées par une consultation sur internet, par exemple, au nom de la nouvelle "démocratie numérique". Tellement plus simple et surtout tellement mieux contrôlable. La souveraineté populaire est définitivement dépassée. Nous vivons une époque formidable, une véritable époque de progrès !
jeudi 6 février 2020
Etats-Unis : Fin de l'impeachment, Trump en route vers un nouveau mandat
Trump dépasse l'impeachment et ouvre la voie à un second mandat. Ses chances viennent tout autant de résultats intérieurs particulièrement positifs, mais aussi de l'effondrement des Démocrates dans toute la longueur. Incapables de surmonter leur défaite, ils n'ont pas su rester dans le débat politique et se sont acharnés contre Trump, sous tous les angles, se discréditant et discréditant en même temps le bipartisme américain, qui a ainsi démontré les limites de la démocratie américaine (comme toute autre démocratie, par ailleurs) à assumer une véritable alternance. Si les visages doivent changer, les système démocratiques ne prévoient pas la possibilité d'un changement réel de positions idéologiques. L'alternance politique doit se faire à l'intérieure d'une même idéologie.
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