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mardi 10 mai 2022

Billet électoral : l'union nationale doit se faire contre Macron


Le 12 juin se tiendra le 1er tour des élections législatives françaises. Si l'opposition ne se reprend pas en main, ne change pas de stratégie, elle sera à nouveau inexistante. Aujourd'hui, les dissensions qui existent entre les partis d'opposition, de droite ou de gauche, sont moins importantes que ce qui les sépare de Macron. Car la véritable question qui leur est posée, la question de confiance que les Français leur pose est aussi simple que directe : êtes-vous globaliste, et alors avec Macron et pour l'armement de l'Ukraine dans l'intérêt atlantiste, ou êtes-vous étatiste, et alors contre Macron et pour la défense de l'intérêt national contre les intérêts atlantistes, ce qui passe par la pacification des relations avec la Russie.

jeudi 27 février 2020

Russie : La députée de Crimée Poklonskaya s'inquiète d'une folklorisation de la Douma



A l'approche des élections législatives de 2021, de nouveaux visages, des plus inattendus, arrivent dans le paysage politique russe. Le problème est qu'ils ne connaissent rien à la politique, ne s'y sont jamais intéressés, mais sont célèbres dans leur domaine - la chanson et le show-business. La Macronie nous a apporté son lot d'incompétents, tant à l'Assemblée nationale qu'au Gouvernement,  avec les résultats que l'on connaît. Souhaitons à la Russie un autre avenir.

mardi 28 janvier 2020

Le problème de la démultiplication des partis politiques en Russie



De nouveaux partis politiques en Russie sont appelés à venir rapidement compléter la myriade des groupements déjà existants, dont le rôle politique de la majorité d'entre eux reste plus que douteux. Cet éclatement extrême du paysage politique ne permet pas de structurer un discours politique cohérent et constructif : la faiblesse de l'opposition entraîne la fragilité fondamentale du pouvoir. Un danger pour la stabilité du pays apparaît quand le système des partis politiques ne permet plus la représentation dans les organes de pouvoir de la pluralité des points de vu, mais la préservation des intérêts d'une élite politique de plus en plus éloignée de la population.

vendredi 17 janvier 2020

Russie Unie propose de liquider les partis politiques à financement étranger



Un projet de loi vient d'être déposé pour tenter de désarmer à l'intérieur du pays les partis d'opposition radicale, c'est-à-dire non pas ceux qui discutent des différentes manières possibles de relancer l'économie, d'augmenter la qualité de vie des citoyens, etc. , mais ceux qui appellent à un renversement des institutions, souvent depuis l'étranger et sur fonds extérieurs. Le projet propose de rendre possible de les liquider sur ce fondement. Si la situation est effectivement plus que tendue et qu'il est urgent d'assainir les institutions, la barrière entre "bonne" et "mauvaise" opposition ne doit pas conduire à la négation de l'opposition en soi. Même s'il est vrai qu'en Russie il manque cruellement d'une opposition constructive, qui ne soit pas soit "révolutionnaire", soit figurative.

vendredi 31 mai 2019

Macron et Le Pen incarnent la nouvelle configuration politique française - mondialisation / souverainisme



Les partis politiques traditionnels sont morts, cela est acté, car ils ne correspondent plus au clivage idéologique de notre société. Il ne s'agit plus de droite ou de gauche, le véritable enjeu aujourd'hui est celui de la dissolution de l'Etat dans la mondialisation ou de la préservation/restauration de sa souveraineté. C'est ce nouveau paradigme qui est incarné par Emmanuel Macron et Marine Le Pen, quelle que soit la manière dont on apprécie ces personnalités.

mardi 6 novembre 2018

Russie: comment le management entretient la crise du politique



L'arrivée massive d'une vision quelque peu primitive de la théorie du management en Russie met en danger l'évolution politique positive qui s'est amorcée ces dernières années. Sans même parler du culte du manager remplaçant le politicien sous l'effet des étranges "leaders de Russie" lancés l'année dernière, il s'agit en général de l'impossibilité pour cette classe de penser le politique. Ce que démontre le dernier rapport analytique du très influent groupe Minchenko Consulting. Face à l'angoisse de la baisse de popularité et du recul des instruments politiques classiques alors que le calendrier impose une incontournable transmission de pouvoir, dont il est impossible de reculer l'échéance encore une fois, seules des techniques de cryogénisation sont avancées. Niant un problème idéologique dont ils ne peuvent se saisir, ces consultants managériaux opèrent une fuite en avant. Qui peut devenir dangereuse pour la stabilité du pays.

lundi 25 avril 2016

L'Autriche, Macron et le combat anti-politique

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Quand Macron nous montre la voie


Les élections présidentielles en Autriche, qui risquent de déboucher sur l'arrivée au pouvoir d'un Président qualifié d'extrême droite, sont révélatrices de l'impasse dans laquelle se trouvent aujourd'hui les partis politiques dans les pays de l'Union européenne. Comment comprendre, à cette lumière, ce qui se passe en France et ce phénomène "Macron"?

vendredi 19 février 2016

Douma 2016: Khodorkovsky et les faiblesses du système

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Sur fond de campagnes électorales, les élections parlementaires russes se déroulant en septembre, les vieux démons reviennent, les vieilles recettes ressortent et pourtant un réel enjeu politique devrait faire bouger les marqueurs de la classe politique. Au-delà des délires de Khodorkovsky, quelques éléments d'appréciation.

lundi 7 décembre 2015

Elections régionales: la politique française a la gueule de bois

Claude Bébéar en 2009 au lycée Alfred-Nobel de Clichy-sous-Bois (93). Débat 
animé par l'Institut Montaigne, think tank qu'il a créé pour "infléchir les politiques publiques". Photo : Nicolas Krief/Fedephoto.

Sans surprise aucune, les élections régionales ont donné lieu à une montée importante du FN. Tout le monde l'attendait et maintenant un vent de panique souffle sur la sphère politique. Hypocrisie ou incompétence crasse? Il va bien falloir se poser la question de l'état de nos partis politiques et de leur capacité à nous représenter. Car expliquer la montée du FN par les récents attentats de Paris est un peu simpliste. La fracture politique française est beaucoup plus grave et plus profonde. Cette élection est le signe définitif de la mort du système politique français tel que nous le connaissions depuis la Troisième République. La fin des partis de droite et de gauche. La gauche s'est suicidée, la droite est engloutie. Que reste-t-il alors de nous amours politiques?

lundi 3 février 2014

Vers une alliance de l'opposition libérale en vue des élections locales?

Voir: http://izvestia.ru/news/565014

En semptembre se tiennent les élections législatives à la Douma de Moscou. A la différence des élections précédentes, il ne s'agira pas d'une élection de liste, mais nominale et le nombre de représentants a été augmenté de 35 à 45. Vues les nouvelles règles du jeu, l'opposition libérale tente un accord.
 
Cinq partis politiques, 3 partis enregistrés - Parnas, Iabloko et Grajdanskaya Platforma - avec 2 partis non enregistrés - Norodnyi allianc et le parti du 5 décembre - tentent de passer un accord pour les élections de septembre. L'idée n'est pas de se regrouper pour présenter un programme commun avec des candidats communs, ce qui aurait pu être efficace pour ne pas disperser l'électorat visé qui est déjà assez faible. Mais il s'agit d'une sorte de "pacte de non agression". En pratique, dans les arrondissements concernés, ils prévoient de ne pas présenter de candidats forts face à un autre candidat fort d'un parti "ami" pour ne pas le gêner.
 
Cette initiative soulève encore le scepticisme parmi les libéraux, notamment ceux qui préfèrent se présenter sans parti. Car effectivement, la perte d'électorat en cours de route est réelle. La personnalité d'un candidat est un élément important au moment du vote, mais de la à dire qu'il efface totalement le parti derrière lui, c'est un pas difficile à franchir.
 
Difficile, sauf à soutenir qu'il n'existe que des différences d'hommes et non d'idéologie entre ces partis. Dans ce cas, il serait plus simple et plus efficace de s'unir. Ou encore à soutenir que le parti politique n'est qu'une boîte vide au service du candidat. Ce qui soulignerait plutôt le caractère artificiel de ces partis.
 
Dans tous les cas, il s'agit clairement de "sacrifier" des candidats pour que d'autres puissent avoir une chance de gagner. Il va donc falloir trouver de futurs politiciens qui partent en campagne ... pour perdre. C'est une démarche quelle que peu étrange. On notera que, pour l'instant, Navalny (Narodnyi allianc) n'envisage pas sa candidature à la députation locale.

lundi 15 juillet 2013

Koudrine: le libéralisme contre la démocratie

Voir: http://komitetgi.ru/news/news/719/

Lors de la réunion du 11 juillet du Comité des intiatives citoyennes (Komitet grajdanskykh initsiativ), A. Koudrine a fait une déclaration très significative, et de sa position, et de la conception moderne de la vie politique.
 
En dressant le bilan de l'activité récente du Comité et en présentant les perspectives d'évolution, une ligne générale se dessine très clairement. La bulle libérale, en manque crucial de leader, se regroupe autour de Koudrine. Que cela concerne l'activité des ONG financées de l'étranger (et le rapport choc du procureur général démontrant l'ampleur du phénomène n'y change rien), le contrôle des élections (en récupérant l'activité de Golos) ou les questions touchant la réforme de la justice (justice administrative), la politique étatique de sécurité intérieure (réforme des forces de l'ordre), de la santé publique etc. Sur tous ces sujets, et sur bien d'autres encore, A. Koudrine prend la tête de ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui le milieu libéral, de que l'on pourrait appeler les milieux atlantistes (si le politiquement correct n'avait déjà remisé ce terme aux calanques de la conspirologie). Puisque dans tous ces domaines, c'est bien la conception outre-atlantique qui, matériellement, domine. Sans aucune conspirologie.
 
Mais puisque toutes ces tendances politiques sont dans la nature sociale, ce n'est pas le plus important. Ce qui, en revanche, est significatif et destructeur pour le système et étatique et démocratique c'est la manière dont cela se passe. Hors système étatique, puisque hors partis politiques. Donc hors contrôle de la société, autrement dit des électeurs. Donc hors démocratie.
 
En effet, tout ce discours pourrait être formulé en programme politique. Et même en très bon, techniquement, programme politique, puisqu'il touche tous les domaines sensibles de la vie du pays: l'économie et les investissements, la sécurité, la justice, l'immigration, la santé, etc.
 
Alors pourquoi n'en est-il pas ainsi? Pourquoi ne pas créer un parti politique avec ce programme et le défendre lors d'élections? Pourquoi priver les électeurs du droit de s'exprimer et de choisir le cours des réformes de leur pays?
 
Pour une très simple raison: jamais ils ne pourraient arriver au pouvoir, en Russie, suite à des élections libres. Leur marge de manoeuvre est alors très limitée. Comme le rappelait par ailleurs Goldman Sachs dans leur dernier rapport, prônant la fin des régimes démocratiques, leur durcissement, pour faire passer de force les idéaux nécessaires, les masses électorales ne sont pas favorables à des réformes ultralibérales destructurantes. Donc, soit il faut supprimer les élections comme mode d'accès au pouvoir, soit il faut supprimer la masse électorale permettant l'accès au pouvoir. La deuxième branche de l'alternative étant quand même encore trop extrême (pour l'instant la manipulation des représentations est suffisante), la première a été choisie.
 
Et c'est ainsi que l'on remarque que toutes les questions importantes pour la société se discutent et se préparent en dehors du système des partis et donc de la vie politique normale, par des "groupes d'experts" qui ne sont ni indépendants ni objectifs, mais là justement pour argumenter en un sens très précis et ne prendront jamais le risque de passer devant les électeurs.
 
Leur accès au pouvoir est loin d'être négligeable, pourtant ils ne seront jamais élus. Ils passent par des mécanismes d'influence, par des analyses de projets de loi, par des propositions de réformes, le tout soupoudré de lobbyisme.
 
L'important est que l'électeur n'ait rien à dire, car ils agissent quel que soit le courant politique en place. Que ce soit le libéralisme basique et inefficace de Medvedev ou le léger conservatisme de Poutine, aucune importance. Ils peuvent aussi bien être dans le Gouvernement de Medvedev pour entrer ensuite dans le Front populaire de Poutine. Les partis politiques ne sont alors que des marionnettes entre leurs mains.
 
C'est ça la crise démocratique. N'est-ce le cas que de la Russie?