L'ACTUALITE RUSSE EN FRANCAIS MISE AU POINT PAR RUSSIE POLITICS SUR Facebook ET Twitter!
Affichage des articles dont le libellé est nation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nation. Afficher tous les articles

vendredi 26 avril 2019

Conférence de presse de Macron : crise migratoire et échec de l'UE, une magnifique leçon de Novlangue




Sans revenir sur l'intégralité de l'énième show macronien, dont les communicants de la présidence nous abreuvent régulièrement, cette dernière séance fut une magnifique leçon de Novlangue. L'Union européenne n'arrive pas à gérer la crise migratoire, la Nation a besoin de frontière et le "patriotisme ouvert" (sic) oblige à rétablir les frontières ... européennes ... et donc à exclure de la zone Schengen les mauvais élèves, qui ont encore l'impudence (ou l'insolence ?) de croire aux frontières ... nationales ... puisque justement il s'agissait de ... Nation. Décryptage d'un enfumage de plus, parfaitement dans la logique antiétatique et antifrançaise, que Macron, président des Français, met en place avec tant d'énergie.

jeudi 27 août 2015

Les médias semblent étrangement découvrir l'immigration en Europe

Des migrants profitent du fait qu'un camion à destination de l'Angleterre s'arrête à un stop pour tenter de s'introduire à l'intérieur, le 9 octobre 2014, à Calais.

A lire la presse francophone ces derniers mois, j'ai l'impression que la France en particulier et l'Europe en général découvre l'immigration. Etrange, non? Quand on regarde dans la rue, cela semble faire un certain temps que le phénomène existe. Pourtant, il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer cette hystérie collective, professionnellement filmée et diffusée.

jeudi 16 avril 2015

La France au détour de la République

Engagement républicain et sentiment d'appartenance à la Nation

La situation de la France aujourd'hui est difficile. Je ne parle pas du point de vue social ou économique. Je parle de l'existence de la France comme Etat-nation. Une prise de conscience semble se faire, sans pour autant poser le problème dans toute sa dimension, c'est-à-dire dans sa dimension européenne et le conflit de souveraineté. L'Europe des régions est le but de la Fédération européenne, d'une Union qui ne peut être celle des Etats.

mardi 17 décembre 2013

La langue socle de la Nation? Vu de Russie et de France

 
Parfois, par hasard, au détour d'un chemin et d'un article, des liens se font, des ramifications apparaissent et d'étranges questions surviennent. Pour lesquelles nous n'avons, par ailleurs, pas forcément La réponse, l'unique réponse, cette vérité incontestée et incontestable qui nous permettrait de dormir tranquillement sur nos deux oreilles, tout en se posant la question existentielle du menu pour les fêtes de Noel.
 
Malheureusement, même si la question du menu me travaille également, une autre est venu perturber cette douce période de fêtes. La langue est-elle le socle de la Nation? Sincèrement, je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu'est le socle de la Nation. Mais intuitivement, je sens ce qu'il ne peut pas être. Ce qui divise, va à l'encontre de la Nation.
 
En France, la seule langue officielle de la République est le français. Et la seule langue reconnue existante sur le territoire nationale est le français. En effet, la France a très longtemps rejeté l'idée même de la ratification de la Charte européenne des lagues européennes et minoritaires, et pour cause. L'Etat français s'est historiquement construit contre. Contre les pressions extérieures soit, mais surtout contre les seigneurs locaux, contre les régions, contre cette diversité, notamment linguistique. Une langue, un pays, un peuple cela fait une Nation, un Etat. Et cet Etat-Nation auquel nous sommes tellement habitués semble immuable, ne retient donc plus vraiment notre attention. Ainsi apparaît la possibilité d'introduire à l'école le multilinguisme. Non, il ne s'agit pas de renforcer l'étude de langues étrangères comme l'anglais, l'allemand, le chinois ou le russe. Mais de prévoir des formes de coexistence linguistique avec l'arabe ou des dialectes africains. Nos dirigeants pensent peut-être ainsi arriver à niveler le niveau des élèves, à atteindre cette sacrosainte égalité républicaine, ici pourtant largement dévoyée. Mais peut importe, nous ne sommes plus à une louche près. Dans la foulée, d'ailleurs, pourquoi ne pas tout à coup précipiter la ratification de cette Charte européenne, l'arabe et les dialectes africains pourront alors être reconnus comme des langues minoritaires sur le territoire nationale et bénéficier ainsi de la protection que leur accorde ce statut juridique. Tout s'enchaîne merveilleusement bien. La France va donc très bien, elle n'a pas d'autres problèmes à régler, puisque celui des hausses d'impôts et taxes est finalement arrivé pour remplir les caisses de l'Etat, le mariage homosexuel est adopté, Paris organisera les JO Gay - bon, on fait ce qu'on peut là où il reste encore quelques compétences ...
 
Cette étrange modernisation de la conception de la Nation, cette étrange image que donne la France en dehors des frontières de l'Union européenne, provoque parfois une certaine incompréhension, au regard de son histoire, de ses traditions, du respect et de la fièreté d'elle-même qu'elle affichait en d'autres temps.
 
En Russie, la langue française jouait sous l'Ancien Régime un rôle spécifique. Langue de la noblesse, de la culture, chacun au minimum s'efforçait de truffer son langage de quelques mots en français. Pouchkine désespérait d'imaginer les femmes de la noblesse parler et écrire en russe. C'était tout un symbole. C'était.
 
Contre ces mouvements de reniement, le balancier passe d'un extrême dans l'autre. Mais les temps changent, les étrangers aussi. Maintenant, des députés LDPR ont déposé à la Douma un projet de loi visant à sanctionner l'utilisation d'une langue étrangère par les russes et par les étrangers sur les lieux de travail, lorsque cela n'est pas rendu nécessaire par leur profession. Cela vise bien sûr à la protection de la langue russe contre l'anglicisme, comme ce fut le cas en France, mais le but est également politique. Il vise également l'étranger proche.
 
En remettant dans le contexte, un étranger arrivant travailler en Russie va devoir connaître la langue et la Constitution. La langue, comme les russes l'ont compris, est bien un élément de la Nation. C'est un élément d'identification. Renoncer, partiellement, à sa langue est une marque de volonté d'intégration et de respect pour le pays dans lequel on arrive.
 
Pour autant, cette idée de réforme est également le signe d'une politique d'unification nationale, qui va à l'encontre des dérives communautaristes françaises, qui en fait continue le modèle français aujourd'hui tant décrié. Les risques d'excès sont toujours présents, ne sont pas négligeables, car la plus grande difficulté pour la Russie aujourd'hui va être d'arriver à trouver cet équilibre précaire entre la préservation de son identité sans rejet de l'évolution, malgrè les exemples peu reluisant donnés dans d'autres pays. Eviter que les extrêmes des uns ne justifient les extrêmes des autres.
 
La langue est-elle donc finalement le socle de la Nation? Elle en fait partie, elle en est un symbole, elle est un symbole dans un symbole. Et tout simplement, comment développer sa culture, donc son identité, en perdant sa langue? Que peut-on alors proposer aux autres? Comment exiger le respect lorsque l'on ne se respecte pas soi-même?

lundi 30 septembre 2013

L'incohérence du discours "officiel" sur l'avenir de la Russie

Le discours sur l'avenir du pays produit par les dirigeants russes devient de plus en plus difficile à suivre, tant les contradictions essentielles se multipllient. S'agit-il de l'existence réelle de deux clans au pouvoir, pour être simpliste on dira le clan Medvedev et le clan Poutine, ou y aurait-il d'autres possibilités d'interprétation?

V. Poutine au Club Valdai parle de la Nation, de l'unité nationale, de la souveraineté de l'Etat russe et de ses implications. Quelques jours plus tard, D. Medvedev à Sotchi pour le Forum international sur l'investissement fait tout un discours sur la nécessité pour la Russie de tirer avantage de sa situation. Autrement dit, le chômage étant faible, il faut maintenant modifier radicalement la politique du pays pour relancer la concurrence. Il s'agit de ne plus avoir peur du chômage, donc de pouvoir se débarrasser de tous les emplois improductifs. Les gens doivent comprendre que les temps changent, ils vont devoir se reformer, changer d'entreprise, de lieu de travail, voire de région. Telles sont les nouvelles règles du jeu.

Deux discours antinomiques s'il en est. D'une part, la construction d'une Nation unie lorsque le système politique reste sous pression de contestations diverses et variées a besoin de s'appuyer sur un socle social uni, d'écarter tout risque de mouvements sociaux ou de crise sociale. Or, le "dégraissage" annoncé par Medvedev va entraîner une montée du chômage, en l'absence de réelles prestations sociales compensatoires, et provoque au mieux un risque de destabilistion psychologique, au pire une véritable crise sociale. Car les emplois visés ne sont pas ceux qui demandent d'avoir une haute qualification , donc les personnes visées vont avoir de sérieuses difficultés à retrouver un emploi, sans oublier que leur âge ne leur permettra pas forcément de se requalifier et que leur situation familiale (vues les dimensions de la Russie) peut bloquer leur mobilité géographique.

L'on peut se demander pourquoi Medvedev après le disours de Poutine qui redonnait espoir en une Russie forte, a ressenti le besoin d'écrire un article présentant ses vues dérégulatrices et d'appuyer un discours, salué par les milieux financiers, cassant l'effet produit antérieurement.

Il est possible d'envisager l'existence de deux clans qui s'affrontent au pouvoir. Dans ce cas, de toute manière, ni l'un ni l'autre ne se réalisera vraiment, car leurs forces s'annulent mutuellement. Mais est-ce la seule explication? Non.

Il est également possible d'imaginer que cette pluralité politique interne aux organes de pouvoir est voulue, elle serait une manière spécifique d'appréhender le pluralisme inhérent à tout système démocratique. Pour autant, il s'agirait alors d'une déformation du système démocratique qui en conséquence affaiblie le fonctionnement de l'Etat.

Mais il serait enfin possible de considérer cette approche d'un autre point de vue. Très souvent, et pas uniquement en Russie, la chute de l'Union soviétique a été expliquée comme étant la résultante de l'absence de réforme de l'économie. Autrement dit, il aurait fallu tout d'abord libéraliser l'économie et ensuite seulement libéraliser le politique pour ne pas perdre l'Union soviétique. Dans le même ordre d'idée, les défenseurs de cette argumentation s'appuient le modèle chinois. Pourtant, plusieurs critiques peuvent être opposées à cette vision du monde. La Russie d'aujourd'hui n'est, politiquement, comparable ni à l'Union soviétique, ni à la Chine. Son système politique est déjà ouvert, libéralisé, donc la critique existe et elle s'exprime ouvertement. Il ne s'agit pas d'un monolythe politique qui ouvre les vannes de l'argent étranger.

Or, il est fort possible que les dirigeants russes soient restés trop marqués par les erreurs de l'Union soviétique et qu'ils veulent appliquer aujourd'hui des recettes qui étaient valables, peut être, hier, mais qui en tout cas sont périmées et donc dangereuses dans le contexte actuel.

Quoi qu'il en soi, il est urgent de clarifier le discours politique. Au minimum pour renforcer l'efficacité de l'Etat. Sans oublier qu'à mener une politique portée également par les partis comme Iabloko, SPS ou autres mouvances libérales, les électeurs finiront en toute logique par voter pour les représentants de ces partis, aujourd'hui formellement dans l'opposition, en tout cas partis qui ne sont pas au pouvoir. 

jeudi 26 septembre 2013

Le prochain discours de V. Poutine au Parlement doit consacrer l'unité nationale

Voir: http://izvestia.ru/news/557652

Mi décembre, V. Poutine doit faire son discours annuel devant le Parlement russe. Le texte du discours est encore en discussion à l'Administration présidentielle et doit passer devant le Front populaire, mais les grandes lignes en sont déjà connues.
 
L'enjeu essentiel de la Russie aujourd'hui est l'instauration de l'idée nationale, de l'unité nationale, face à la diversité ethnique. Autrement dit, il s'agit de sortir du discours de la Russie multi-ethnique, pour s'appuyer sur une Russie Etat-Nation, dont le peuple appartient à différentes ethnies. A l'heure du renforcement des tensions ethniques, l'avènement d'une Russie-Nation est fondamentale. Tout à la fois pour ancrer l'idée d'une appartenance unique au-delà de la diversité, pour ancrer de cette manière le pacte politique qui unit la population d'un pays. Mais encore, la nation est le seul concept en Europe qui permette de justifier et légitimer les frontières. Comme l'histoire russe a déjà largement démontré le danger des revendications nationales, la reconnaissance de la Nation russe doit permettre d'écarter ce risque, en permettant les changements politiques, les changements de politique indépendamment de l'intégrité territoriale.
 
De l'idée de Nation, découle différents concepts. Tout d'abord la souveraineté. Et en liant souveraineté et nation, le Président veut réellement développer un discours sur l'Etat-Nation en Russie, ce qui est une révolution des paradigmes. Le patriotisme, compris dès lors comme le respect et la défense de son pays, qui est sa patrie, figure affective de la nation politique. Et cela entraîne également certains mécanismes et comportements. La lutte contre la corruption, celle-ci ne coïncidant pas très bien avec le patriotisme. La normalisation de l'opposition, à savoir l'intégration dans le système politique de l'opposition non-systémique pour qu'elle puisse participer au développement de l'Etat. Sans oublier les mesures sociales qui doivent permettre de soutenir les couches sociales qui en ont besoin.
 
L'affirmation d'une Russie unie et souveraine dans un monde globalisé et développant des liens inféodant devient réellement la voie russe, troisième voie, conjugant intégration et indépendance.
 
 

vendredi 24 mai 2013

La tolérance, fondement de la Nation russe

Voir: http://izvestia.ru/news/550843

Le ministère du développement régional propose de créer un réseau de "Centre de tolérance". Si la dénomination laisse perplexe, il ne s'agit pas de maisons de tolérance, et par ailleurs les peuples n'ont pas à se tolérer, mais à vivre ensemble en bonne entente, l'idée en elle-même n'est pas mauvaise.
 
Dans le but de renforcer l'unité nationale, le ministère propose de mettre en place un réseau d'établissements qui va permettre de propager la culture des différents peuples vivant en Russie, de mieux la faire connaître. L'idée est simple: seule la connaissance permet d'éviter la peur de l'autre, cette peur qui est à l'origine de l'intolérance, du rejet. Rappelant que historiquement la Russie a toujours été un pays multi-éthnique et multi-confessionnel, dont les peuples et les religions ont vécu en bonne entente les uns avec les autres.
 
Il s'agit ici également d'éduquer à la tolérance, par des films pédagogiques, montrant des comportements tolérants ou non, suivis de débats. Mais surtout, en coopération avec les départements régionaux de l'enseignement, ces Centres peuvent intéresser les écoliers autant que les étudiants.
 
Il est évidemment trop tôt pour apprécier l'efficacité du projet. Celle-ci va en grande partie dépendre du contenu des expositions thématiques, de leur attractivité. Mais ce qui est important, c'est cette prise de consience de la nécessité de (re)créer une nation russe, au-delà des éthnies, autour des éthnies. Car seule la Nation permet de garantir et de légitimer l'Etat dans ses frontières.

vendredi 21 décembre 2012

Nation et éthnie: une dangereuse confusion

Voir: http://www.vedomosti.ru/politics/news/7446281/v_gosdumu_vnesen_zakonoproekt_o_vosstanovlenii_grafy

T. Pletneva, député communiste à la Douma, vient de déposer un projet de loi visant à rétablir dans le passeport la mention "nationalité", qui correspond à l'appartenance éthique. Cette mention serait facultative, au même titre que l'indication du groupe sanguin, par exemple.
 
A l'heure où le débat revient sur la notion de Nation pour la Russie, il est urgent pour la stabilité du pays de distinguer clairement l'appartenance nationale et l'appartenance éthnique. Seule cette démarche permettra de conforter les frontières telles qu'elles existent aujourd'hui et de contrer des revendications autonomistes éthniques. Or, la démarche de cette député rique de provoquer une cristallisation éthnique, dont la Russie se passerait bien dans le contexte de tensions éthiques qu'elle traverse.