Chers Lecteurs, voici le texte de ma chronique sur RT. Bonne lecture !
Finalement
appelé, Zelensky est accouru à Davos, pour délivrer un discours agressif envers
l’Europe, alors qu’il devait rencontrer Trump. Pour Karine Bechet, il faut
surtout ne pas oublier que ce personnage n’est pas une figure autonome. Donc
quels intérêts sert-il ?
Être un laquais
de qualité est tout un art. Savoir servir docilement, remplir et même devancer
les attentes de son maître, tout en s’intégrant dans la troupe des laquais
(avec sa hiérarchie et ses humeurs) n’est pas donné à n’importe qui. En tout
cas, ce n’est pas donné à Zelensky, si l’on en croit son discours à Davos
devant un parterre laissé ahuri.
Nous trouverons
bien quelques médias français pour affirmer qu’il a reçu deux ovations debout,
mais dans l’ensemble chacun reconnaît le caractère particulièrement agressif,
voire méprisant du demandeur envers celui qui le nourrit. Car la ligne était
celle d’une condamnation d’une Europe composite de puissances faibles et
moyennes, incapable de répondre aux enjeux du monde d’aujourd’hui – que ce soit
en dehors de son territoire, ou qu’il s’agisse de sa propre défense.
Un principe
populaire régit pourtant la situation dans laquelle se trouve Zelensky :
tu ne craches pas sur la main, qui te nourrit. Il n’a pas même craché, il a
mordu. Et les Européens ne sont pas contents. Ce n’est pas qu’ils soient en
réalité une puissance forte, ce n’est pas qu’ils soient en état de prendre en
main une défense qui est en réalité déléguée à l’OTAN donc aux États-Unis, mais Zelenky n’est pas Vance ou
encore moins Trump pour pouvoir se permettre de les tancer ainsi.
Certaines déclarations
de Zelensky semblaient particulièrement hors-sol, comme celles concernant le
Groenland : « Si des navires de guerre russes naviguent librement
autour du Groenland, l'Ukraine peut intervenir : nous possédons
l'expertise et l'armement nécessaires pour qu'aucun de ces navires ne reste sur
place. Ils peuvent couler près du Groenland, comme ils le font près de la
Crimée. Aucun problème : nous avons les moyens et les effectifs. Si on
nous le demandait, et si l'Ukraine était membre de l'OTAN – ce qui n'est pas le
cas –, nous réglerions ce problème concernant les navires russes. »[1]
Alors que
Zelensky ne cesse de se plaindre du manque de munitions et d’hommes, du manque
de moyens en général, et que par ailleurs il reproche aux Européens de ne
justement pas en faire suffisamment à ce sujet, il estime avoir les ressources
nécessaires pour défendre le Groenland, tout seul comme un grand, et mettre en
déroute la Russie – pendant que l’armée atlantico-ukrainienne ne cesse de
reculer sur le front ukrainien.
Est-ce du comique
de situation ? Une forme de « trumpisme secondaire » – le laquais
reprenant toujours, même inconsciemment, les traits dominants de son
maître ? Nous imaginons bien comment Zelensky, qui vient manger dans les
mains américaines, autant qu’européennes, pourraient défendre le Groenland ...
contre la Russie. Et cela, tout en accusant les Européens de manque de fermeté
face à Trump – qui assume ouvertement sa volonté de conquérir le Groenland par
tous les moyens.
Continuant dans
la mégalomanie, Zelensky déclare, le plus sérieusement du monde : « L’Europe
doit être forte et l’Ukraine est prête à aider par tous les moyens nécessaires
pour garantir la paix et empêcher la destruction. Nous sommes prêts à aider les
autres à devenir plus forts qu’ils ne le sont actuellement. ». Zelensky
donne l’exemple à l’Europe et lui fait la leçon ... après avoir
particulièrement effectivement détruit l’Ukraine.
Ursula von der
Leyen est vexée, tout comme les leaders européens. L’UE a déjà versé 193
milliards d’euros, elle s’apprête à en verser encore 90. Sacrifier
l’intérêt des Européens pour le front en Ukraine mérite bien au moins la
reconnaissance du ventre.
Mais Zelensky ne
s’arrête pas là, il attaque personnellement ceux, qu’il estime trop gentils
avec la Russie, comme le dirigeant hongrois, pourtant parfaitement trumpiste.
Et le ministre hongrois des Affaires étrangères estime qu’il s’agit d’une ingérence
dans les affaires intérieures, en vue des prochaines élections parlementaires
pour conduire à un changement de ligne politique. Orban[2] a
également insisté : « Les Ukrainiens sont passés à l'offensive. Ils
profèrent des menaces et s'ingèrent ouvertement dans les élections hongroises.
Leur objectif est de s'emparer de fonds et d'intégrer l'Union européenne au
plus vite. En tant que membre de l'Union européenne, la Hongrie a le droit de
dire non. Notre gouvernement patriotique dit clairement non. ».
Bref, selon
Zelensky, il faut arraisonner les navires russes sur l’exemple de Trump (ce que
chacun commence par ailleurs à faire en Europe), saisir les actifs russes (ce
que les Européens ont encore peur de faire), soutenir Trump - tout en restant « ferme »,
mais surtout développer une défense européenne (qui se fournirait aux États-Unis ?) – ce qui va en fait
parfaitement dans la ligne de la nouvelle Stratégie américaine de défense
nationale.
De quoi s’est-il
alors agi à Davos ? D’un conflit de laquais dans la cuisine ?
Zelensky a été
sommé au dernier moment de se présenter. Peut-on sérieusement penser qu’il ait
agi de manière autonome ? Il est raisonnablement possible d’en douter,
surtout lorsque l’on voit la faiblesse de la réponse réelle et des Américains
et des Européens.
Finalement, il
n’y a eu que quelques grognements en Europe, mais la ligne n’est pas remise en
cause. Et côté américain, la rencontre entre Trump et Zelensky s’est bien
déroulée, un accord aurait été trouvé sur les conditions de sécurité pour
l’Ukraine et Zelensky annonçait déjà la réunion tripartite des négociations en
Arabie Saoudite, avec d’un côté la Russie et de l’autre les États-Unis oui avec l’Ukraine, où « les
Russes doivent être prêts à des compromis ».
Les Européens
deviennent les dindons patentés de la farce. Ils se font giflés par le maître.
Ils se font désormais giflés par son laquais. La chute semble être sans fin.
[1]
https://x.com/ZelenskyyUa/status/2014451609598886110
[2]
https://x.com/PM_ViktorOrban/status/2014975633504276947

Les scenarios interprétés par le comédien Zelinski sont écrits par des plumes du think tank Council of Foreign Relations et par l'universitaire israélien Harari, chantre du transhumaniste et théoricien du forum de Davos.
RépondreSupprimerPeu importe , Zelinski est effectivement une marionette américaine, sioniste qui plus est, il est parfaitement à l'aise parmi les autres soi-disant dirigeants des pays occidentaux. Eux également sont des mercenaires en service dans l'empire américain.
Tenez bon les Yvans, le général Sherman brûla le Sud américain mais il ne brûlera pas la Russie. D'ailleurs les USA se consument d'eux-mêmes, à l'intérieur de leur frontière.
🔥❤️
Viktor Orban n'est pas un ami de la Russie et il joue un double jeu dangereux. Sa stratégie est celle de Trump : anti européen, pro israélien, et faisant croire qu'il veut la paix en Ukraine. Il faudra que Vladimir Poutine comprenne pour qui roule Orban.
RépondreSupprimerS'il avait mis des lunettes de soleil on aurait pu le prendre pour macron. Il y a vraiment une trop forte densité de laquais.
RépondreSupprimerUne nouvelle fois, Zelinski a agi en parfaite coordination avec son maître Trump
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